Passion du livre http://www.passiondulivre.com/ Les mises du site Passion du Livre. Nous avons la passion des livres et vous la faisons partager à travers leurs premières lignes, les présentations des éditeurs, les messages sonores et écrits des auteurs et une revue de presse littéraire. fr-fr (c) Passiondulivre.com 2006-2008 webmaster@passiondulivre.com webmaster@passiondulivre.com Notepad++,PHP,HuileDeCoude,Pprem,OlfSoftware http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 1440 Tue, 02 Dec 2008 05:56:17 +0000 Tue, 02 Dec 2008 05:56:17 +0000 Passion du livre http://www.passiondulivre.com/ascreen-passiondulivre.jpg http://www.passiondulivre.com/ (pics-1.1 "http://www.icra.org/pics/vocabularyv03/" l gen true for "http://passiondulivre.com" r (n 0 s 0 v 0 l 0 oa 0 ob 0 oc 0 od 0 oe 0 of 0 og 0 oh 0 c 0) gen true for "http://www.passiondulivre.com" r (n 0 s 0 v 0 l 0 oa 0 ob 0 oc 0 od 0 oe 0 of 0 og 0 oh 0 c 0)) Nanuq : les mille vies d'un Inuit http://www.passiondulivre.com/livre-62984-nanuq-les-mille-vies-d-un-inuit.htm#172408 Bonjour petite fille, je m'appelle Nanuq. Tu as mis un bel anorak rouge pour venir visiter les Inuits ! Tu les imaginais autrement, je parie ! Assieds-toi près de moi. Je vais te raconter ma vie, les mille vies où j'ai été baleine et phoque, ours polaire et chien de traîneau... Marie-Florence Ehret vit à Paris. Après des études de lettres et philosophie, de nombreux voyages à travers le monde et divers métiers, elle se consacre à l'écriture. On lui doit de nombreux ouvrages pour adultes mais aussi pour enfants. Elle participe à des ateliers d'écriture partout en France. Les sujets évoqués sont actuels et traités avec justesse. Après des études à l'école Emile Cohl de Lyon, Antoine Guilloppé a obtenu un diplômé de graphiste, puis s'est dirigé vers l'illustration. Il crée des logos et dessine pour la presse. Depuis 1999, il se consacre à l'illustration d'albums pour enfants. Il utilise diverses techniques : du pastel mais aussi des mises en page très graphiques en noir et blanc. Il habite actuellement près de Paris. Mon, 01 Dec 2008 00:12:01 GMT 172408 Nanuq : les mille vies d'un Inuit http://www.passiondulivre.com/livre-62984-nanuq-les-mille-vies-d-un-inuit.htm#172410 Bonjour petite fille, tu as mis un bel anorak rouge à la capuche bordée de fourrure pour venir visiter les Inuits ! Je m'appelle Nanuq. Mais oui, je suis un Inuit, un vrai. Tu m'imaginais autrement, je parie ! Tu as raison. Je n'ai pas toujours été le vieil ivrogne que tu vois... Assieds-toi près de moi, n'aie pas peur. Je vais te raconter... Mon, 01 Dec 2008 00:12:01 GMT 172410 Tu n'as pas de coeur ! http://www.passiondulivre.com/livre-62985-tu-n-as-pas-de-coeur.htm#172412 Tout le monde a un coeur. Les adultes et les enfants. L'artichaut et la laitue aussi. Tout le monde sauf Paul, qui ne veut pas prêter son ours. Le petit garçon s'apercevra que c'est en partageant que la vie prend toutes ses couleurs. François David a tout d'abord été professeur de lettres et de théâtre. Il partage aujourd'hui son temps entre l'écriture d'albums et de romans pour la jeunesse et la direction des éditions Motus. François David habite dans la Manche. Cécile Bonbon a travaillé de nombreuses fois pour la presse notamment pour Milan et Fleurus. Elle a illustré des livres aux éditions du Rouergue et Didier Jeunesse (Petit tour, Le Machin,...). Elle crée de nombreux personnages et poupées en tissu. Elle vit en Haute-Garonne. Mon, 01 Dec 2008 00:12:01 GMT 172412 Tu n'as pas de coeur ! http://www.passiondulivre.com/livre-62985-tu-n-as-pas-de-coeur.htm#172414 Ce soir, la maman de Paul lui demande de prêter son ours. Paul ne répond pas. Son père lui dit : - Tu as entendu, Paul ? Tu es grand, maintenant. Passe ton ours à ta soeur un moment. Mais Paul ne bouge pas. Mon, 01 Dec 2008 00:12:01 GMT 172414 Pénélope : un livre animé. Pénélope à Paris http://www.passiondulivre.com/livre-62986-penelope-un-livre-anime-penelope-a-paris.htm#172416 UN LIVRE ANIMÉ Pénélope visite Paris avec son oncle Enrico et ses deux cousines Giulia et Luisa. L'Opéra, le Sacré-Coeur, la tour Eiffel, Notre-Dame de Paris... Pénélope veut aller partout ! Et si on faisait une promenade en bateau sur la Seine ? Pénélope a plein de bonnes idées... Veux-tu l'aider ? C'est facile grâce aux tirettes magiques ! Ouvre vite le livre, la petite Pénélope a besoin de toi ! Mon, 01 Dec 2008 00:12:36 GMT 172416 Le tour de toi en écharpe http://www.passiondulivre.com/livre-62987-le-tour-de-toi-en-echarpe.htm#172417 «A plus que deux pas de la porte de mon appartement, là où normalement les raisons de m'arrêter, de ne plus respirer, de fermer les yeux, n'interviennent plus, plus à seulement deux pas d'une porte... et bien moi, je reste figée ! Je me rends compte, seulement maintenant, que je n'ai pas bien compris si j'ai été virée ou pas... on m'a juste dit de rentrer chez moi. Dans son odyssée ordinaire, Samia sublime le quotidien, l'observe avec incrédulité ou le guette dans l'ombre de sa propre timidité : patiemment mais résolument, elle noue les fils de sa trajectoire indécise, entre lignes de fuite et perspectives éblouissantes. Par touches fugitives comme pour ne pas heurter son héroïne, Nourdine Bara esquisse le portrait d'un personnage fragile, souvent drôle, attachant à force d'être humain. A partir d'anecdotes, de bribes de mémoire, d'instantanés de vie, il aborde la fragilité de l'âme humaine, les griffures de l'enfance, la difficulté du rapport à l'autre : ses "miettes" de vie croquées sur le vif sont autant d'échappées belles, d'images d'un monde aux saveurs douces-amères, plus proche à mesure qu'il se dérobe... Christophe Colrat Nourdine Bara est un jeune auteur montpelliérain, originaire de La Paillade Le tour de toi en écharpe d'abord porté au théâtre, est son premier roman publié. Mon, 01 Dec 2008 00:12:41 GMT 172417 Le tour de toi en écharpe http://www.passiondulivre.com/livre-62987-le-tour-de-toi-en-echarpe.htm#172419 Mes souvenirs tracent des traits droits Je me suis longtemps demandée, plus jeune, en regardant un peu trop ma règle sans doute, comment le tout premier trait droit avait pu être fait... D'abord, j'ai pensé qu'on avait taillé la première règle droite grâce à une eau calme, parce que très plate... C'est nul ! Les deux pieds dans un lac pour tailler un bout de bois au même plan que l'eau, ce n'est pas possible... ce serait ridicule surtout ! Je me suis ensuite dit que quelqu'un avait repéré le tronc d'arbre le plus droit, un tronc qui aurait fait référence, et vers lequel tout un tas de pèlerinages se seraient organisés dans le monde entier pour venir prendre la mesure du trait parfait ! Ou encore plein d'autres choses qui m'ont amené à imaginer, par exemple, une époque où les premiers architectes traçaient des traits sur des plans avec les tibias de leurs collègues ! J'étais vraiment trop conne ! Je raconte ça parce qu'aujourd'hui, à 31 ans, je crois que je viens de trouver une réponse à la question de l'enfant de huit ans que j'ai été... Mon, 01 Dec 2008 00:12:41 GMT 172419 Une voix dans le désert http://www.passiondulivre.com/livre-62995-une-voix-dans-le-desert.htm#172446 Edward Abbey (1927-1989), personnage emblématique et contestataire, est le plus célèbre des écrivains de l'Ouest américain. Le succès du Gang de la Clef à Molette, paru en 1975, a fait de lui une icône de la contre-culture et le pionnier d'une prise de conscience écologique aux États-Unis. À sa mort, il demanda à être enterré dans le désert. Aujourd'hui encore, personne ne sait où se trouve sa tombe. UN FOU ORDINAIRE "Au-delà du mur de la ville irréelle, au-delà des enceintes de sécurité coiffées de fil de fer barbelé et de tessons de bouteille, au-delà des périphériques d'asphalte à huit voies, au-delà des berges bétonnées de nos rivières temporairement barrées et mutilées, au-delà de la peste des mensonges qui empoisonnent l'atmosphère, il est un autre monde qui vous attend. C'est l'antique et authentique monde des déserts, des montagnes, des forêts, des îles, des rivages et des plaines. Allez-y. Vivez-y. Marchez doucement et sans bruit jusqu'en son coeur. Alors..." Ainsi parle Edward Abbey au début d'Un fou ordinaire. Tour à tour contestataire, contemplatif ou irrévérencieux, toujours profondément sincère, ce livre est la déclaration d'amour d'un des plus grands auteurs américains aux immensités sauvages de l'Ouest. Traduit de l'américain par Jacques Mailhos Mon, 01 Dec 2008 00:12:39 GMT 172446 Une voix dans le désert http://www.passiondulivre.com/livre-62995-une-voix-dans-le-desert.htm#172448 En marchant dans les montagnes du désert AVEC LES DEUX AMIS QUI M'ONT PRIS EN VOITURE à la descente de mon bus, nous nous enfonçons dans le désert sur une dizaine de miles. Nous avions prévu de pousser plus loin, trente miles, jusqu'à un lieu appelé Stone Tanks - les "réservoirs de pierre", premier point d'eau naturel sur notre chemin -, mais la piste de terre non balisée devient vague, puis difficile, et bientôt impossible. Si nous insistons, nous casserons la voiture, une berline de luxe basse sur roues, sous-motorisée, à boîte de vitesses molle, conçue pour les Autobahns européennes, pas pour le sable, la roche, les fourrés du désert de Sonora. Nous nous garons à l'ombre d'un cactus saguaro. La tâche noire projetée au sol fait vingt pieds de long sur un de large. Pas de quoi rafraîchir grand-chose. Mais le soleil de fin novembre est bas dans le ciel du Sud-Ouest et envoie plus de lumière que de chaleur. Nous sortons de la voiture et marchons sur les pentes de gravier en regardant les ombres noires dans les plis des montagnes. Ces monts se dressent à environ quatre miles de nous, mais dans la lumière vive et crue du désert ils semblent littéralement à portée de main, irradiant de la netteté contrefaite et de l'exagération théâtrale d'un décor de cinéma. Une simplicité fausse et surréelle. Urbains invétérés du Sud de la Californie, mes amis sont impressionnés par le silence. Ce silence, comme le décor, semble lui aussi surréel. Surjoué. Faux. Nous parlons de lui et le brisons dans un rayon d'une centaine de pieds. Mais dès que notre dis­cussion retombe, il revient, parfait, obsédant. Absurde. Au-delà de notre voisinage immédiat s'étend le voisinage plus vaste, vide de tout voisin humain : les premières habitations, une petite ville minière d'Arizona, se trouvent à cent miles à vol d'oiseau, vers l'est. Personne ne vit ici. Ou là-bas. Personne d'humain. Pas beaucoup d'eau : voilà le problème. Mais j'ai mon vieux sac à dos Kelty qui contient des cartes, un sac de couchage, de la nourriture pour dix jours, ma vieille cocotte noircie, des allumettes, ma cuillère en bois, de l'aspirine et du Démérol, un pull en laine, un poncho, quelques paires de chaussettes de rechange. Plus quelques autres petites choses : un bidon d'eau d'un gallon, plein. Mon harmonica, évidemment ; et le kit à venin du Dr Cutter : cela fait vingt ans que je le trimballe et j'ignore s'il est encore bon. Mon, 01 Dec 2008 00:12:39 GMT 172448 Das Kapital http://www.passiondulivre.com/livre-62996-das-kapital.htm#172450 Viken Berberian est né à Beyrouth et a grandi en Californie. Pendant plusieurs années, il a partagé son temps entre NewYork, Marseille et Paris où il s'est installé, suivant une tradition désormais perdue des écrivains américains. Après un accueil enthousiaste aux États-Unis, Das Kapital est son premier roman traduit en français. DAS KAPITAL Wayne est un trader de Wall Street obsédé par les profits qu'il doit dégager. Connecté en permanence sur les cours du monde, il tente de changer celui de l'Histoire pour augmenter ses gains : pariant sur les situations de crise et la misère humaine, il engage un mystérieux Corse afin de perpétrer des attentats. Exécutant sa mission, le Corse pose sans le savoir une bombe bien plus explosive sur le chemin de Wayne : Alix, une étudiante en architecture marseillaise qui fragilise à tout jamais les convictions du gérant de fonds. Situé entre New York et la France, Das Kapital est une plongée dans l'archétype du capitalisme financier, décrit avec justesse et un humour iconoclaste. C'est aussi une fable moderne où tenter de manipuler l'Histoire se retourne contre vous et où l'amour est plus puissant que tout l'argent du monde. Traduit de l'américain par Clam. Berberian est un écrivain obsédé par son temps... Sa satire se dresse au niveau de Don DeLillo et Chuck Palahniuk. SAN FRANCISCO CHRONICLE Mon, 01 Dec 2008 00:12:39 GMT 172450 Das Kapital http://www.passiondulivre.com/livre-62996-das-kapital.htm#172452 IL RÊVA QUE LE MONDE TOUCHAIT À SA FIN. Mais il savait que c'était un rêve et non un cauchemar. Il n'y avait aucun présage de fin chaotique, le ciel n'allait pas tomber. Il n'y avait ni hurlements ni sirènes. Il était assis devant un écran d'ordi­nateur, très zen, et regardait dégringoler les chiffres. L'ampleur de leur chute lui apprenait qu'il s'était produit quelque chose de terrible. Il n'avait pas besoin d'écouter les infos pour ça. Les chiffres disaient tout. Il s'enfonça davantage dans le sommeil, résigné à un vertige intérieur. Il roula dans son lit, un sourire oraculaire aux lèvres, comme s'il avait toujours su que ça finirait par arriver. Il éclata de rire en voyant les indices s'effondrer les uns à la suite des autres. Puis quelqu'un murmura à son oreille : "Chhhhhhh. Vends, Wayne, vends, ou tu seras anéanti. Chhhhhhh. Vends, Wayne, vends sans attendre." Il enfonça quelques touches, tel un pianiste jouant un lugubre prélude, une élégie de fin du monde dédiée à l'humanité. Un graphique ambré apparut dans le coin supérieur gauche de son écran, représentant la déflagration du coeur humain. Puis, sans prévenir, les chiffres cessèrent de choir. Une douleur déchirante traversa son corps assoupi. Quand il se réveilla, rien n'avait changé autour de lui depuis la veille. Mon, 01 Dec 2008 00:12:39 GMT 172452 Maurice Barraud : un peintre genevois revisité http://www.passiondulivre.com/livre-62998-maurice-barraud-un-peintre-genevois-revisite.htm#172461 Parmi les peintres suisses qui sont toujours restés au pays, Maurice Barraud a été celui qui a atteint la plus grande notoriété parmi ses contemporains genevois. À partir de 1914, année de sa première exposition chez le galeriste Max Moos, il est considéré comme un novateur et devient le chef de file d'un groupe de jeunes artistes, Le Falot. Sa peinture de chevalet, consacrée essentiellement à la femme, le propulse au sommet de la gloire en 1945, année où une importante rétrospective de quelque quatre cents oeuvres est organisée simultanément au Musée Rath et à la Galerie de l'Athénée. Artiste complet, il est£o»nu non seulement comme peintre mais aussi comme dessinateur, pastelliste, sculpteur, illustrateur de livres, peintre au mur et écrivain. On le surnomme le Matisse suisse pour son dessin fluide et précis, ses harmonies éclatantes et l'aisance de ses compositions, qui font de lui l'un des artistes les plus intéressants de la Suisse. Hélène de Martino, docteur es lettres de l'Université de Genève (2006), a passé de longues années de recherche sur la peinture de chevalet et la peinture murale de Maurice Barraud. Pour sa thèse, elle a entrepris le premier catalogue raisonné de l'oeuvre peint de cet artiste et travaille depuis près de dix ans à retrouver ses tableaux, dont elle a déjà recensé plus de neuf cents. Chantal Oederlin a fait des études de peinture et d'histoire de l'art à Georgetown University, Washington DC, USA et à Rome. Elle a été assistante au Musée d'Art et d'Histoire de Genève de 1977 à 1990. Elle seconde depuis 2004 Hélène de Martino dans ses recherches sur Maurice Barraud et a collaboré à la rédaction et à la mise en forme du présent ouvrage. Mon, 01 Dec 2008 00:12:46 GMT 172461 Maurice Barraud : un peintre genevois revisité http://www.passiondulivre.com/livre-62998-maurice-barraud-un-peintre-genevois-revisite.htm#172463 Extrait de l'avant-propos : Après des années de pérégrinations diplomatiques, les hasards de la vie m'ont amenée à m'établir dans le havre de Genève, ce qui m'a donné la possibilité d'entreprendre - bien que tardivement - des études d'histoire de l'art, et d'en apprécier chaque moment. Arrivée au choix d'un sujet de thèse, il m'a paru évident d'étudier un peintre qui avait fait partie de la vie artistique genevoise et suisse. C'était en même temps un très bon moyen de connaître à fond ce pays dont j'ai pris la nationalité. Maurice Barraud m'a sans doute aidée à n'être plus une étrangère à Genève car, grâce à lui, pour retrouver son oeuvre, j'ai parcouru la Suisse, admiré ses villes et ses monuments, visité ses musées et traversé ses verts et divers paysages. Le premier tableau qui m'a conquise était accroché, depuis une trentaine d'années, dans le salon d'une ancienne et belle maison genevoise. L'amie amateur de peinture qui l'habitait, Mme Denis van Berchem (Madeline), m'a traitée d'emblée avec affection et m'a considérablement aidée dans mon travail, débusquant dans son entourage autant de tableaux que possible pour enrichir mon catalogue. Son mari, ancien professeur à l'Université de Genève, s'intéressait aussi à ma thèse. Il se souvenait de Barraud. Tout a commencé là, et la «boule de neige» s'est mise à rouler... ; elle ne s'est pas encore arrêtée. Dès mes premières réflexions concernant le choix d'un sujet, il m'a paru étonnant qu'un peintre romand du calibre de Barraud n'ait pas suscité de recherches plus approfondies et surtout qu'aucun historien de l'art n'ait entrepris ce qui est l'instrument de travail primordial pour toute étude, à savoir le catalogue raisonné. Barraud était de surcroît un des rares artistes romands qui s'était distingué dans l'art de la peinture monumentale, jusque-là apanage des artistes de Suisse alémanique qui suivaient une longue tradition dans ce domaine. Aucune publication n'avait présenté l'ensemble de l'oeuvre mural. Il m'a semblé que cet artiste méritait que l'on comblât ces lacunes. Son oeuvre, important par sa qualité, sa variété, (huiles, pastels, dessins, gravures, illustrations de livres et même sculpture) constituait donc un large ensemble digne d'être revalorisé, mais son ampleur ne me laissait pas la possibilité d'en étudier la totalité et je me suis bornée à l'oeuvre peint dont j'ai entrepris le catalogue raisonné. Mon, 01 Dec 2008 00:12:46 GMT 172463 Or Ange, fruit de Maurice Barraud : essai http://www.passiondulivre.com/livre-62999-or-ange-fruit-de-maurice-barraud-essai.htm#172465 Un libraire passionné d'art et de littérature se lance sur les traces d'une belle inconnue et d'un peintre romand un peu oublié : Maurice Barraud. Recherchant la première, il trouve les livres du second et découvre peu à peu une oeuvre d'une richesse insoupçonnée. Ses investigations à travers les arcanes de la librairie ancienne croisent le chemin de bien étranges personnages, issus de mondes réels et oniriques - Notre enquêteur en est-il dupe ou entre­tient-il volontairement une certaine confusion en passant de l'un à l'autre comme s'il s'agissait de pays simplement voisins ? Il aurait sans doute répondu, au cours de cette double quête poétique initiatique, entre art de l'amour et amour de l'art, juste avoir entrouvert les portes de l'infini du désir. A vous d'y entrer... Yves Gindrat est né en 1959 à Lausanne où il tient commerce de livres rares et curieux du XXe siècle. Il s'est spécialisé dans le patrimoine littéraire et artistique romand, des imprimés aux oeuvres graphiques en passant par les manuscrits. OR ANGE, son coup d'essai et premier volet d'une trilogie en cours, est une tentative de mélange entre récit romanesque et bibliographie, deux genres à priori antinomiques ; y figure l'inventaire intégral des livres illustres de l'auteur-artiste suisse Maurice Barraud. Un nouveau genre nous est né : la biblio-fiction. Mon, 01 Dec 2008 00:12:46 GMT 172465 Or Ange, fruit de Maurice Barraud : essai http://www.passiondulivre.com/livre-62999-or-ange-fruit-de-maurice-barraud-essai.htm#172467 FRED Trouveriez-vous le premier bonheur du jour dans l'odeur de l'herbe fraîchement coupée et le chant des oiseaux, bien au chaud sous une couette de plumes, avec juste ce qu'il faut de joues découvertes pour que le froid y mordille avec appétit ? Vous garderiez alors les paupières closes le plus longtemps possible, en vue de retarder le délicat passage du repos au lever, jusqu'à ce que l'envie d'y voir plus clair vous ouvre enfin les yeux. Et si le doux gazouillis cédait bientôt place à l'humeur maussade des corneilles et aux cris acérés de mouettes amères ? Moi, rien ce matin-là ne semblait capable d'entamer ma bonne humeur, pas plus que le transit indécis des volatiles ne laissait de traces dans le bleu du ciel, d'une fragile teinte myosotis. C'est donc sans crainte qu'une fois assis, j'y projetai les bras pour m'étirer. Par la fenêtre, de l'autre côté du monde, je vis dans les plis du paysage des résidus de brume nocturne. Je pensai à ces petits cristaux que dépose le sommeil au coin du regard. Ces grains de lune évoquaient irrésistiblement le marchand de sable de mon enfance dont l'existence semblait ainsi justifiée, voire prouvée. Mon, 01 Dec 2008 00:12:46 GMT 172467 L île de Vénus http://www.passiondulivre.com/livre-63027-l-ile-de-venus.htm#172577 Il est très difficile de vivre à deux, sans s'aimer, sans se comprendre, sur une île déserte. C'est le sort de Roger, un grand savant, et de Florence, un beau mannequin, livrés à eux-mêmes au bout du monde. Par l'auteur du «Crayon» et de «Retour à Petersbourg», une comédie du couple confronté à des conditions extrêmes : l'amour, le narcissisme, la détestation, la solitude, le souvenir, l'espoir passés au filtre d'un humour permanent qui, traitant de la guerre des deux sexes, semble peut-être moins sévère avec le féminin qu'avec le masculin. Tue, 02 Dec 2008 00:12:45 GMT 172577 L île de Vénus http://www.passiondulivre.com/livre-63027-l-ile-de-venus.htm#172579 Une île déserte, comme chacun peut la voir dans ses rêves les plus naïfs. Ou réduite à quelques traits de peinture. Ou comme vous voudrez, vous qui lisez ou qui mettez en scène. Ah ! le bon temps du théâtre élisabéthain où l'on indiquait tout par des pancartes ! Qu'il revienne ! L'île n'est plus tout à fait déserte, puisque Roger l'habile depuis plusieurs années. La lumière est celle du jour finissant. Un chant d'oiseau rompt le silence. Tout ce qui se dit sur l'île a l'urgence et l'inexistence de ce que le vent emporte. Roger, vêtu de peaux de bête comme on peut imaginer qu'un naufragé est vêtu sur une île déserte (ou comme vous voudrez), mange ou ne mange pas près d'une table rustique, comme le sont les tables sur une île déserte. Tout à coup, une jeune femme, en robe d'été excentrique, arrive sur l'île et aperçoit Roger. FLORENCE - Il y a quelqu'un ! Nobody ? There is a man ? Monsieur ! Monsieur ! FLORENCE (très surpris et se cherchant lui-même) - Oui. Mais qu'est-ee que vous faites là ? FLORENCE - Pardonnez-moi. Je suis heureuse de vous trouver. ROGER - Mais d'où venez-vous ? FLORENCE - De la mer. J'ai dérivé. Puis-je téléphoner ? Tue, 02 Dec 2008 00:12:45 GMT 172579 Correspondance en Aquitaine : Mauriac, Arnaudin, Sand, Jammes, Saint Vincent de Paul, Gleyze, Rameau, Supervielle, Paulin... http://www.passiondulivre.com/livre-63028-correspondance-en-aquitaine-mauriac-arnaudin-sand-jammes-saint-vincent-de-paul-gleyze-rameau-supervielle-paulin.htm#172581 A chaque printemps landais correspond depuis sept ans un nouveau colloque. En 2008 la correspondance des écrivains de l'Aquitaine a été l'objet d'études et de mises au point. Les grands noms de la littérature nationale furent bien sût cités et analysés : François Mauriac, Francis Jammes, Pierre Benoit, Jules Supervielle, George Sand. Parallèlement des auteurs pas assez connus ou inconnus ont été tirés de l'ombre : Félix Arnaudin, Jean Rameau, l'abbé Foix, André-François Gleyse, Louisa Paulin. Des correspondances originales de nature historique ont soulevé des interrogations, celle de Saint Vincent de Paul, le landais au 1e siècle et celle de jeunes émigrés aux «Îles» au 18e siècle. Les auteurs des études que nous présentons, viennent d'horizon divers : universitaires, conservateur de bibliothèque, présidents de sociétés savantes, journaliste. Ils ont des méthodes d'analyses différentes, mais ils ont tous le goût de la recherche, le respect des textes et la passion de la littérature. La publication de ces documents et de ces travaux de recherche, est une nouvelle contribution à une meilleure connaissance de notre littérature en Aquitaine. Mon, 01 Dec 2008 00:12:49 GMT 172581 Le signe du... verso : farce en 2 actes http://www.passiondulivre.com/livre-63029-le-signe-du-verso-farce-en-2-actes.htm#172582 Encore des soucis pour le Baptiste et la Marie ! Leurs poules semblent atteintes d'une curieuse maladie, leur fille Nicole aurait peut-être «fait Pâques avant les Rameaux», ce qui ne saurait qu'alimenter les commérages, et le jeune menuisier qui doit leur aménager une chambre d'hôte ne cherche qu'à les exploiter. Encore faut-il ajouter à tout cela les inénarrables bourdes du pittoresque Jeantou, l'ouvrier agricole ! Mais que l'on se rassure : tout finit bien dans le dernier éclat de rire d'une longue série. Tue, 02 Dec 2008 00:12:43 GMT 172582 Le signe du... verso : farce en 2 actes http://www.passiondulivre.com/livre-63029-le-signe-du-verso-farce-en-2-actes.htm#172584 ACTE I Au lever de rideau, Marie essuie la vaisselle en marmonnant. Nicole lit un magazine dans un coin. La Marie - Allez, remue-toi ! Range-moi ces bols dans la souillarde. La Nicole - Oui. (Elle soupire, sort côté jardin en traînant les pieds et revient.) La Marie - Et chasse les mouches un peu, qu'on voit même plus le portrait de la Tour Eiffel sur le buffet ! La Nicole (nouveau soupir) - Oui. (Elle s'exécute et revient à son magazine.) La Marie - C'est pas tout de dire «oui, oui». Si tu te bouges pas plus que ça, on n'est pas près de s'en sortir avec les chambres d'hôte que ton père veut installer. On n'a rien sans rien, ma petite, au jour d'aujourd'hui ! La Nicole - Oui, oui, oui ! Oh là là ! Elle sort côté jardin. Silence, puis on frappe à la porte côté cour. La Marie - Oh ! bon sang ! Qui c'est que ça peut être à cette heure ? (Elle va voir.) Ah ! c'est vous ? Entrez que ! Entrée de Gustine et de Tonine. Tue, 02 Dec 2008 00:12:43 GMT 172584 Prendre l'enfant par la main http://www.passiondulivre.com/livre-63030-prendre-l-enfant-par-la-main.htm#172586 Les anges ont des visages d'enfants parce que les enfants sont des anges. Cette richesse, il ne faut pas la pervertir mais plutôt la préserver, l'entretenir et l'élever. Demain se prépare aujourd'hui. La volonté et la persévérance dessinent le contour de notre destin. Nous avons, tous, tout à y gagner. Lorsqu'un parent tient la main de l'enfant, il ne faut pas oublier que lui aussi tient celle de son parent et «l'oblige» à rester debout et à se battre. Récemment lors d'un tremblement de terre en Chine, une femme enceinte de huit mois, qui se trouvait sous les décombres, a miraculeusement survécu. Elle a expliqué avoir trouvé le courage de survivre en pensant à l'enfant qu'elle portait et que, pour lui, il fallait se défendre. Il est vrai qu'elle l'a sauvé. Mais c'est aussi son bébé qui lui a finalement permis de survivre. Qui tient la main de qui ? Comprendre votre enfant, c'est comprendre l'enfant que vous étiez. C'est comprendre l'enfant qui est en vous. Un enfant, c'est un trésor qu'on ignore. Si vous en doutez, demandez à une personne qui n'en a pas ou ne peut pas en avoir. Médecin Psychanalyste psychothérapeute, spécialisé dans l'anxio-dépression, le couple et l'enfant, Jacob Azeroual a écrit de nombreux articles de presse et intervient dans des émissions de radio et de télévision, ainsi que dans des conférences et des débats. Il est l'auteur de L'amour de soi commence par l'amour des autres (Editions Alphée, 2007), d'un recueil de pensées L'Échelle de Jacob et de cartes de poèmes et de réflexions philosophiques. Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172586 Prendre l'enfant par la main http://www.passiondulivre.com/livre-63030-prendre-l-enfant-par-la-main.htm#172588 Extrait de l'introduction : De même que la mode nous conditionne dans le choix des couleurs et du style de vêtements que nous portons, la culture imposée par les médias s'infiltre de manière évidente ou sournoise, et nous influence dans la vision du bien et du mal, de la réussite, de ce qu'il faut faire ou ne pas faire, de l'éducation des enfants, etc. Nous sommes sous l'emprise totale de cette atmosphère ambiante de normes dictées par ces médias. Si nous n'y prenons pas garde, nous risquons d'être les dupes du conte d'Andersen, Les Habits neufs de l'empereur. Les Habits neufs de l'empereur raconte l'histoire de deux tisserands malintentionnés qui ont réussi à faire croire au roi et à son entourage que le tissu qu'ils proposaient était magique et que seuls les sages pouvaient l'apercevoir. Le tissu en question n'existait pas en réalité. C'est ainsi que le roi se promenait tout nu dans les rues de la ville, accompagné par ses ministres qui vantaient l'élégance de son beau costume taillé dans ce tissu «exceptionnel». Jusqu 'à ce qu'un enfant non conditionné, en voyant le roi, s'écrie : «Le roi est nu ! Le roi est nu !» Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172588 Au coeur de l'espérance http://www.passiondulivre.com/livre-63031-au-coeur-de-l-esperance.htm#172590 Pour Anne-Marie Lionnet, tout s'est arrêté ce 9 janvier 1983, le jour où Isabelle Lionnet, sa fille de seize ans, a quitté ce monde après un long combat contre la maladie. Comment survivre à cette souffrance permanente ? Le départ de sa fille unique restera l'épreuve la plus terrible qu'elle ait eu à surmonter; elle ne sait pas encore, à cette époque, qu'Isabelle s'est réveillée dans un ailleurs... Mais plus tard, des faits insolites attirent son attention : des cadres tombent, des bruits étranges retentissent... Puis un jour, la main d'Anne-Marie se met à trembler pour écrire. Son coeur bat à vive allure. Totalement interloquée, elle prend un stylo. Lentement, la mine glisse sur la feuille blanche et elle découvre ainsi une lettre, un mot, puis une phrase : «Je suis là, maman ! Tu m'entends, je suis là, près de toi !» Depuis plus de vingt ans, Anne-Marie et Isabelle communiquent régulièrement, prouvant ainsi que derrière ce que nous appelons la mort, se cache la continuité de la vie. Au fil des années, les messages d'Isabelle deviennent de plus en plus précis, raffinés, pointus. Elle souhaite qu'ils soient tous publiés, car elle sait que celui qui les lira, trouvera indéniablement des clés pour avancer et progresser. Sa sagesse ainsi transmise place désormais incontestablement notre amie Isabelle dans le registre de Guide Universel. Elle sait qu'en chacun de nous, il y a un potentiel inexploité, une force, une foi qui ne demandent qu'à éclore. Isabelle a confiance en la vie, en nous. Elle trace un chemin de lumière pour tous ceux qui souhaitent s'ouvrir. Elle nous mène «Au Coeur de l'Espérance». Anne-Marie Lionnet donne régulièrement des conférences en France, en Belgique, en Suisse et au Canada. Elle a également participé à de nombreuses émissions de télévision et a écrit une dizaine d'ouvrages pour communiquer les messages d'amour et d'espoir que lui délivre sa fille depuis l'autre côté du voile. Celui-ci est le premier, réédité une nouvelle fois, car il introduit tous les autres. Mon, 01 Dec 2008 00:11:56 GMT 172590 Au coeur de l'espérance http://www.passiondulivre.com/livre-63031-au-coeur-de-l-esperance.htm#172592 Extrait de l'introduction : Qu'y a-t-il de plus magnifique que de mettre un bébé au monde ? De découvrir sa frimousse, ses bras potelés, ses traits angéliques ? Nous sommes en 1966, lorsque, pour la première fois, Anne-Marie serre sa petite Isabelle contre son coeur. Instantanément et surtout maternellement, elle comprend qu'entre elles deux commence une merveilleuse histoire d'amour. Cependant, nul n'a encore conscience de pressentir à quel point leur histoire sera particulière, qu'elle marquera un grand nombre de personnes... Voici, en quelques lignes, comment Anne-Marie et Isabelle se sont unies à jamais, car rien, ni personne ne les séparera. Anne-Marie est la plus heureuse des mamans. Chaque jour qui passe, elle remercie le ciel de lui avoir donné la grâce sublime d'être la mère de cette enfant qui se démarque par sa douceur, sa pureté et par l'attention qu'elle porte à son prochain. Aimée de tous, Isabelle est reconnue comme une enfant patiente, pleine de vie, mais excessivement sensible. Sa mère la protège en la préservant de certains faits-divers de l'actualité qui pourraient la perturber, l'inquiéter. Au fil du temps, jour après jour, saison après saison, Isabelle découvre les merveilles du monde avec beaucoup de fascination et surtout d'inter­rogations. Elle veut toujours en savoir plus... C'est à Anne-Marie qu'est donnée la respon­sabilité de son éveil à la vie, car elle est aussi son institutrice. Elles ne se quittent prati­quement jamais. Tout est sujet à de multiples questions : comment fonctionne notre planète, les pays, les saisons... ? Isabelle se pâme en découvrant la nature, les arbres, les animaux ; elle peut passer des heures à contempler un paysage, une marguerite... Plus cette petite boule hérissée de longs cheveux noirs grandit, plus elle devient attachante et captivante. Isabelle passe une adolescence formidable. Mon, 01 Dec 2008 00:11:56 GMT 172592 Le diable noir : biographie du général Alexandre Dumas, père de l'écrivain http://www.passiondulivre.com/livre-63032-le-diable-noir-biographie-du-general-alexandre-dumas-pere-de-l-ecrivain.htm#172594 Né esclave à Saint-Domingue des amours d'un fugitif normand, le marquis de La Pailleterie, et d'une «négresse», Césette, le magnifique Thomas-Alexandre devient général en chef de la Révolution sous le pseudonyme d'Alexandre Dumas. Droit sur ses étriers, sabre au clair, bravant les préjugés, assumant sa sensibilité, le général Dumas, jusqu'aux sommets enneigés des Alpes, va mener à la victoire ses soldats de l'an II et poursuivre dans le Nord, les Pyrénées, en Vendée, en Belgique, en Italie, au Tyrol, en Egypte, les adversaires de la jeune République, au nom d'une idée encore neuve : les droits de l'Homme. Mais pour l'ambitieux Bonaparte, qui lui voue une haine implacable, c'est un concurrent dangereux qu'il faut abattre à tout prix. Dans ces combats de géants qui inspireront ses plus célèbres pages au fils du général, l'écrivain Alexandre Dumas, le héros est soutenu par une femme d'exception et par l'amitié de trois intrépides et sympathiques compagnons - un Creusois, un Lyonnais, un Picard - qui pourraient bien être les modèles d'Athos, Porthos et Aramis. En étayant solidement cette biographie sur des documents d'archives inédits et exceptionnels, dont l'étonnant journal de captivité du général dans les geôles du roi de Naples, retranscrit en annexe, Claude Ribbe révèle enfin tous les mystères du Diable noir. L'histoire vraie de ce d'Artagnan américain, est plus époustouflante, plus romanesque encore, que tout ce que son fils a pu ou bien voulu nous en dire. Claude Ribbe, ancien élève de l'École normale supérieure, historien, philosophe, écrivain, auteur notamment d'une biographie, Le chevalier de Saint-George, et d'un pamphlet, Le Crime de Napoléon, se bat depuis longtemps pour rendre sa place au général Dumas. Mon, 01 Dec 2008 00:11:57 GMT 172594 Le diable noir : biographie du général Alexandre Dumas, père de l'écrivain http://www.passiondulivre.com/livre-63032-le-diable-noir-biographie-du-general-alexandre-dumas-pere-de-l-ecrivain.htm#172596 Extrait de l'avant-propos : Devançant le crépuscule du matin, le mardi 9 avril 1895, un Européen déjà âgé s'échappa précipitamment de l'élégante demeure où il se morfondait depuis huit jours que le steamer assurant la liaison maritime avec Port-au-Prince, le Rivière, l'avait débarqué sur le quai de Jérémie, à l'ouest d'Haïti. Le plus lestement qu'il put, l'impatient sexagénaire se hissa sur la fringante monture qu'un palefrenier autochtone tenait prudemment par la bride. Préférant faire cavalier seul, par coquetterie sans doute, il n'avait pas voulu emprunter comme son épouse l'élégante Victoria mise à leur disposition par le consul de France qui roulait derrière lui, soulevant un épais nuage de poussière. C'était un homme de théâtre alors fort célèbre en son pays, bien qu'aujourd'hui totalement oublié. Venant de prendre sa retraite de la Comédie-Française, Frédéric Febvre, le «grand Frédéric», la coqueluche du second Empire, réalisait enfin son rêve : visiter les Antilles. Parvenu sur la place de la cathédrale où il avait rendez-vous avec quelques amis, sa stupéfaction ne fut pas mince de constater que cinquante autres cavaliers l'attendaient. D'autant que pour finir de le surprendre, tous s'étaient découverts à son approche, silencieusement, respectueusement. Le vieil acteur, saisi d'une émotion plus vive encore que tout ce qu'il avait pu éprouver au cours d'une carrière pourtant longue, comprit que ce n'était pas lui qu'on saluait mais son dernier rôle. Cette fois, il incarnait une légende, encore vivante. C'était elle qui rattachait encore Haïti, l'ancienne colonie, à cette France qui lui suçait le sang depuis deux siècles. Un million d'hommes, de femmes et d'enfants, arrachés de l'Afrique, y avaient été transportés et y étaient morts d'épuisement pour que là-bas, chaque matin, d'insouciants Européens puissent simplement sucrer leur café. Les esclaves s'étaient révoltés et ils étaient devenus citoyens. Les Français étaient venus les asservir à nouveau. Les Haïtiens les avaient taillés en pièces et avaient proclamé l'indépendance. Quelques années plus tard, lassés des menaces de reconquête, ils avaient dû se résigner à payer une faramineuse rançon destinée à rembourser les anciens colons de la perte de leur cheptel humain. Mon, 01 Dec 2008 00:11:57 GMT 172596 Travail social et soin psychologique : des éducs, des psys, des juges, des sauvageons et leurs familles http://www.passiondulivre.com/livre-63033-travail-social-et-soin-psychologique-des-educs-des-psys-des-juges-des-sauvageons-et-leurs-familles.htm#172598 Même les jeunes les plus en souffrance et les plus engagés dans des comportements en rupture ou dans des conduites délinquantes ont des familles qui, généralement en retrait, sont culpabilisées par leur impuissance à intervenir, et disqualifiées dans leurs capacités parentales. Pour les mobiliser, il est souvent nécessaire que l'autorité judiciaire, par l'intermédiaire du juge des enfants, intervienne avec des mesures obligatoires, et qu'elles se sentent contraintes d'être aidées alors qu'elles ont souvent démissionné depuis longtemps. L'auteur rend compte d'une expérience de consultation familiale créée il y a plus de 25 ans dans le cadre de la Protection judiciaire de la jeunesse de Paris. Il présente des réflexions cliniques accompagnées de présentations de cas pour illustrer la pratique des «entretiens familio-systémiques» mis en oeuvre par l'équipe éducative transdisciplinaire, formée puis supervisée par Siegi Hirsch. Dans le contexte paradoxal d'interventions psycho-éducatives ordonnées par le juge, il s'agit de créer avec le ou les mineurs concernés, mais également avec leur famille, un climat de collaboration et de sécurité, qui pourra transformer progressivement l' «aide contrainte» en collaboration active dans la recherche de nouvelles solutions. En prenant le temps et la liberté de les expérimenter, les familles sont conduites à utiliser les forces émergentes de la crise qu'elles affrontent. Mobiliser les ressources, en déceler de nouvelles et réduire la souffrance de chacun, telle est la tâche difficile de l'équipe pluridisciplinaire, qui nécessite bien souvent de faire appel aux solidarités fraternelles et grands-parentales. Psychologue clinicien, Pierre Segond a exercé plusieurs années en centre d'observation, en prison et en consultation d'orientation éducative à la PJJ. Affecté au Laboratoire de recherche de Vaucresson (CNRS), il a participé à des actions de formation continue, et bénéficié de la formation à l'approche familiale dispensée par Siegi Hirsch, puis il a coanimé à ses côtés des groupes de formation de travailleurs sociaux et de magistrats pour enfants. En 1980, il a directement participé à la création de la Consultation familiale pour les problèmes de l'enfance et de l'adolescence de la Protection judiciaire de la jeunesse de Paris. Thérapeute familial, formateur et superviseur, il a contribué à la création de la première Association de thérapie familiale systémique française, puis à la SFTF qui lui a succédé et au Comité de lecture de la revue internationale Thérapie familiale. Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172598 Travail social et soin psychologique : des éducs, des psys, des juges, des sauvageons et leurs familles http://www.passiondulivre.com/livre-63033-travail-social-et-soin-psychologique-des-educs-des-psys-des-juges-des-sauvageons-et-leurs-familles.htm#172600 Extrait de l'avant-propos : Entretien avec Pierre Segond conduit par Jean-Claude Benoit Jean-Claude Benoit : Quel est l'apport - grosso modo - du thème systémique et familial proposé de façon exemplaire par Siegi Hirsch ? Pierre Second : La rencontre avec Hirsch et l'expérience institutionnelle développée au Foyer d'adolescents de Zandwijk remonte au début des années 1970. Cette rencontre intervenait à un moment où l'Éducation surveillée s'interrogeait sur ses méthodes, sur les réformes à apporter aux internats de rééducation et sur les évolutions du milieu ouvert et des petites structures d'hébergement de type foyer. Cela allait de pair avec une réflexion sur la formation initiale et continue des travailleurs sociaux, des magistrats pour enfants, etc. Quelles grilles de lectures adopter et quels modèles pédagogiques transmettre qui soient directement opérationnels sur le terrain ? La lecture systémique s'est révélée très pertinente pour décoder les enjeux du système d'intervention, les rôles et les responsabilités spécifiques de chacun et les articulations relationnelles nécessaires dans le champ de la justice des mineurs. Quant à la dimension familiale, elle était prise en compte mais de façon assez négative le plus souvent, ou tout simplement ignorée. L'apport de Hirsch a été essentiel pour requalifier la famille et l'appréhender comme une ressource avec laquelle on devait s'allier en complémentarité, plutôt que de s'épuiser dans des escalades symétriques stériles. Tout changement éducatif auprès d'un jeune risquait la plupart du temps d'être éphémère s'il ne s'accompagnait pas d'un travail concomitant avec l'ensemble de sa famille. C'est à la suite de ces réflexions et d'une expérimentation de ces nouveaux modèles dans le cadre de la formation continue au Centre de formation et de recherche de Vaucresson que fut décidée la création de la Consultation familiale de Paris, comme un établissement d'expérimentation et d'application. Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172600 La médecine d'urgence : vers de nouvelles formes de travail médical http://www.passiondulivre.com/livre-63034-la-medecine-d-urgence-vers-de-nouvelles-formes-de-travail-medical.htm#172602 Victimes d'engorgement chronique, soumis à un accroissement de l'activité à l'occasion de la fête de la musique ou d'une variation climatique, aux premières loges pour dénoncer l'injustice que subissent clandestins, vieillards et SDF, les services d'urgence délivrent une image singulière de la médecine hospitalière et de ses praticiens. Alors que ces services avaient été créés pour accueillir des pathologies aiguës et graves, une très faible minorité des situations qu'ils traitent répondent à cette définition. Il s'y accumule en fait les patients exclus de la médecine hospitalière de spécialité censée être rentable économiquement, c'est-à-dire ceux qui souffrent d'une intrication de problèmes sanitaires, sociaux, voire psychologiques et juridiques : anciens «beaux malades» devenus grabataires, malades atteints de multiples pathologies, personnes âgées, auteurs et victimes de violence, suicidants, SDF, clandestins, etc. Dans cet ouvrage, François Danet décrit la façon dont les urgentistes - le plus souvent généralistes - inventent de nouvelles façons de travailler à l'hôpital, en tentant d'accueillir sans discrimination tous ceux qui se présentent dans leurs services, de prodiguer des soins de qualité, et d'être reconnus par une médecine de spécialité qui leur est souvent hostile. Psychiatre et médecin légiste, François Danet est chercheur en psychologie au laboratoire Santé-Individu-Société de l'université Lumière-Lyon 2. Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172602 La médecine d'urgence : vers de nouvelles formes de travail médical http://www.passiondulivre.com/livre-63034-la-medecine-d-urgence-vers-de-nouvelles-formes-de-travail-medical.htm#172604 Extrait de l'introduction : Victimes d'engorgement chronique ; soumis à un accroissement de l'activité à l'occasion de la fête de la Musique ou d'une variation climatique ; aux premières loges pour dénoncer l'injus­tice que subissent clandestins, vieillards et SDF ; les services d'urgence donnent une image singulière et apparemment nouvelle de la médecine hospitalière et de ses praticiens, alors que la série Urgences rencontre depuis 1995 un succès populaire inégalé, en France comme aux Etats-Unis. Ces services sont d'apparition récente, puisque les premiers ont été construits au début des années 1960 dans le but de réguler l'accès à l'hôpital des patients qui arrivaient de façon imprévue et sans «conditionnement médical» satisfaisant dans les services hospitaliers, en particulier après un accident de la route ou un malaise cardiaque. Aujourd'hui, plusieurs constatations s'imposent pour qui observe les services d'urgence : alors qu'ils avaient été initialement créés pour accueillir des pathologies aiguës et graves, seulement 2 % des situations cliniques que ces services accueillent répondent à cette définition (Baubeau et Carrasco, 2003 ; Carrasco et Baubeau, 2003 ; Carrasco, 2006). Les services d'urgence sont devenus progressivement le recours d'un nombre important de situations non réellement médicales ou urgentes au sens où l'entendaient les médecins, administratifs et politiques. Par l'accroissement d'activités hétérogènes où coexistent 1 à 2 % d'«urgences vitales» et l'accueil d'usagers dont la définition reste à cerner, les urgences sont de Plus en plus considérées par les services spécialisés d'aval comme menaçantes pour l'équilibre de l'hôpital, ce d'autant que les praticiens - le plus souvent généralistes - de l'urgence ne sont pas issus de la même formation sélective que les spécia­listes de ces services. Bien que la médecine d'urgence se soit progressivement installée au sein des hôpitaux depuis plusieurs décennies, ce n'est que depuis le milieu des années 1990 que le vocable «urgentiste» a été créé, évoquant de façon positive leur bravoure pionnière et de façon négative leur absence d'ap­partenance à une filière de formation reconnue comme telle par l'université. Après une vague de titularisations réclamée par les médecins des services d'urgence, l'année 2004 a été celle de l'adoubement de la médecine générale au grade de spécialité, et de la création d'un DESC de médecine d'urgence, tant attendu par les urgentistes, car il signe une étape importante dans la construction de cette discipline. Pourtant, les étudiants en méde­cine fuient chaque année plus encore la médecine générale qu'avant 2004, et les contours de ce que sont l'urgence, le métier et l'identité professionnelle des urgentistes pâtissent d'un flou qui grève les réponses aux questions de l'enseignement, de l'identification d'un corps enseignant adapté, et d'un encadrement spécialisé pour la formation initiale et continue des urgentistes. Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172604 Les messages cachés de Harry Potter http://www.passiondulivre.com/livre-63035-les-messages-caches-de-harry-potter.htm#172606 Ces «messages cachés» nous entraînent au coeur de l'univers magique du jeune Harry Potter, celui qui fascine encore et toujours des millions de lecteurs puis de spectateurs partout dans le monde. Comme un photographe passionné change d'objectif, de cadrage, d'éclairage pour mieux révéler ce qu'il aime, l'auteur braque ici son regard curieux sur les aventures du magicien rebelle... Outre la biographie de J.K. Rowling, l'ouvrage aborde et développe tous les thèmes de la saga et en dévoile les mystères. Derrière les créatures féeriques, les elfes, les trolls, les centaures, les sorts et les magiciens se «cache» une oeuvre d'une grande portée politique, révoltée et émancipatrice, où religion, sexualité, racisme et différences sociales sont subtilement évoqués. Rien n'échappe à l'analyse minutieuse de l'auteur qui fait de ce livre l'ouvrage le plus complet sur le sujet. Tous les fans trouveront dans ces pages tout ce qu'ils ont toujours voulu savoir sur Harry, Ron, Hermione, Hagrid, Dumbledore, Severus et les autres ! Méziane Hammadi est diplômé en Histoire. Il est l'auteur de deux livres sur Renaud et d'ouvrages sur Tracy Chapman et Francis Cabrel. L'auteur nous montre combien Harry Potter est à la fois le dernier héros littéraire du XXe siècle et le premier du XXIe. Mon, 01 Dec 2008 00:11:57 GMT 172606 Les messages cachés de Harry Potter http://www.passiondulivre.com/livre-63035-les-messages-caches-de-harry-potter.htm#172608 Extrait de l'avant-propos : Do You Believe in Magic ? ON arrive au monde, innocent et sans péché. Mais on subit de plein fouet les injustices, la plus terrible étant celle de perdre ses parents. Harry Potter est de ceux-là. Comme nombre de héros mythiques avant lui, de Moïse à Œdipe, il est orphelin. Dans la littérature populaire et la bande dessinée, les exemples abondent, l'imagination des auteurs affranchissant leurs héros de leur ascendance. En perdant leurs parents, c'est comme si ces derniers naissaient une seconde fois... une naissance plus douloureuse et lourde d'incertitudes. Une façon de rendre les personnages libres, et de les amener vers une autre route, pleine de promesses. Chaque enfant s'est un jour demandé s'il n'était pas promis à un destin particulier, sans la tutelle de parents qui l'empêchent de faire ce qu'il veut. Ainsi, si l'on plaint souvent Harry pour la douloureuse perte de ses parents, il faut dire qu'on l'envie par moments... Mon, 01 Dec 2008 00:11:57 GMT 172608 Respirer l'éther du monde http://www.passiondulivre.com/livre-63036-respirer-l-ether-du-monde.htm#172610 «Je veux moi aussi naître au coeur du présent, devenir son calice, respirer l'éther du monde, dilater ma conscience dans l'espace et le temps avec la ferveur du dépossédé.» Avant de refermer le grand livre, Myriam, une ancienne soignante, laisse émerger quelques scènes marquantes de son existence. Grâce à ses qualités de coeur et à sa vision dépouillée, leur sens profond et la richesse de leurs enseignements se révèlent à elle au fur et à mesure, comme une invitation à poser un regard conscient, pacifié et essentiel sur nous-mêmes, les autres et le monde. Construit comme une succession de nouvelles courtes, cet ouvrage laisse progressivement apparaître le fil rouge de la dimension initiatique présente dans tout chemin de vie. Ce voyage poétique autour de l'expérience humaine est une invitation à retrouver l'espoir et la réconciliation à travers un album de vie revisité en ultime partage. Chacun peut y reconnaître une ou plusieurs de ses expériences vécues et y trouver une façon de la partager, un soutien ou un réconfort qu'il n'avait pas encore mis en lumière. Michelle Duvivier-Marciano est psychologue clinicienne et hypnothérapeute. Elle est impliquée depuis une quinzaine d'années dans l'accompagnement psychologique et la formation d'équipes médicales et paramédicales. Elle s'intéresse par ailleurs à la recherche en neurosciences et aux soins traditionnels, et coanime des séminaires d'énergétique au sein desquels elle propose une démarche concrète pour un développement. Mon, 01 Dec 2008 00:11:57 GMT 172610 Respirer l'éther du monde http://www.passiondulivre.com/livre-63036-respirer-l-ether-du-monde.htm#172612 On voudrait être un baume versé sur tant de plaies Etty Hillesum, Une vie bouleversée Je vais bientôt quitter ce monde. Je le sais. Je le sens. Mon corps va bientôt expérimenter la raideur, la froideur de la chair désertée. Il deviendra semblable à tous ceux que j'ai assistés, lavés, habillés avant de les présenter sous leur meilleur jour aux familles endeuillées... Cette fois, la famille, ce sera la mienne... À tour de rôle viendront se recueillir, méditer, prier, se souvenir ceux qui m'ont aimée, ceux que j'ai aimés... Et peut-être d'autres encore... Ils approcheront le mystère avec tendresse, amour, interrogation ou effroi... Certains évoqueront notre relation passée dans un dialogue imaginaire à voix hautes intériorisées... D'autres, ou les mêmes, se désoleront de la désaffection énigmatique de mon souffle vital. Ils ressen­tiront l'absence, le manque, l'abandon et pleureront sur l'injustice de ma disparition et la disgrâce qu'elle leur inflige... Puis, quelques-uns éprouveront le besoin de se tourner vers un soignant dans l'espoir d'un regard compréhensif, d'une parole récon­fortante... Combien de fois ai-je répondu présente à ces familles effondrées, à ces proches en souffrance ! C'était la moindre des choses. Cela faisait partie du métier. Accompagner ne pouvait se concevoir au singulier dans ma conception des soins. Mon, 01 Dec 2008 00:11:57 GMT 172612 La Lettre de l'enfance et de l'adolescence, n° 73. Un enfant est handicapé http://www.passiondulivre.com/livre-63037-la-lettre-de-l-enfance-et-de-l-adolescence-n-73-un-enfant-est-handicape.htm#172614 Déficient, polyhandicapé, TDAH, dysphasique, dyspraxique... autant de termes qui, aujourd'hui, caractérisent l'enfant handicapé. Comme si la perception du handicap était, elle aussi, prise dans une lecture moderniste, voire modernisée, en lien avec le progrès technique ou l'évolution des pratiques professionnelles. Cette nouvelle vision nous conduit-elle à une représentation différente de l'enfant handicapé ? Qu'en est-il fondamentalement de notre conception du handicap et de son inscription dans la dynamique psychique du sujet désirant ? Comment les rénovations de la CIH (classification internationale du fonctionnement du handicap et de la santé), des lois relatives à l'action médico-sociales ou de la politique de compensation nous aident-elles à penser en perspective l'enfant face à son handicap ? Qu'en est-il du symptôme et de ses avatars ? 3/2008 Coordination : ANNE BOISSEL - BRUNO DESWAENE Ont participé à ce numéro : CATHERINE BARRAL - AKIM BOUDAOUD - ANNE CASTELBOU - BRIGITTE DEFONTAINE - NICOLE DIEDERICH - JEAN-PIERRE DRAPIER - OLIVIER GRIM - CECILE HERROU - MARTINE MENES - PASCALE MIGNON - DANIELLE MOYSE - DIDIER OUEDRAOGO - PASCAL OURGHANLIAN - FRANCOISE PETITOT - MICHELE POUYET - ALAIN REY - DENIS VAGINAY Mon, 01 Dec 2008 00:11:55 GMT 172614 La Lettre de l'enfance et de l'adolescence, n° 73. Un enfant est handicapé http://www.passiondulivre.com/livre-63037-la-lettre-de-l-enfance-et-de-l-adolescence-n-73-un-enfant-est-handicape.htm#172616 Extrait de l'éditorial de Françoise Petitot : «La souffrance mal-traitée» ? Début août dernier, en plein coeur de l'été, la presse fait état d'un rapport qui aurait été remis à l'ONED sur «ces jeunes dont les services sociaux ne savent plus quoi faire». Tous les services s'occupant d'adolescents en difficulté connaissent ces jeunes qu'ils appellent entre eux les «incasables» ou les «patates chaudes», ceux pour qui les services ne trouvent pas de solution, qu'ils se renvoient considé­rant qu'ils n'ont pas les moyens de s'en occuper. On se promet donc de lire dès la rentrée ce rapport. Étonnement en septembre : il n'est trouvable, ni sur le site de l'ONED, ni sur celui du Cedias, organisme auquel appartient Jean-Yves Barreyre, sociologue, qui a dirigé cette enquête. Force est alors de se contenter du résumé du projet soumis par le Cedias en réponse à l'appel d'offres de l'ONED et des deux articles parus dans la presse. Selon eux, ce rapport propose une analyse de ce qui a amené ces jeunes en grande difficulté à devenir pour les intervenants ces «incasables» à partir de l'étude non seulement des parcours de vie de ces jeunes mais aussi de leurs parcours institutionnels. Ne pas se contenter de recenser les traumatismes, les situations familiales délabrées, les «plaies restées à vif» maintes fois ressassées de ces jeunes, de parler des «sauvageons» produits par l'immigration, les cités, le chômage, et s'interroger sur nos dispositifs, nos pratiques, voire nos carences institutionnelles, voilà qui nous sortirait d'un constat d'impuissance et de défaitisme fataliste face à ceux qui résistent à nos soins et dont nous tendons à penser bien souvent que seule la répression pourrait venir à bout. Il nous serait donc bien utile de pouvoir analyser les erreurs, les dysfonctionnements mais aussi les insuffisances des dispositifs, en ces temps où la nouvelle loi de Protection de l'enfance incite à mettre en place de nouveaux dispositifs et à créer des réseaux. En effet, les difficultés de la plupart de ces «incasables» ont été détectées très tôt. Ils ont fait l'objet de nombreuses mesures de protection, de soin, de placements, souvent marquées par l'échec. Certes ces «échecs» sont liés à la difficulté de traiter ces situations extrêmement complexes mais aussi, semble souligner le rapport, à la difficulté de mettre en place des réponses globales, à articuler ces différents types de prise en charge. Le rapport conclurait à une «souffrance maltraitée», insuffisamment prise en compte dès le début par les professionnels. À entendre les intervenants lors des supervisions et des groupes d'analyse de la pratique que nombre d'entre nous conduisent, on est saisi de constater les «ruptures» transférentielles auxquelles sont confrontés enfants et parents. Mon, 01 Dec 2008 00:11:55 GMT 172616 Enfances et psy, n° 39. Le secret http://www.passiondulivre.com/livre-63038-enfances-et-psy-n-39-le-secret.htm#172618 Le secret est aussi vieux que l'humanité. Sur le versant de l'intime, le secret est fondateur de la pensée ; il occupe une place particulière dans le développement de l'enfant : pas d'enfance sans secret. Mais parfois, de certains secrets, l'enfant est exclu... On lui cache... Il en est ainsi de certains secrets de familles ou de secrets des origines... Dans la pratique, les législations évoluent et amènent les équipes pluridisciplinaires à des remaniements de fonctionnement autour des secrets : secret médical, secret professionnel, du psychothérapeute, secret de l'instruction ou bien encore secret partagé. Est-il nécessaire de garder un secret ou au contraire de l'éventer ? Que taire ? Que dire ? Que transmettre ? Ces interrogations seront développées sur les plans théoriques et pratiques. Coordination : PHILIPPE DUVERGER - DIDIER LAURU Ont participé à ce numéro : N. ALI HAMED - FRANCOIS ANSERMET - CAROLE CATRY - NELLY CHATELLE - EMMANUEL DE BECKER - BRUNE DE BERAIL - JEAN-PAUL DOMMERGUES - MURIEL EGLIN - GINETTE FRANCEQUIN - MARC GERMOND - PHILIPPE GRIMBERT - FAROUDJA HOCINI - PATRICE HUERRE - CAROL JONAS - MONIQUE LAURET - JEAN-LOUIS LE RUN - ANTOINE LEBLANC - PIERRE LEVY-SOUSSAN - DANIEL MARCELLI - CLAUDIA MEJIA QUIJANO - SYLVAIN MISSONNIER - GUILLAUME MONOD - VALERIE NAVARRO - CATHERINE POTEL - MARTA SERAFIM - SARAH TESSARECH - SERGE TISSERON - NADINE VASSEUR - Mon, 01 Dec 2008 00:11:54 GMT 172618 Enfances et psy, n° 39. Le secret http://www.passiondulivre.com/livre-63038-enfances-et-psy-n-39-le-secret.htm#172620 Extrait de l'éditorial de Jean-Louis Le Run : Malaise dans le champ de l'enfance Parce que les enfants, comme les vieillards, dépendent des adultes pour survivre et se faire entendre, l'avancement d'une société se mesure aussi à la façon dont elle les traite, les considère et s'organise pour assurer leur éducation à travers ses institutions. Celles-ci sont autant d'organisations, supplantant les rituels d'autrefois, dont se dote une société pour permettre aux enfants de devenir des adultes capables de vivre en société, de s'y épanouir et de la renouveler. La famille est la première des institutions. D'autres sont nées de la volonté de seconder les parents, de former des citoyens, de transmettre des savoirs, ou encore de soutenir la natalité, de protéger les enfants de toutes sortes de difficultés, de soigner les maladies : école, services sociaux, lieux d'accueil, d'écoute et d'accompagnement, services de soins. Elles sont nées également de la volonté d'accorder une place spécifique à l'enfance délimitant de nouveaux champs : justice des mineurs, pédiatrie, pédopsychiatrie etc. Aujourd'hui, ces institutions sont accusées de ne pas remplir suffisamment leurs missions, frappées par la chute démographique de leurs acteurs, la crise des vocations, les restrictions économiques, sommées de faire la preuve de leur efficacité, de faire mieux pour moins cher, gangrenées par un envahissement administratif au détriment de leurs tâches premières, bousculées dans leurs modèles théoriques de référence, elles semblent bien traverser une période de doute et de remise en cause. Mon, 01 Dec 2008 00:11:54 GMT 172620 Essaim, n° 21. L'erre de la métaphore http://www.passiondulivre.com/livre-63039-essaim-n-21-l-erre-de-la-metaphore.htm#172622 La dimension topologique traverse tout l'enseignement de Lacan. Ce numéro présente les grandes étapes de cette référence et interroge son statut au regard des notions de modèle, de métaphore et de réel. Il déplie quelques uns des enjeux de la topologie pour la psychanalyse et sa transmission. Le symptôme est l'un de ces enjeux. Ont participé à ce numéro : CARINA BASUALDO - FERNAND CAMBON - YANN DIENER - JACQUES LACAN - MARIE-CLAUDE LAMBOTTE - EDUARDO MAHIEU - RENE MAJOR - SEVERINE MATHELIN - SOPHIE MENDELSOHN - BERTRAND OGILVIE - ERIK PORGE - PHILIPPE PORRET - RENATE SACHSE - MARIE-JEAN SAURET - DOMINIQUE SIMONNEY - JEAN-LOUIS SOUS - JEAN-MICHEL VAPPEREAU - SIMONE WIENER - Tue, 02 Dec 2008 00:12:59 GMT 172622 Essaim, n° 21. L'erre de la métaphore http://www.passiondulivre.com/livre-63039-essaim-n-21-l-erre-de-la-metaphore.htm#172624 Extrait de l'éditorial : En fondant Essaim, au printemps 1998, nous étions partis de l'hypothèse suivante : «Malgré la dispersion actuelle, il y a une communauté analytique issue de l'enseignement de Lacan ; cette dispersion n'est, en effet, pas nécessairement due à des scissions comparables à celles qui ont marqué l'histoire du mouvement analytique. C'est à cette communauté, et au-delà, que s'adresse cette revue qui n'est rattachée à aucune institution analytique existante ou à venir. Nous ne prétendons pas, par là, résoudre la dispersion mais plutôt l'interroger. Celle-ci pourrait-elle être la réponse de la communauté lacanienne à l'impossible du groupe analytique, réponse qui aurait maintenant à s'articuler en tant que telle dans le mouvement lacanien 1 ?» En 2008, qu'en est-il de cette hypothèse ? Essaim a-t-il contribué à la confirmer ? À l'infirmer ? À la poser comme indécidable ? Malgré les thèmes abordés au fil des numéros et la qualité des articles proposés, bien des questions demeurent. Cette dispersion n'a pas produit chez les psychanalystes un mouvement d'interrogation publique et argumentée quant à sa signification. Depuis la création d'Essaim, nombre de revues de psychanalyse ont vu le jour, manifestant un esprit d'ouverture et une incontestable vitalité. Cependant, affirmations et prises de position se multiplient dans une certaine cacophonie, sans que l'on sache ce qui relève d'enjeux décisifs. Au-delà des affrontements particuliers, les conditions d'un débat général sur l'existence d'un champ lacanien ne sont pas réunies. Essaim a-t-il posé les termes du débat avec suffisamment de clarté et d'arguments ? Peut-être pas et sans doute devrons-nous cerner plus préci­sément les lignes de fracture existant aujourd'hui dans la psychanalyse, pour ceux qui se réclament de l'enseignement de Lacan. En quoi et comment ces lignes de fracture se relient-elles à cet enseignement ? Sont-elles attribuables à des lacunes ou des contradictions de celui-ci ? Les psychanalystes en sont-ils responsables, que ce soit en développant de façon excessive des points de vue partiels, en ignorant un pan entier de l'ensei­gnement de Lacan, en mésinterprétant certaines données, en faisant des amalgames abusifs avec d'autres auteurs ou bien encore en s'attachant au sens plutôt qu'à la lettre ?... Tue, 02 Dec 2008 00:12:59 GMT 172624 Ma femme s'appelle Carla : un an de textos présidentiels http://www.passiondulivre.com/livre-63040-ma-femme-s-appelle-carla-un-an-de-textos-presidentiels.htm#172627 Un divorce, un mariage et une crise financière plus tard, le mari de la première dame de France continue de se démener pour inspirer les dessinateurs. Peligne nous résume la seconde année de l'ère Sarkozy à travers les dessins qu'il a publiés dans la presse alimentant ainsi un peu plus la Très Grande Sarkothèque. Un résumé de l'actualité 2008, en 70 dessins, avec comme personnage central Nicolas Sarkozy, par un des dessinateurs les plus talentueux du moment. Trois thèmes seront proposés, plutôt qu'une chronologie annuelle. mes amis. mes amours. mes emmerdes Mon, 01 Dec 2008 00:11:58 GMT 172627 Quoi qu'on en dise : histoire de quartier du Petit Bard http://www.passiondulivre.com/livre-63041-quoi-qu-on-en-dise-histoire-de-quartier-du-petit-bard.htm#172630 Extrait du préambule : A la veille d'une opération de rénovation urbaine Le diagnostic social réalisé en 2006 par le GIE Sud Habitat assène ses coups : 5 000 habitants avec une surpopulation de 20 à 25% dans les appartements, 48% de chômage, 38% de familles percevant les minima sociaux ; 40% de jeunes de moins de vingt ans, 54% de non diplômés chez les plus de 15 ans. Les chiffres donnent à voir un quartier qui cumule tous les handicaps aux yeux des experts : paupérisation, absence de mixité sociale... Le diagnostic urbain n'est pas plus joyeux : voieries sans issues, immeubles faisant l'effet de barrières, absence d'aires de jeux et d'espaces publics, qui contribuent à l'enclavement du territoire et à sa fermeture sur lui-même. Enfin, le diagnostic habitat achève de dresser un paysage de désolation : mauvaise gestion financière de la copropriété, logements sur-occupés et trop petits, mauvais état du bâti. Une copropriété à la dérive, repliée sur elle-même avec une population à forte tendance «communautaire». Telle pourrait être la synthèse de l'état des lieux effectué à la veille de l'opération de rénovation. À partir de là, les enjeux de la réhabilitation s'inscrivent en tous points dans les logiques nationales de la requalification urbaine : il s'agit d'une part de réaliser la mixité fonctionnelle et résidentielle du quartier, d'autre part de fondre le quartier au reste de la cité. Bref, ne plus en faire un quartier d'immigrés. Mon, 01 Dec 2008 00:11:40 GMT 172630 Descartes et la philosophie morale http://www.passiondulivre.com/livre-63042-descartes-et-la-philosophie-morale.htm#172632 On dit que Descartes réfléchissait sans cesse aux questions morales. Pourtant, entre la «morale par provision» de 1637 et l'évocation, dix ans plus tard, d'une «plus haute et plus parfaite morale», «dernier degré de la sagesse», son oeuvre en la matière paraît discrète : dix pages du Discours de la Méthode, un tiers des Passions de l'âme, une quinzaine de lettres de 1645-1647 forment l'essentiel des textes en notre possession. Cette discrétion n'est en rien un défaut. Ce livre s'est donné pour tâche de l'expliquer en s'intéressant au statut cartésien de la connaissance morale et à ses principes : conditions du libre arbitre, «usage des passions», nature de l'amour, ressorts de la «vraie générosité», réalité d'une loi morale, regard à porter sur l'ordre du monde. Jusque dans les discussions ici poursuivies sur la «morale parfaite» et sur l'humanisme, comme dans la comparaison avec Montaigne, Spinoza ou Kant, la pensée cartésienne apparaît au plus haut point responsable d'elle-même, c'est-à-dire consciente des limites à donner à une philosophie morale qui soit à la fois supérieurement exacte et authentiquement utile. Denis Kambouchner, professeur à l'Université Paris-I, a consacré ses principaux travaux à l'auteur des Méditations Métaphysiques. Il dirige, avec Jean-Marie Beussade, la nouvelle édition des Œuvres complètes de Descartes à paraître chez Gallimard. Mon, 01 Dec 2008 00:11:56 GMT 172632 Descartes et la philosophie morale http://www.passiondulivre.com/livre-63042-descartes-et-la-philosophie-morale.htm#172634 Extrait de l'introduction : Ce livre constitue le premier volet d'un diptyque dont le second volet aura pour titre : Descartes et la philosophie de l'esprit. Chacun autour d'un thème central, ces deux volumes se proposent de définir les équilibres constitutifs de la pensée cartésienne, autrement dit son régime propre, et d'apprécier ses formules et ses réalisations au regard d'enjeux qui pour partie appartiennent à l'histoire, mais pour partie sont restés ou redevenus constitutifs de notre horizon intellectuel. Le présent volume a donc pour objet central ce qu'on appelle la morale de Descartes. Ni dans son ensemble ni dans ses parties, il n'offrira pourtant un exposé de type monogra­phique. Seuls, au demeurant, quelques-uns de ses chapitres s installeront de manière quasi exclusive dans l'ordre des questions qu'on désigne comme «morales». Les autres, surtout les premiers et les derniers de la série, n'aborderont ces questions morales qu'en relation avec d'autres parties de la philosophie cartésienne, à savoir bien sûr la métaphysique, mais aussi - pour nous en tenir ici aux plus notoires et orga­niques - la physique (en tant qu'elle englobe la connaissance de l'animal et de l'homme) et la réflexion sur la méthode. Cette communication des registres s'imposait, et elle doit être revendiquée, s'agissant d'une philosophie qui n'a accordé aux questions morales qu'une spécificité relative, et qui n'a pas songé un instant, par exemple, à préserver comme le voudra Kant la «métaphysique des moeurs» de tout «mélange» d'anthropologie. Ce n'était pas de sa part manquer à distinguer les ordres de données : c'était bien plutôt s'imposer entre eux un constant travail d'articulation qui nous a semblé mériter en tant que tel beaucoup d'attention, non seulement à titre général, mais à travers tout l'éventail des thèmes que la réflexion cartésienne a pu toucher. Mon, 01 Dec 2008 00:11:56 GMT 172634 Original http://www.passiondulivre.com/livre-63043-original.htm#172638 Extrait de l'introduction : Réflexion Les souhaits du temps des Fêtes, les réunions familiales, le feu crépitant, les services à la lueur des bougies, les bonshommes en pain d'épice, le tintement des cloches, la neige crissant sous les pas, les guirlandes... Que vous vient-il à l'esprit lorsque vous pensez à Noël ? Ressentez-vous de l'excitation ? du plaisir ? de l'émerveillement ? Êtes-vous enthousiaste à l'idée de planifier, de donner, de vous mettre à l'oeuvre ? Avez-vous hâte et participez-vous ? Ou êtes-vous pris d'hallucinations et sentez-vous que vous vous effondrez ? Trop souvent, nous approchons de Noël embourbés dans un amoncellement de lumières d'arbre décoratives, luttant pour démêler le tout, nous démenant pour arranger les choses - les lumières, nous-mêmes. Nous nous laissons happer par la clameur de la consommation. Nous nous noyons dans l'endettement. Le pire de tout, nous oublions. Nous oublions de nous concentrer sur la joie pure, naturelle de cette période des Fêtes. Le genre d'innocent plaisir qui s'infiltre dans nos esprits, se glisse sur nos lèvres et s'introduit dans nos âmes. Cette purification indéfinissable, inexplicable, indescriptible... qui nous envahit jusqu'à ce que nous soyons plus propres et plus lucides, plus grands et plus radieux. En fait, jusqu'à ce que nous soyons meilleurs que nous-mêmes. Mon, 01 Dec 2008 00:11:53 GMT 172638 Les religions face aux femmes : s'ouvrir à une vision nouvelle de l'humain et du spirituel http://www.passiondulivre.com/livre-63044-les-religions-face-aux-femmes-s-ouvrir-a-une-vision-nouvelle-de-l-humain-et-du-spirituel.htm#172640 Quelle place le judaïsme, le christianisme, l'islam, l'hindouisme, le bouddhisme, le confucianisme et le taoïsme, ont-ils réservée aux femmes ? Comment les ont-ils représentées à travers leurs dogmes ? Comment les femmes ordinaires et les mystiques se sont-elles adaptées au sein de religions définies par les hommes ? Cette étude, la première par son ampleur, est constituée de chapitres pouvant être lus séparément. Elle comporte deux perspectives : La première présente les religions une par une. Elle montre que Jésus, le Bouddha ou Mahomet ont surpris pour leur ouverture face aux femmes, et qu'ils ont souvent été trahis par leurs successeurs. La seconde fait le point sur les dernières découvertes de la sociologie, de la génétique, de la psychologie et de la linguistique, sur la construction du genre. Ce livre pose de nombreuses questions de manière neuve : Quels sont les rapports entre les croyances et la science ? La nature et la culture ? Les religions établies et la spiritualité ? Comment les grands maîtres vivent-ils «les noces mystiques», «l'éveil» ou «la libération» ? Pour eux, la transcendance reste-t-elle sexuée (comme Dieu le Père ou la Grande Mère) ? Pour Ariane Buisset, les rapports entre les sexes n'évolueront pas vers plus d'harmonie grâce aux institutions religieuses. Seule l'expérience spirituelle permet de se libérer du «féminin» et du «masculin» conventionnels pour devenir un être humain à part entière, capable de témoigner du divin sans forme, de l'amour et de l'intelligence. «J'ai découvert sous un jour nouveau la complexité des injustices instituées par les religions.» B. Besret, ancien prieur de l'abbaye de Boquen. «Le livre d'Ariane Buisset n'est pas simplement un livre de plus sur les religions. Son originalité est de montrer clairement un paradoxe : la femme est à la fois «la grande oubliée» et «le coeur» des religions.» E Lenoir, directeur du Monde des religions. Née en 1952, Ariane Buisset est diplômée de l'Ecole des Langues Orientales. Ses voyages l'ont menée à rencontrer des maîtres du bouddhisme zen et tibétain, de l'hindouisme et du taoisme. Elle a publié La Réconciliation, essai sur l'unité cachée des religions, Éd. Adyar, Le dernier tableau de Wang-Wei, Éd. A. Michel, Le maître de la laque. Éd. Le Relié, etc. Mon, 01 Dec 2008 00:11:44 GMT 172640 Les religions face aux femmes : s'ouvrir à une vision nouvelle de l'humain et du spirituel http://www.passiondulivre.com/livre-63044-les-religions-face-aux-femmes-s-ouvrir-a-une-vision-nouvelle-de-l-humain-et-du-spirituel.htm#172642 Extrait de l'introduction : Ce livre se propose de décrire la position des femmes dans les sept grandes religions encore pratiquées actuellement. Il se fonde sur : - l'étude des mythes, des déesses et des archétypes féminins, - les dogmes, les concepts philosophiques et théologiques, - les pratiques religieuses concrètes et les rites quotidiens, - la vie des femmes ordinaires en fonction des règles que les religions ont imposées à la société, favorisées ou tolérées sans réagir, - l'exemple des grandes mystiques. Les religions traitées Ce livre aborde les sept grandes religions qui sont encore prati­quées aujourd'hui : le judaïsme, le christianisme, l'islam, l'hindouisme, le bouddhisme et le «taoïsme-confucianisme» envisagé comme un ensemble. 11 en retrace brièvement l'histoire, à partir de leur origine, et en dessine les grands traits, pour se consacrer ensuite exclusivement à la question des femmes. Les lecteurs désireux de connaître ces religions en détail - en dehors de ce qui se rapporte directement aux femmes - devront donc se référer à un autre ouvrage plus général. Les religions dispa­rues, comme les religions grecques, romaine et égyptienne, les reli­gions africaines (autres que l'islam) et les différentes formes de chamanisme ne seront pas évoquées. Pourtant, leur étude aurait sans doute recoupé les thèses avancées ici et les aurait enrichies. Seule la mythologie celte sera mentionnée, comme ayant servi d'arrière-plan oublié au christianisme. En dépit de la documentation colossale à laquelle il se réfère, ce livre ne peut pas prétendre à l'exhaustivité. J'espère cependant qu'il stimulera d'autres chercheurs qui le compléteront en l'enrichissant de leurs propres travaux. L'ampleur du sujet m'oblige à effleurer certaines questions, à réduire certains exposés philosophiques, et à omettre certaines grandes figures de la spiritualité, bien qu'elles aient mérité d'être mentionnées. Faute de place, tant au niveau des citations qu'au niveau des thèmes abordés, j'ai dû faire des choix, à mon plus grand regret. Mon, 01 Dec 2008 00:11:44 GMT 172642 Ouvrir un point de vente à Rome http://www.passiondulivre.com/livre-63045-ouvrir-un-point-de-vente-a-rome.htm#172647 Le commerce est partout présent à Rome, et chaque visiteur de la ville éternelle remporte avec lui un peu de la Dolce Vita et un carnet plein de bonnes adresses : le meilleur glacier de Rome, l'hôtel le mieux situé, la trattoria la plus typique et surtout garantie «sans touristes», les capuccinos en terrasse au meilleur rapport qualité prix... Rome vit de son commerce et de ses touristes. Cette ville ouvre à tout entrepreneur désireux d'y ouvrir un point de vente de véritables perspectives de développement, en offrant à une clientèle italienne et internationale un service «à la française» particulièrement apprécié. Ce guide a été réalisé par des Français et des Italiens vivant et travaillant à Rome, qui partagent une passion commune pour cette ville. Les témoignages qui illustrent l'ouvrage sont autant d'enseignements concrets de Français ayant tenté l'expérience romaine, avec succès. Le but de ce guide est de fournir les conseils juridiques, administratifs, économiques, culturels et pratiques nécessaires à l'ouverture d'un point de vente à Rome, mais aussi un répertoire fourni de contacts et adresses utiles. Ouvrage rédigé par Delphine Untersinger, stagiaire secteur Affaires économiques commerciales et financières. Coordination par Eléonore Para, attachée juridique secteur Affaires économiques commerciales et financières, sous la direction de Jean-Marie Metzger, chef des Services économiques en Italie. Mon, 01 Dec 2008 00:11:45 GMT 172647 Ouvrir un point de vente à Rome http://www.passiondulivre.com/livre-63045-ouvrir-un-point-de-vente-a-rome.htm#172649 Synthèse L'Italie compte plus de 59 millions d'habitants répartis sur environ 301 000 km2. Péninsule située au Sud de l'Europe, elle est l'un des piliers de l'Union européenne, bénéficie d'une large ouverture sur la Méditerranée et partage ses frontières avec la France, la Suisse, l'Autriche et la Slovénie. L'Italie est divisée en 20 régions (Regioni), elles même divisées en 103 provinces (Provincie), puis en communes (Comuni). L'unification récente de la péninsule a laissé une forte autonomie à ses régions. De nombreux domaines relèvent de leur unique autorité et sont réglementés totalement ou en partie au plan régional. Après avoir été pendant des décennies un pays d'émigration (des années 1880 aux années 1960), l'Italie a connu à partir des années 1960 un fort développement industriel et économique. Ce développement a notamment touché les régions du Nord du pays, où sont nées de puissantes villes industrielles (Milan, Turin, etc.), tandis que le Sud du pays [il Mezzogiorno, le Midi) connaissait un démarrage économique plus chaotique. Aujourd'hui encore, le clivage Nord-Sud persiste, voire tend à s'accroître, en termes de richesse et de dynamisme économiques. Ce phénomène rend nécessaires des aides de l'Etat en faveur du développement économique du Mezzogiorno (Centre-Sud), tout en faisant naître chez certains responsables politiques des revendications séparatistes. Bien que voisine de la France et en général très appréciée des Français, l'Italie a une culture et des modes de fonctionnement qui lui sont bien particuliers. Mon, 01 Dec 2008 00:11:45 GMT 172649 Le super-guide des juniors http://www.passiondulivre.com/livre-63046-le-super-guide-des-juniors.htm#172654 Le super guide des juniors, c'est : ° plein de BD super rigolotes et super futées ° des cartes, des affiches et des tas d'autres trucs à découper ° des tests, des articles et je ne sais plus quoi encore, t'as qu'à regarder toi-même ! + un répertoire pour tes adresses perso et un cahier pour coller tes photos les plus géniales ! Mon, 01 Dec 2008 00:11:49 GMT 172654 Au zénith http://www.passiondulivre.com/livre-63047-au-zenith.htm#172655 AU ZÉNITH. Au Zénith est le chef-d'oeuvre de Duong Thu Huong : voici un roman qu'elle portait en elle depuis plus de dix ans, où convergent son combat politique et son talent littéraire. En 1953, le président - c'est ainsi que l'auteur le nomme, mais on comprend très vite qu'il s'agit de Ho Chi Minh - tombe éperdument amoureux, à plus de soixante ans, d'une très jeune femme. Avec elle, il fonde une famille, qu'il installe à Hanoi dès la reconquête de la capitale. Mais il n'est pas un homme ordinaire, il est le père de la nation, et quand lui vient le souhait d'officialiser son union, les ministres, dont il a favorisé l'ascension, lui font valoir que cette affaire privée le ferait descendre de son piédestal politique. Le président cède, croyant choisir une légitime raison d'État. De ce jour, sa vie bascule. Sa jeune compagne est assassinée, ses enfants recueillis par des proches, et le pouvoir effectif lui échappe : cachés derrière sa figure tutélaire, ses anciens compagnons construisent un régime dont les fondements sont bien éloignés des combats de leur jeunesse commune. Pour donner toute sa mesure à ce drame intime et politique, l'écrivain déploie une construction romanesque époustouflante, juxtaposant quatre points de vue narratifs. Celui du président qui, à la fin de sa vie, pendant la guerre contre les Américains, avec pour seuls compagnons les soldats qui le surveillent et les bonzesses de la pagode voisine, tente d'éclairer les méandres de son propre parcours. Celui de son meilleur ami, Vu, qui élève son fils, et dont la propre femme, une ancienne révolutionnaire pure et dure comme lui, symbolise désormais la corruption au pouvoir. Parenthèse bucolique et contrepoint à l'intrigue principale : Duong Thu Huong raconte comment un vieil homme respecté dans son Village des bûcherons est parvenu, non sans difficultés, à imposer son union avec une femme de quarante ans plus jeune que lui. Dernier point de vue : celui du beau-frère de la jeune épouse sacrifiée. Fou de douleur, ce Compatriote inconnu ne survit que pour se venger. Au long de cette fresque impressionnante, l'écrivain - héraut des idéaux bafoués que le président a portés jusqu'au bout - élucide, sans jamais porter de jugement, un destin d'autant plus tragique qu'il s'est joué d'un être bien réel et maître du pouvoir. Née en 1947 au Vietnam, Duong Thu Huong, pour avoir défendu ses convictions démocratiques, a été emprisonnée en 1991. Elle a vécu en résidence surveillée dans son pays jusqu'en janvier 2006, date de son arrivée en France pour la sortie de Terre des oublis (Sabine Wespieser éditeur, Grand Prix des lectrices de Elle 2007). Mon, 01 Dec 2008 00:11:52 GMT 172655 Le Fou du Roi http://www.passiondulivre.com/livre-63048-le-fou-du-roi.htm#172659 C'est alors que naît ce joli mot de ces quelques précédentes, une complétion à ce qui est, et demeure sans doute, la lune ! De ces quelques questions qui ne trouvaient aucune réponse, qui restent vides de sens pour d'autres, deviennent des acquis, une force incommensurable d'espoir, ou plutôt de vie, de naissances, le mouvement perpétuel. Qui jusqu'alors avait réussi à mettre en évidence ce profit avec autant de clarté ? Diable, qui nous aide ? Mon, 01 Dec 2008 00:11:41 GMT 172659 Un monde de fous http://www.passiondulivre.com/livre-63049-un-monde-de-fous.htm#172663 «C'est dans un monde authentiquement mordant que l'auteur nous dépucèle de sa verve. Les chutes sont délicieuses et nous avalons toutes ses histoires avec un sentiment de joyeux péché. Attention ! Vous pourriez être contaminés par ses allergies littéraires, devenir accroc d'une DS où tout simplement vous retrouver à la table d'un de ses personnages ! Il paraîtrait que notre bonhomme d'écrivain aurait plus d'une plume sous le coude... à suivre !» Lauréat 2008 du concours des «Premières Gouttes d'Or de la Nouvelle», organ­isée par l'association toulousaine d'aide aux jeunes auteurs : «Du Souffle sous la Plume», «Un Monde de Fous» est le premier recueil publié. Mon, 01 Dec 2008 00:11:41 GMT 172663 Les chansons de l'échanson http://www.passiondulivre.com/livre-63050-les-chansons-de-l-echanson.htm#172667 Lauréat 2008 du concours des «Premières Gouttes d'Or de la Poésie», organisé par l'association toulousaine «Du Souffle sous la Plume», «Les Chansons de l'Echanson» sont des offrandes dionysiaques, sang issu des plaies de Prométhée, pures perles poétiques, filles d'Omar Khayyâm. «Transgressant l'amour le plus brut Des chiens efflanqués faméliques Allaient jusqu'au bout de leur rut En plein coeur des places publiques Dans les zoos les éléphants Et les chacals faisaient de même Sous l'oeil ébahi des enfants Horreur c'est donc ainsi qu'on aime» Mon, 01 Dec 2008 00:11:41 GMT 172667 De l'art de jouir, Suivi de L'art du mensonge http://www.passiondulivre.com/livre-63051-de-l-art-de-jouir-suivi-de-l-art-du-mensonge.htm#172668 Sous les thèmes «De l'Art de Jouir» lié à la Poésie et «De l'Art du Mensonge» à la Nouvelle, nous voulions présenter au public un panel d'auteurs mis au grand jour par des exercices suggestifs, appelant la plume à plus de frivolité, de liberté donc de dévouement et de talent. C'est une réussite ! «L'étrangère qui te ressemble Passa son chemin, sans retour ! Si va la vie, et puis bonjour ! Du temps où nos corps allaient l'amble Te souvient-il ? Encor j'en tremble...» - Guy Vieilfault C'est avec fierté que l'association toulousaine «Du Souffle sous la Plume», REZOBOOK et tous les auteurs présents, vous présentent cet ouvrage commun. Mon, 01 Dec 2008 00:11:41 GMT 172668 Lenteur des foudres http://www.passiondulivre.com/livre-62920-lenteur-des-foudres.htm#172215 «Les écrivains, disait Freud, sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage, car ils connaissent d'ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre, dont notre sagesse d'école n'a pas encore la moindre idée. Ils nous devancent beaucoup, nous autres hommes ordinaires, notamment en matière de psychologie, parce qu'ils puisent là à des sources que nous n'avons pas encore explorées pour la science». La collection PO&PSY se propose de faciliter l'accès à des oeuvres poétiques qui traduisent «une sensibilité à l'immédiat, à l'intime, à l'obscur [et permettent] de rapprocher la pure intériorité de la pure extériorité afin que se rassemble ce que nous ne cessons de diviser en étant là» (Rilke), sans limitation d'époque ni de lieu, privilégiant des formes ou des anthologies brèves dans la seule exigence de la qualité des textes et de leur présentation. François Migeot : né en 1949. Écrivain. Enseignant-chercheur au Japon (Tokyo) puis, actuellement, à l'université de Franche-Comté. Auteur d'une douzaine de titres en poésie dont Moires (Empreintes, 2007), d'un roman, Orly-Sud (l'Harmattan, 1998) et de livres de nouvelles dont Avant l'éclipse (Virgile, 2004) et Le Poids de l'air (Virgile, 2007), il a obtenu le prix de poésie Ilarie Voronca (ville de Rodez, 1993) et le Grand Prix universitaire de la nouvelle (académie de Bourgogne, 2000). Sun, 30 Nov 2008 00:11:43 GMT 172215 La ballade de l'ancien asile http://www.passiondulivre.com/livre-62921-la-ballade-de-l-ancien-asile.htm#172216 «Les écrivains, disait Freud, sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage, car ils connaissent d'ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre, dont notre sagesse d'école n'a pas encore la moindre idée. Ils nous devancent beaucoup, nous autres hommes ordinaires, notamment en matière de psychologie, parce qu'ils puisent là à des sources que nous n'avons pas encore explorées pour la science». La collection PO&PSY se propose de faciliter l'accès à des oeuvres poétiques qui traduisent «une sensibilité à l'immédiat, à l'intime, à l'obscur [et permettent] de rapprocher la pure intériorité de la pure extériorité afin que se rassemble ce que nous ne cessons de diviser en étant là» (Rilke), sans limitation d'époque ni de lieu, privilégiant des formes ou des anthologies brèves dans la seule exigence de la qualité des textes et de leur présentation. Paolo Universo(1934-2002)est né à Pola, en Croatie - alors italienne. Après des débuts brillants qui l'amènent à fréquenter les milieux littéraires milanais, ce poète précoce et prolixe renonce à la publication au nom d'une «poésie honnête» (selon l'expression de son aîné et concitoyen Umberto Saba), se vouant alors à une existence littéraire solitaire, excentrique et tourmentée, dont le prix à payer sera une condition sociale précaire et la souffrance de voir son humanité niée. Il va donc se tourner vers ceux qui, comme lui, sont des laissés-pour-compte de la modernité (les marginaux, les «fous»), et devenir un personnage dérangeant. Les années 1970, marquées à Trieste par la fermeture des hôpitaux psychiatriques sous l'impulsion de la pensée et du travail de Franco Basaglia, vont être à l'origine d'écrits satyriques contre le pouvoir psychiatrique, telle la présente Ballata del vecchio manicomio. Traduit de l'italien par Danièle Faugeras et Pascale Janot Sun, 30 Nov 2008 00:11:43 GMT 172216 Pas simple en ce monde d'être né humain : choix de haïkus http://www.passiondulivre.com/livre-62922-pas-simple-en-ce-monde-d-etre-ne-humain-choix-de-haikus.htm#172217 «Les écrivains, disait Freud, sont de précieux alliés et il faut placer bien haut leur témoignage, car ils connaissent d'ordinaire une foule de choses entre le ciel et la terre, dont notre sagesse d'école n'a pas encore la moindre idée. Ils nous devancent beaucoup, nous autres hommes ordinaires, notamment en matière de psychologie, parce qu'ils puisent là à des sources que nous n'avons pas encore explorées pour la science». La collection PO&PSY se propose de faciliter l'accès à des oeuvres poétiques qui traduisent «une sensibilité à l'immédiat, à l'intime, à l'obscur [et permettent] de rapprocher la pure intériorité de la pure extériorité afin que se rassemble ce que nous ne cessons de diviser en étant là» (Rilke), sans limitation d'époque ni de lieu, privilégiant des formes ou des anthologies brèves dans la seule exigence de la qualité des textes et de leur présentation. ISSA (1763-1827) : venant après les deux maîtres incontestés du haïku que furent Matsuo Basho et Yosa Buson, Issa donne à cette forme poétique de nouvelles lettres de noblesse littéraire : il en étend le registre à des aspects de la vie quotidienne qui en étaient exclus et même censurés jusque-là, et fait intervenir, dans sa composition, toute la palette des sentiments humains où domine l'humour. Même s'il porte très haut l'expression d'un mode d'existence et de pensée marqué par ses lieu et temps, il s'impose, par son authenticité même, comme le poète d'une humanité en laquelle tout un chacun, quelles que soient son origine et son époque, ne peut que se reconnaître. Choix de haïku traduits du japonais par Danièle Faugeras et Pascale Janot Sun, 30 Nov 2008 00:11:43 GMT 172217 Chez les Tibétains : une voyageuse anglaise au Petit Tibet (1889) http://www.passiondulivre.com/livre-62923-chez-les-tibetains-une-voyageuse-anglaise-au-petit-tibet-1889.htm#172218 De la douzaine de récits de voyage aux quatre coins du monde qui ont fait d'Isabella L. Bird (1831-1904) l'une des voyageuses les plus célèbres de son temps et de l'histoire, un seul était, à ce jour, disponible en français. La présente traduction répare une singulière injustice en même temps qu'elle confirme l'intérêt accru, en France, pour la littérature de voyage au sens anglais du terme. Si l'on excepte le voyage qu'elle entreprit en Amérique du Nord dans sa jeunesse, Isabella Bird ne devint voyageuse que passée la quarantaine. Auparavant, quasi invalide, vieille fille, elle s'occupa de ses parents puis de sa soeur. À la mort des premiers, les médecins ayant recommandé le voyage comme remède à ses problèmes de dos et, sans doute, à son état semi-dépressif, elle parcourt le monde (Australie, Hawaï, États-Unis, Japon, Chine, Vietnam, Singapour, Malaisie) de 1872 à 1880, jusqu'à la mort de sa soeur Henrietta. Alors seulement, profondément affectée, elle accepte, à cinquante ans, d'épouser John Bishop, un médecin d'Edimbourg qui la courtisait depuis de nombreuses années, et semble enfin s'assagir. Le voyage au Tibet en 1889 est le premier de la seconde série de voyages qu'elle fera, essentiellement en Orient et en Extrême-Orient, entre la mort du docteur en 1886 (la vie conjugale n'aura duré que cinq ans à peine) et sa propre mort en 1904. La voyageuse intrépide qui part à la conquête de l'Himalaya et des zones les plus reculées du Ladakh dans Chez les Tibétains, est donc une femme de cinquante-huit ans ! Sun, 30 Nov 2008 00:11:32 GMT 172218 Chez les Tibétains : une voyageuse anglaise au Petit Tibet (1889) http://www.passiondulivre.com/livre-62923-chez-les-tibetains-une-voyageuse-anglaise-au-petit-tibet-1889.htm#172220 ISABELLA BIRD, UNE VICTORIENNE ENTRE RÈGLE ET DÉRÈGLEMENT De la douzaine de récits de voyage aux quatre coins du monde qui ont fait d'Isabella L. Bird (1831-1904) l'une des voyageuses les plus célèbres de son temps et de l'histoire, un seul était, à ce jour, disponible en français. La présente traduction répare une singulière injustice en même temps qu'elle confirme l'intérêt accru, en France, pour la littérature de voyage au sens anglais du terme. Longtemps, en effet, notre curiosité pour le genre s'est cantonnée pour l'essentiel aux écrits des écrivains-voyageurs, comme si le voyage lui-même était secondaire et ne valait que par la notoriété littéraire de celui, rarement de celle, qui l'entreprend. Dans le travel-writing tel que le pratique Isabella Bird et ses nombreuses contemporaines, le voyage justifie à lui seul la publication. L'Empire britannique est à son apogée, il couvre un cinquième des terres émergées de la planète et s'étend sur les cinq continents, au point qu'on dit que le soleil ne s'y couche plus. Il est relayé par une presse périodique illustrée friande des récits relatant la progression de cet Empire, par d'innombrables institutions telles que la Royal Geographical Society, devant laquelle Isabelle Bird sera au demeurant la première femme à s'adresser, des éditeurs (au premier rang desquels Murray, son éditeur habituel) qui publient guides et récits de voyage... Peu à peu, l'émulation aidant, ces récits atteignent un degré de sophistication inégalé, tant sur le plan de la culture scientifique (botanique, géologie, géographie...) et ethnographique (moeurs, habitat, archi­tecture, histoire, mythes et légendes...) que sur celui de la mise en discours de ces savoirs sur l'Autre au travers d'une esthétique d'une grande richesse - les lecteurs, dès 1850, savent distinguer entre le beau, le pittoresque et le sublime tels qu'ils ont été définis par un Gilpin ou un Burke puis illustrés par d'innombrables auteurs rivalisant de précision et de subtilité -, de techniques narratives non moins complexes alliant art de la mise en scène, du dialogue et de l'intrigue, de sorte que ces récits se lisent comme des romans : romans de l'irrésistible ascension d'une société sûre d'elle-même, conquérante, avec juste ce qu'il faut d'excentricité et, en filigrane, d'interrogations parfois inquiètes sur le sens de cette aventure hors du commun et, à partir des années 1860, de doutes (Darwin a publié son Origine des espèces en 1859) devant la relativité des valeurs que la confrontation à l'Autre ne peut manquer de susciter chez ceux-là mêmes qui enten­dent le conquérir ou le convertir. Sun, 30 Nov 2008 00:11:32 GMT 172220 Quel beau métier vous faites ! http://www.passiondulivre.com/livre-62924-quel-beau-metier-vous-faites.htm#172222 «Quel beau métier vous faites !» Cette phrase-là, je l'ai entendue plus d'une fois en service. J'enfile ma blouse, je suis là pour vous, je suis votre infirmier. Je vous vois nu, je vous vois souffrir, parfois j'écoute ces secrets que vous n'auriez jamais racontés à vos proches. Je suis à votre service, dévoué et compréhensif. Depuis des années je note des souvenirs, des rencontres, quelques mots griffonnés sur les corps que j'ai croisés, ces rires et ces pleurs, des blessures qui ne partiront pas et des sourires qui me réjouissent encore... Petites traces écrites de ces moments, petits carnets au fond de mes poches que je partage aujourd'hui avec vous. Quel beau métier je fais, oui, laissez-moi vous en parler. William Réjault est infirmier, bloggeur et auteur de La Chambre d'Albert Camus et autres nouvelles (Privé, 2006), qu'il a signé sous le pseudonyme Ron l'Infirmier. Sun, 30 Nov 2008 00:11:32 GMT 172222 Quel beau métier vous faites ! http://www.passiondulivre.com/livre-62924-quel-beau-metier-vous-faites.htm#172224 MES JOURS SONT PLUS LONGS QUE MES NUITS Dans une maison de retraite, une journée comme une autre. 7 h 30 Je sonne à l'entrée, on m'ouvre, je récupère les clés sur le tableau. La veilleuse de nuit (20 heures - 8 heures) vient me voir, s'assoit, morte de fatigue, sur une chaise et me raconte d'une voix morne les événements de la nuit. Mme Guigou n'a pas eu de selles. Mme Aubry a sonné sans arrêt. Mme Cresson a vomi un peu de son yaourt. Mme Royal va mourir là, sous peu, on pensait qu'hier c'était plié, mais non, elle a tenu encore une journée et une nuit. 7 h 35 Je lis les transmissions d'hier et d'avant-hier. Note dans ma tête de ne pas oublier qui est à jeun, qui part en taxi voir le dentiste, qui reçoit du monde, qui réclame son médecin traitant, qui veut son insuline en avance, qui mangera au restaurant avec son fils, qui demande une prescription pour des prothèses auditives. 7 h 40 Je cours après la fille du service qui a commencé à servir les petits déjeuners. Je passe après elle dans chaque chambre, relève les gens si besoin, enfourne une grosse cuillerée de médocs dans chaque bouche (entre un et douze, record battu pour Mme Megève), entrecoupée d'un verre d'eau, dans lequel j'ai déversé un à trois sachets différents (quatre pour Mme Megève). Sun, 30 Nov 2008 00:11:32 GMT 172224 Un amour hors la loi http://www.passiondulivre.com/livre-62925-un-amour-hors-la-loi.htm#172226 Nuray, une jeune femme française d'origine turque, vit avec A son fils qu'elle élève seule. Un jour, elle rencontre Abdullah, un jeune Turc d'origine kurde qui habite et travaille en France. L'amour dès le premier regard. Ils s'installent rapidement ensemble, se fiancent et programment même leur mariage. Mais Abdullah est sans papiers. Et lors d'un contrôle d'identité, il se fait arrêter. Commencent alors pour Nuray les allers-retours vers le centre de rétention, l'attente et l'angoisse du jugement. Le verdict finit par tomber : Abdullah est expulsé vers la Turquie, où il risque la mort. Depuis, Nuray se bat sans relâche pour retrouver l'amour de sa vie. Nuray Kurt vit toujours à Nîmes avec son fils où elle poursuit son combat. Carole Rap est journaliste. Sun, 30 Nov 2008 00:11:32 GMT 172226 Un amour hors la loi http://www.passiondulivre.com/livre-62925-un-amour-hors-la-loi.htm#172228 Quand l'avion a quitté Istanbul ce 14 novembre à 10 h 30 du matin, j'étais épuisée mais heureuse. Pendant le trajet, je n'ai pas réussi à dormir. Je songeais à mon mariage dans dix jours. Mentalement, je passais en revue les préparatifs. Ma robe de mariée dans la valise. Le costume de mon fiancé plié à ses côtés. La salle réservée. J'imaginais mon fils dans l'habit neuf que je lui rapportais de cette ville turque, près d'Adana, où vivent mes futurs beaux-parents. J'avais choisi pour lui une veste et un pantalon blancs, une chemise rose, une cravate aux tons bordeaux et des chaussures noires elles aussi teintées d'un reflet bordeaux. Je raffole des vêtements et je prends toujours soin d'assortir les couleurs. J'étais partie en Turquie pour seulement quatre jours. Mais quatre jours sans voir mon fils, mon Muhammed qui n'a que dix ans, c'était long. J'avais hâte de rentrer chez moi, chez nous. Hâte aussi de revoir Abdullah, mon fiancé. La veille, il m'avait appelée. J'étais encore chez ses parents, à papoter avec ses frères et soeurs. - Demain, je viens te chercher à l'aéroport. Tu arrives à 12 h 45, c'est bien ça ? J'avais essayé de le dissuader de venir. En cette période trouble, où le gouvernement fixe des quotas pour expulser les étrangers sans papiers, se déplacer en France devenait trop risqué. - S'il te plaît, je préfère que tu restes à la maison. On ne sait jamais, tu pourrais tomber sur un contrôle de police. De toute façon, je serai bientôt près de toi. De Lyon à Nîmes, il n'y a que trois heures de route. Sun, 30 Nov 2008 00:11:32 GMT 172228 Alliage, n° 63 http://www.passiondulivre.com/livre-62926-alliage-n-63.htm#172232 RAMIFICATIONS Martina Kramer Il s'agit de remonter vers les racines pour dégager la forme initiale. Ou même, l'élément fondateur, d'avant la forme : d'où commence-t-elle ? Comme s'il y avait avant tout un mouvement insaisissable, d'où surgira, par une suite de coïncidences, un principe d'assemblage et de répétition qui deviendra la nervure d'un être, d'un espace. Mais avant de devenir, il n'est que dessin, que sens de propagation. Ou bien seulement la pensée d'un sens. Par exemple : d'une ligne deux, toujours sous le même angle, un dédoublement symétrique, constant, rassurant. Pourtant, d'imperceptibles décalages induisent la déviation. Pourtant, certaines lignes s'arrêtent à l'instant imprévu. Comme s'il y avait une résistance dans cet air originaire. Du coup, ce qui allait emplir régulièrement l'espace devient incertain. D'un principe régulier, pousse une chose irrégulière, dont jamais d'avance on ne saura la forme. Avant la forme, il y a l'esquisse de son projet. Elle annonce comment une impulsion traversera l'étendue informe. Comment cet informe se verra structuré par le courant à venir. De quelle manière un sens pénétrera un milieu indifférencié. Et comment ce qui était rien deviendra quelque chose. Les ramifications ressemblent à une telle esquisse. On ne peut déterminer s'il s'agit du vivant, ou d'une structuration cristalline, minérale. On ne peut savoir non plus si ce n'est qu'une projection mentale d'un secret de matière ou d'un réseau immatériel. On sait uniquement le caractère expansif de la poussée. On sait aussi que, d'ordinaire, cette structure interne nous demeure invisible. Que d'ordinaire, on ne peut extraire seule la forme du mouvement d'un devenir. D nous reste de tendre des pièges, des capteurs, qui saisiront un fragment, éclai­reront un instant de la structuration. Et ce saisissement la rendrait immobile pour en faire l'objet de contemplation. Les capteurs - métal, papier, peinture -, surfaces sensibles où s'impriment les traces d'une traversée plus vaste aux dimensions inconnues. Si ce ne sont les lentilles agrandissantes d'un événement plus microscopique ? Sinon, des espèces de filtres dont le rôle serait d'extraire de l'ensemble de courants entremêlés dans l'invisible, un seul, celui qui obéit à la contrainte de dédoublement, sous un angle constant. Toujours est-t-il, quelle qu'en soit la nature, quelles qu'en soient les corres­pondances, qu'un espace s'ouvre hors la surface, et hors la verticale et l'ho­rizontale que forment le mur et la fenêtre, ou encore l'homme debout et son regard. L'empreinte d'eau ou de lumière révèle le dessin d'un mouvement pos­sible. Il continue son arborescence dans la pensée... Tue, 02 Dec 2008 00:12:51 GMT 172232 Nouvelle revue de psychosociologie, n° 6. Les ambiguïtés de la relation d'aide http://www.passiondulivre.com/livre-62927-nouvelle-revue-de-psychosociologie-n-6-les-ambiguites-de-la-relation-d-aide.htm#172234 Est-il encore pertinent de recourir à cette notion de «relation d'aide» ou faut-il l'abandonner ou la tenir pour marginale ? Permet-elle encore d'interroger les pratiques sociales et professionnelles mises en oeuvre ? Faut-il plutôt recourir, par exemple, à la notion d'accompagnement, ou à celle de lien, qui semblent parfois s'y substituer et l'englober largement ? Ou encore à celle de «relation de service», au sens des managers ou des sociologues ? Le désir d'aider, au demeurant, n'est-il pas toujours quelque peu suspect ? Les bonnes intentions ne masquent-elles pas des désirs de contrôle voire d'emprise sur l'autre ? Que recouvre en définitive, la relation d'aide ? Quels rapports entretiennent l'aide, la charité, la compassion, etc. ? Qu'est-ce qu'une aide véritable, qui tient tout à la fois compte des sujets (individuels ou collectifs) et des contextes (qui surdéterminent le sens de certaines options) ? Si aider l'autre, c'est l'aider à trouver en lui-même les ressources propres à «pouvoir agir», faire face, reprendre la main sur la conduite de sa propre vie, comment la problématique de l'aide rencontre-t-elle les dimensions proprement sociales et politiques ? Coordination : GILLES AMADO - JEAN-PIERRE MINARY Ont participé à ce numéro : JACQUES ARDOINO - MICHEL AUTES - MAGALIE BONNET - MICHEL BOUTANQUOI - JEAN-MARIE CASSAGNE - LISE CAUSSE - MARYVONNE CHARMILLOT - LUCETTE COLIN - PATRICK DECLERCK - EMMANUEL DIET - EUGENE ENRIQUEZ - PAULINE FATIEN - ALAIN FERRANT - JEAN-CLAUDE FILLOUX - PAUL FUSTIER - FLORENCE GIUST-DESPRAIRIES - DANIELLE HANS - CAROLINE KOHLER - BEATRICE LECLERCQ - ADRIAN NECULAU - MARCIA TASSINARI - JEAN VINCENT - Sun, 30 Nov 2008 00:11:43 GMT 172234 Nouvelle revue de psychosociologie, n° 6. Les ambiguïtés de la relation d'aide http://www.passiondulivre.com/livre-62927-nouvelle-revue-de-psychosociologie-n-6-les-ambiguites-de-la-relation-d-aide.htm#172236 Extrait de l'introduction de Gilles Amado et Jean-Pierre Minary : Même si de nombreux écrits (en particulier philosophiques) se réfèrent à la relation d'aide depuis l'Antiquité, on peut dire qu'une telle relation s'inscrit, pour la plupart des psychosociologues, dans une référenciation à la pensée rogerienne, à travers la problématique du développement de la personne, de la relation interpersonnelle et de la croissance, des principes d'empathie, de congruence et d'acceptation inconditionnelle d'autrui... Dans le travail social, cette expression (et ce qu'elle porte) a été particulièrement investie pour décrire la relation entre professionnels et usagers/bénéficiaires/clients/patients. À l'heure actuelle, on forme encore à l'entretien et au travail de groupe en s'appuyant sur ses référents humanistes. En dehors des thérapies y faisant explicitement allusion, le terme va de pair avec l'idée d'une rencontre interpersonnelle, intersubjective, inscrite dans un contexte où les dimensions politiques, sociales et institutionnelles demeurent incontournables en tant que telles. L'histoire et la mémoire collective du travail social à la française (pratique du case work, tiédeur face au travail communautaire) portent les marques d'un tel ancrage. Pour autant, elles laissent souvent de côté, dans les usages qui en sont faits, tout à la fois les dimensions proprement inconscientes (d'où un certain mépris de la part des psychanalystes qui n'y voient qu'un ersatz d'une véritable analyse transféro-contre transférentielle) et la prise en compte du social pensé en tant que tel (d'où la distanciation critique d'une partie de la psychosociologie française vis-à-vis de l'approche rogerienne). Sans une théorie du psychique, l'approche humaniste sombre dans les illusions du corporéisme, du spiritualisme, du psychologisme... Sans une théorie du social, celui-ci se trouve réduit à n'être qu'un décor, la dialectisation entre soi et autrui, individuel et collectif, psychique et social tournant en rond sur l'interpersonnel. À l'heure actuelle, avec l'ensemble des mutations sociétales, sociales, familiales, technologiques, en particulier, on peut constater des évolutions notables dans les dispositifs mis en oeuvre pour «aider» autrui, au-delà du cabinet du psy ou du confesseur, du bureau du travailleur social, du groupe de diagnostic ou de développement personnel, de la possible assistance hiérarchique : - dispositifs situés dans l'espace public et médiatisés par des supports technologiques : téléphones verts (fil santé jeunes, SOS amitiés, etc.), consultations par Internet (aujourd'hui, il y a même un psy sur Second Life !) ; - dispositifs dont l'encastrement médiatique est symptomatique : cellules d'urgence psy dont la vocation s'avère tout à la fois de répondre à des «besoins» d'aide de victimes et d'exposer publiquement l'aide mise en oeuvre ; - dispositifs visant à répondre à des personnes délaissées, ou s'attachant à des champs nouveaux : travail avec la grande exclusion (Emmaüs, Don Quichotte, SAMU sociaux, consultations psy auprès des SDF...), ajustements professionnels à la souffrance au travail (clinique du travail...), au délaissement hospitalier (clowns thérapeutes), aux victimes de tortures (travaux de Sironi, par exemple). La liste ci-dessus est évidemment loin d'être exhaustive tant inépuisables se révèlent les figures du Sujet, individuel et collectif, et nombreuses les situations dans lesquelles il se trouve impliqué. Sun, 30 Nov 2008 00:11:43 GMT 172236 Dolto, si tu reviens, j'annule tout ! http://www.passiondulivre.com/livre-62928-dolto-si-tu-reviens-j-annule-tout.htm#172238 Ce livre n'est pas une plaisanterie, même s'il peut paraître très librement inspiré d'un certain SMS, qui en son temps a fait gloser... Ce livre n'est pas un pamphlet néo-réac, même s'il se propose d'aller à la rencontre du nouveau bébé néolibéral et de ce monde postmoderne qu'il habite. Ce livre n'est pas une bougie de plus sur le gâteau éditorial du 100e anniversaire de la naissance de Françoise Dolto et du 20e anniversaire de sa mort, même s'il profite de cette célébration pour proroger la date limite de consommation de tout ce qu'elle nous a légué. Ce livre n'est pas la version «pipol», traficotée, de «sa vie, son oeuvre», même s'il est une forme de lettre d'amour et d'hommage à l'adresse de cette grande dame de la psychanalyse française. Ce livre n'est en fait là que pour vous rappeler que Mai 68 n'est pas fini, que nous devons garder la vibrante espérance de «changer la vie» et de dire non à l'ombre. Il convient dès lors d'alerter les bébés et de les engager à se méfier des Monsieur Plus pour qui «tout devient possible». Madame Dolto nous a ouvert la voix. Patrick Ben Soussan est pédopsychiatre à Marseille. Sun, 30 Nov 2008 00:11:42 GMT 172238 Dolto, si tu reviens, j'annule tout ! http://www.passiondulivre.com/livre-62928-dolto-si-tu-reviens-j-annule-tout.htm#172240 Pas encore membre du club ? Je n'ai pas fait partie des heureux gagnants. Je me suis pourtant bien connecté sur le site, à l'adresse web indiquée, j'ai bien suivi les indications, cliqué sur «Participez au concours», coché «Pédiatre et psychanalyste» - et non «Pédiatre et psychologue» ou «Psychologue et psychanalyste» qui étaient aussi proposés -, coché encore «Jacques Lacan» à la question «Durant sa carrière, elle a beaucoup travaillé avec» - aurais-je du choisir Maurice Bouvet ou Eugénie Sokolnicka présentées aussi comme réponses possibles ? -, coché enfin 1988 pour l'année de sa mort, laissant de côté 1978 et 1998. Je me suis inscrit au club, condition exigée pour valider mes réponses - on m'a alors proposé de recevoir un kit beauté à mon image, si je remplissais une demande très documentée sur mes goûts et intérêts cosmétiques - du style : «Utilisez-vous régulièrement une crème de jour ?» ou «quel est votre basique fétiche côté beauté ?» -, j'ai décoché, «Je souhaite recevoir la newsletter» et puis aussi «Je souhaite recevoir par e-mail des offres exclusives réservées aux membres du club et les informations sur les opérations exceptionnelles», et encore «J'accepte de communiquer mes informations à vos partenaires». J'ai hésité au champ obligatoire marqué d'un astérisque «Spécialité professionnelle/Domaine/Etudes» entre «Santé et industrie pharmaceutique» et «Études, formation, conseil, documentation». J'ai enfin cliqué sur «OK», reçu un mail de confirmation... de mon inscription au club, accessoirement de validation de mes réponses au concours, attendu la date du 29 septembre où, à partir de 14 heures, sur le même support, étaient communiqués les noms des gagnants. Il n'y avait pas mon nom sur la liste. Je n'irai pas à Paris muni de ma pièce d'identité - au fait, rien ne précisait s'il prenait en charge le voyage depuis Marseille - pour retirer mon lot à l'accueil du Magazine, du côté des Grands Boulevards. Je n'ai pas gagné le coffret de 4 DVD «Françoise Dolto», «neuf heures de programme dont cinq inédites consacrées à la célèbre "pédiatre et psychanalyste" à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance.» Mais je suis quand même membre du Club. Sun, 30 Nov 2008 00:11:42 GMT 172240 VST, n° 98. Addictions et travail http://www.passiondulivre.com/livre-62929-vst-n-98-addictions-et-travail.htm#172242 Les addictions sont multiples. Facilement stigmatisées si elles associent un produit défendu ou transgressif avec une marginalité sociale, elles passent plus inaperçues lorsqu'elles se nouent à une activité légitime (sport ou sexualité par exemple). Dans l'espace de travail, chez ceux qui sont intégrés, elles deviennent moins visibles et parfois insoupçonnables. Sont-elles pour autant sans risques individuel ou collectif, sans régulation nécessaire, sans interrogation sur le travail lui-même ? Ce tabou concerne les soignants et les intervenants sociaux eux-mêmes. VST voudrait lever un peu le voile de ces addictions cachées. Coordination : ROBERT BERTHELIER - FRANCOIS CHOBEAUX - PASCAL COURTY Ont participé à ce numéro : EQUIPE DE PREVENTION SPECIALISEE ADSEA - CLAIRE CARRIER - ANNICK DROGOU - ASTRID FONTAINE - CHRISTIAN GALLOPIN - CLARISSE GOSSELIN - LIN GRIMAUD - JACQUES LADSOUS - SOLANGE LANGENFELD - GILBERT LASNE - JEAN LOUIS MARTINEZ - VINCENT PACHES - NICOLAS SEMPERE - SERGE VALLON - GILLES VAN AERTRYCK - Sun, 30 Nov 2008 00:11:42 GMT 172242 VST, n° 98. Addictions et travail http://www.passiondulivre.com/livre-62929-vst-n-98-addictions-et-travail.htm#172244 Extrait de l'éditorial de Serge Vallon : Familles, je vous hais dans la peau ! Un homme au retour de vacances assomme sa femme qui lui annonçait son désir de rompre, pend ses enfants et se fait justice en incendiant sa maison ; famille sans histoire, chantera le voisi­nage. Un autre près de Toulouse abat ses deux frères et ses fils ainsi qu'une belle-fille, à défaut de sa femme éloignée. Il se suicidera à la rencontre des gendarmes. Des pères honorables - pharmacien, ingénieur - «oublient» leurs petits dans leurs voitures où ils meurent déshydratés. Des parents corses ferment à clef leur voiture de luxe - verre fumé, carrosserie renforcée - en y piégeant un adolescent qui mourra asphyxié. Des mères congèlent des enfants viables à la naissance. Un grand-père qui vit avec sa belle-fille tue la petite-fille née de son fils. Une mère défenestre son enfant dans un moment de garde partagée. Un parent s'enfuit à l'étranger dans un pays de droits peu égalitaires ou peu préoccupé des droits de l'en­fant. Des couples répètent des rituels violents de maltraitance... Une litanie de cruels faits divers met en lumière les violences et les crimes intrafamiliaux. Plus discrètes mais durables seront les haines enchaînées aux séparations mal vécues. Le maintien parfois des apparences policées cultive des destructions psychiques sournoises qui resurgiront une génération plus loin sur l'empêchement d'être parent. Elles pourront parfois se dire et s'apaiser un peu sur le divan d'un psychanalyste. Celui-là sera payé pour faire tri sélectif et recyclage ! Il sait que la famille est la matrice du «tressage de notre triple identité, identité généalogique, sexuelle et sociale» selon la formule heureuse de Ricardo Saiegh. Matrice qui doit en réguler les attachements nécessaires et les violences inutiles. Faut-il s'horrifier de ces violences, s'en détourner, les minorer en disant que la plupart des familles y échappent, ou au contraire y voir le coeur du paradoxe familial. Les explications particulières sont utiles, mais elles proposent des éléments psychosociologiques secondaires comme la violence masculine, la promiscuité prolétaire, la présence d'additifs économiques (l'argent) ou toxiques (alcoolisme) : petits-bois qui allument le feu criminel. Le paradoxe familial persiste. Nos collègues de l'action éducative en milieu ouvert ou du travail psychiatrique de secteur ne pourront éviter d'y entrer et nous avec, que nous soyons dans la proximité de l'équipe ou dans la distance du superviseur. Sun, 30 Nov 2008 00:11:42 GMT 172244 Bébés et cultures http://www.passiondulivre.com/livre-62930-bebes-et-cultures.htm#172246 «La culture serait une enveloppe, une peau, un contenant... L'enfant est enveloppé d'une histoire culturelle qu'il porte parfois comme un costume mal taillé ou comme un habit fait sur mesure. Cet habit-là