Passion du livre - tout sur le livre : Les petits avions de Mandelstam

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Les petits avions de Mandelstam

Couverture du livre Les petits avions de Mandelstam

Auteur : Helen Dunmore

Traducteur : Françoise du Sorbier

Date de saisie : 08/04/2005

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Les étrangères

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-7144-4062-4

GENCOD : 9782714440624

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  • La revue de presse Natalie Levisalles - Libération du 4 avril 2005

Le chapitre 12 s'ouvre sur l'extrait d'un discours de Staline en 1935 : «La vie est devenue meilleure, camarades, la vie est devenue plus gaie !» Joe, un des protagonistes de l'histoire, travaille à une biographie de Nadejda Alliluyeva, la deuxième femme de Staline, il s'intéresse en fait à tous ceux qui ont eu affaire au petit père des peuples, y compris un de ses opposants qu'il a envoyé mourir en Sibérie, le poète Ossip Mandelstam. Le titre français du roman est tiré d'une anecdote que Joe aime raconter. Un jour, alors qu'on demandait à Mandelstam à quoi ressemblait la poésie, «il a répondu qu'elle était comme un avion en vol qui donne naissance à un petit avion qui se met aussitôt à voler à plein régime, avec toute son autonomie, et qui accouche de son propre petit avion. (...) A peine nés, ils décollent, totalement autonomes.» Ce roman est construit comme les petits avions de Mandelstam, c'est-à-dire comme des poupées russes, avec des histoires enchâssées les unes dans les autres, qui se ressemblent tout en étant différentes. L'histoire extérieure, celle qu'on voit en premier, est celle d'une enfant qui a perdu très tôt sa mère, elle est aussi une mère qui a perdu très tôt son enfant. Cette double perte structure le récit, mais elle n'est pas son ressort dramatique : l'information est donnée très vite, et elle est d'ailleurs contenue dans le titre anglais du livre, Mourning Ruby (Pleurer Ruby)... Au centre de se roman se trouve aussi la maternité, un lien, ou un état, ici défini par l'absurde, l'inverse, l'absence ou la métaphore... Au centre de se roman se trouve aussi la maternité, un lien, ou un état, ici défini par l'absurde, l'inverse, l'absence ou la métaphore... Restent les questions que pose ce jeu de poupées russes : comment chacun d'entre nous se raconte-t-il son histoire et comment celle-ci s'imbrique-t-elle avec celles des autres ? Quel sens les histoires des autres ont-elles pour nous et en quoi nous importent-elles, en quoi nous aident-elles à vivre ?


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