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La vie mélancolique des méduses

Couverture du livre La vie mélancolique des méduses

Auteur : François Léotard

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Policiers

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-246-66661-5

GENCOD : 9782246666615

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

"Nous, les méduses, on n'existe pas vraiment. Que l'on vive, que l'on meure, que l'on disparaisse, cela ne laisse aucune trace. C'est la règle du jeu. Nous ne savons pas les noms de ceux qui nous donnent des ordres, ni a fortiori l'identité de ceux qui les emploient. Payés en liquide, nous sommes des fugitifs, insensibles, visqueux, sans visage. Nous gérons la vie des profondeurs. Assez semblables en cela aux agents de nettoiement qui font disparaître dans la nuit ce qui doit être éliminé. Nous sommes au début de la vie comme l'ont été les premières molécules. Ou bien tout à la fin, lorsque la vie elle-même se rétracte dans les yeux d'un homme qui va mourir, lorsqu'elle se limite aux déchets, aux aspirations détruites. Pas d'identité non plus. La vie quotidienne, en dehors des missions, est d'une grande douceur.
On se sert sur la bête. Comme les enveloppes sont toujours un peu lourdes, on prend un pourcentage pour les vieux jours, on met de côté comme on l'entend. Il n'y a pas d'impôts. Nous ne sommes pas plus voleurs que d'autres.
Drôle de métier quand même, métier d'un monde inversé, passé sous silence, inconnu des journaux et des juges, des parlements et des ambassades, métier de mort au service de causes indéchiffrables, présentées comme des raisons d'Etat."
On l'aura compris : la Méduse est un agent dormant au service de l'Etat avec autorisation de tuer. De l'ex-Yougoslavie à Israël, d'une clinique feutrée aux charniers serbes, François Léotard est ici du côté de John Le Carré.

François Léotard a quitté la vie politique. On rappelle qu'il fut ministre de la Défense en 1993 pendant la guerre en ex-Yougoslavie et représentant de l'Union Européenne de la Macédoine (2001). Il est l'auteur chez Grasset, entre autres titres, de La Couleur des femmes et A mon frère qui n'est pas mort (2003).





  • La revue de presse Thierry Gandillot - L'Express du 4 avril 2005

... Dans ce roman sombre et vénéneux, l'ancien ministre de la Défense - et, à ce titre, responsable des services secrets français - plonge sans états d'âme dans la noirceur d'un monde sans pitié. Il imagine une officine occulte, le n° 12, dont la mission est d'éliminer physiquement les ennemis de la nation. Au passage, cette ancienne gloire de l'ultralibéralisme tire à vue sur les banquiers «rapaces et veules, comme tous les banquiers du monde» et les académiciens «tremblotants comme des cadavres argentés, verts, déjà suivis par les mouches». Dans le monde des espions, Jean Bardin est une méduse, un agent dormant. Fils de militaire et fils de pute, il a tué 11 hommes. Sa nouvelle mission : dézinguer le général serbe Mladic...

Le risque pour la France ? Que Mladic révèle à la face du monde que le président de la République de l'époque, qui affirmait à la télévision que «la France ne fait pas la guerre aux Serbes», avait accepté un marchandage inavouable avec ses leaders assassins... L'avantage du roman, c'est qu'on ne risque pas de finir avec une balle dans la tête. Encore que...


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