Armoiries des villes : couleurs et symbolique : sous le Premier Empire et la Restauration / Passion du livre

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.. Armoiries des villes : couleurs et symbolique : sous le Premier Empire et la Restauration

Couverture du livre Armoiries des villes : couleurs et symbolique : sous le Premier Empire et la Restauration

Auteur : Ségolène de Dainville-Barbiche | Catherine Mérot | Michel Pastoureau

Date de saisie : 11/12/2010

Genre : Beaux Livres

Editeur : Somogy, Paris, France

Prix : 29.00 €

ISBN : 9782757204085

GENCOD : 9782757204085

Sorti le : 06/11/2010

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  • La présentation de l'éditeur

Dès 1790, la Révolution française supprime les armoiries assimilées à des symboles du système féodal d'Ancien Régime. 1809 : Napoléon décide de les rétablir pour les municipalités. L'idée de pouvoir renouer avec une tradition séculaire est acceptée avec enthousiasme par les villes et l'instruction de la procédure d'obtention d'armoiries est confiée au Conseil du sceau des titres. L'administration du Sceau du ministère de la Justice réalise ainsi, sous le Premier Empire, la Restauration et la monarchie de Juillet, un armoriai représentant les blasons peints à la gouache de deux cent cinquante-neuf villes françaises ainsi que de quelques villes étrangères alors sous domination française. Ces armoiries urbaines sont aujourd'hui conservées aux Archives nationales, avec les lettres patentes délivrées aux villes pour les autoriser à utiliser leurs armoiries. Cet ouvrage nous restitue cet exceptionnel armorial.

1790 : la Révolution française supprime les armoiries, assimilées à des symboles du système féodal de l'Ancien Régime.
1809 : Napoléon décide de rétablir les armoiries pour les municipalités. L'idée de pouvoir renouer avec une tradition séculaire est acceptée avec enthousiasme par 259 villes et l'instruction est confiée au Conseil du Sceau des Titres. C'est ainsi qu'est réalisé, par l'administration du Sceau du Ministère de la Justice, sous le Premier Empire, la Restauration et la Monarchie de Juillet, un armoriai représentant à la gouache les blasons des 259 villes françaises qui ont adhéré à la démarche ainsi que plusieurs villes étrangères du Grand Empire. Ces armoiries urbaines sont aujourd'hui conservées aux Archives nationales aux côtés de lettres patentes délivrées pour autoriser les villes à utiliser leurs armoiries. Cet ouvrage nous restitue l'armoriai accompagné de références sur les lettres patentes délivrées à l'occasion de leur restitution.





  • Les premières lignes

Avant-propos d'Isabelle Neuschwander conservateur général du patrimoine directrice des Archives nationales

Après le bel exemple de la publication, en 2004, de l'Armorial Le Breton, les Archives nationales ont décidé de publier, à nouveau, une étude collective consacrée à l'héraldique. L'ouvrage proposé aujourd'hui est extrait d'un ensemble constitué de 72 registres de lettres patentes concédant des armoiries et des planches qui les accompagnent. Ces registres couvrent l'espace géographique du Grand Empire français. Produits par le Conseil du sceau des titres, puis par le bureau du même nom au sein du ministère de la Justice, ces registres ont été versés aux Archives nationales en 2003. La partie consacrée aux villes fait l'objet de cette publication ; celle consacrée aux personnes sera publiée en ligne prochainement.
L'héraldique est souvent considérée comme la survivance des pratiques de l'Ancien Régime. Bien qu'elle soit apparue au Moyen Age pour simplement différencier les individus et les communautés par l'emploi de couleurs et de figures qui leur étaient propres, la Révolution y a vu l'exemple même de ce qu'elle voulait abolir. Pourtant l'héraldique urbaine était bien le symbole des libertés des communautés, arrachées souvent de haute lutte aux souverains et seigneurs médiévaux. En rétablissant le système héraldique en France, Napoléon Ier le conçoit comme une marque d'honneur, codifiée à l'image de la nouvelle société qu'il veut mettre en place. La Restauration, qui ne souhaite pas rouvrir les conflits du passé, suit son chemin. Cet ouvrage est le fruit du travail d'une équipe scientifique. Ségolène de Dainville-Barbiche et Catherine Mérot se sont donc penchées sur les circonstances du rétablissement des armoiries, le fonctionnement de l'administration du Sceau et sur les procédures parfois complexes qui président à la concession, sous l'Empire, ou à la reprise des anciennes armoiries, sous la Restauration. Clément Blanc-Riehl poursuit leur étude jusqu'à l'époque contemporaine. Michel Pastoureau nous fait découvrir cette lente maturation des symboles dont les villes se dotèrent à l'époque médiévale et résume toute l'histoire de cette adoption symbolique jusqu'à nos jours. Isabelle Rouge-Ducos, quant à elle, s'est intéressée aux aspects artistiques de la production des planches de cet armoriai et nous livre des découvertes passionnantes et inattendues. Emmanuel Rousseau a constitué le catalogue de l'armoriai, respectant le plus possible la graphie et les blasonnements donnés par les commissaires du Sceau. Catherine Mérot et Claire Béchu se sont chargées des annexes de cette publication, la coordination générale de la publication revenant à Claire Béchu. Je tiens à tous les remercier.
Destiné non seulement aux amateurs d'héraldique, mais aussi aux amateurs d'histoire locale, et plus largement à tous les curieux, cet ouvrage est au service d'une mission essentielle des Archives : la diffusion du patrimoine écrit. Puisse cet armoriai des villes donner envie à chacun de découvrir plus avant l'histoire de quelques-unes des quelques 37 000 communes qui marquent notre paysage et notre histoire.


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