La quête du sens + 2 CD audio / Passion du livre

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Couverture du livre La quête du sens + 2 CD audio

Auteur : Marie-Louise von Franz

Préface : Michel Bacchetta | Monique Bacchetta

Date de saisie : 28/11/2010

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : la Fontaine de Pierre, Paris, France

Prix : 25.00 €

ISBN : 978-2-902707-57-7

GENCOD : 9782902707577

Sorti le : 27/10/2010

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  • Le message sonore
Un message sonore de Marie-Louise von Franz

Un extrait du livre audio : Marie-Louise von Franz parle de la sagesse profonde des rêves.



  • La présentation de l'éditeur

Un fil conducteur traverse les écrits de Marie-Louise von Franz, sa pensée, sa vie, c'est la quête du sens. Lors d'interviews qu'elle a accordées à Claude Mettra sur France-Culture, cet aspect essentiel revient en filigrane et s'approfondit à travers deux études, l'une consacrée à la figure ambiguë de Merlin, l'autre à des réflexions sur la destinée, sur la mort.
«Quel est le sens que peut revêtir ma vie ?» La réponse individuelle que chacun s'efforce d'apporter à cette question tout au long de sa vie ressemble à une création où vie et destin s'épousent. Les rêves font intrinsèquement partie de ce processus, l'imagination active aussi, car l'inconscient participe très étroitement à ce vaste mouvement de création qu'est une vie remplie de sens.
L'expérience de thérapeute de Marie-Louise von Franz, sa grande compréhension du monde intérieur, ses connaissances, lui permettent d'évoquer avec autant de spontanéité que de simplicité des sujets d'une profonde complexité. Et, grâce aux CD qui sont joints à la transcription des interviews, les lecteurs francophones entendent Marie-Louise von Franz s'exprimer dans leur propre langue, ce qui la rend extrêmement présente.

Marie-Louise von Franz (1915-1998) a été l'une des plus proches collaboratrices de C.G. Jung. Avec une grande acuité de pensée et une implication de tout son être, elle a approfondi de nombreux aspects du monde intérieur. À côté d'études très fouillées sur les contes de fées, elle s'est consacrée à l'alchimie, à l'analyse du rôle des nombres, aux rapports entre la matière et la psyché et, aussi, aux liens existant entre l'individu et la collectivité.





  • Les premières lignes

CLAUDE METTRA : Parce que vous parlez en particulier du corps, puis du corps subtil, puis de l'énergie psychique pure, pourrait-on dire.

MARIE-LOUISE VON FRANZ : Oui... on peut dire que, en général, ce qui est reconnu aujourd'hui, c'est que nous sommes constitués d'énergie physique : notre corps est physique (du point de vue de la physique), est une compilation d'énergie, une concentration d'énergie atomique ou subatomique qui, finalement, se désintègre à la mort. Et nous, en psychologie, nous parlons - et ça c'est aussi plus ou moins admis - d'énergie psychique. Si je dis : «Oui, je vous aime bien» [d'un ton détaché] ou si je vous dis : «Je vous aime» [avec emphase], il y a une différence d'énergie. Mais cette différence d'énergie, nous ne pouvons pas la mesurer. Nous la mesurons avec notre sentiment. Par exemple, dans les séances thérapeutiques, on sent tout de suite quand le patient dit quelque chose qui, maintenant, est très important pour lui. Il y a une petite hésitation, il y a une différence d'expression, il y a quelque chose dans la voix qui change et, alors, on est tout à fait alerté, on se dit : «Maintenant quelque chose d'important vient, maintenant il ou elle dit quelque chose d'important.» Dans ce sens, nous parlons d'énergie psychique. Il y a des problèmes dans lesquels les gens investissent une énorme énergie psychique et, dans d'autres, ils n'investissent pas. C'est l'intérêt, la participation sentimentale, etc., c'est de l'énergie psychique.
Vers la fin de sa vie, Jung a fait l'hypothèse que, peut-être - et c'est seulement une hypothèse pour le moment -, l'énergie psychique et l'énergie physique sont deux formes différentes de la même énergie, qu'il y a une énergie cosmique pour ainsi dire, qui se manifeste comme énergie physique, qui est mesurable et dont s'occupent les physiciens, et l'autre, qui est l'énergie psychique, que nous observons tout le temps dans les contacts humains, dans la psychologie. Alors, le problème, c'est : où sont les formes de transition ? Et là Jung, vers la fin de sa vie, en est venu au corps subtil. Il a toujours cru ou simplement dit qu'il y a entre le physique grossier et l'énergie psychique, le psychisme pur, qu'il y a une forme au milieu, qui est entre les deux, mais il a hésité à en parler parce qu'il ne trouvait pas de preuve irréfutable pour le prouver, des faits. Or, il y a une grande tradition dans les religions de l'Asie et aussi, en partie, dans le spiritualisme et dans le gnosticisme de [l'Ouest] : il existe un certain corps subtil. Ça a toujours été la doctrine (jusqu'au XVIIe siècle encore) chez nous, mais c'est une idée métaphysique, on n'en trouvait pas les preuves pratiques. La seule preuve pratique que, à la fin de sa vie, Jung a publiée dans une lettre, c'est le fait que nous ne sentons pas ce qui arrive dans notre corps. Il y a d'énormes processus physiques que nous ne sentons pas, nous ne savons pas ce que notre foie fait.

CLAUDE METTRA : C'est tout un processus, qui est caché.

MARIE-LOUISE VON FRANZ : C'est un processus caché. Jung a dit : ça semble prouver qu'il y a quelque chose entre le psychisme et le corps grossier qui bloque, pour ainsi dire, le contact. Moi, je suis complètement convaincue de l'existence du corps subtil parce que je suis un peu «médiale». Par exemple dans les séances thérapeutiques, si quelqu'un a des résistances contre moi et qu'il ne me les dit pas - des gens vous critiquent parfois, ou ils ne sont pas d'accord avec vous, mais ils n'ont pas le courage de vous le dire -, je sens toujours un bloc entre moi et l'autre, physique, et ça m'énerve, ça me fait vibrer physiquement.

CLAUDE METTRA : Vous sentez le noeud parce que vous êtes un peu médium.

MARIE-LOUISE VON FRANZ : Oui, je sens le noeud et, alors, je dois dire : «Mais qu'est-ce que vous avez aujourd'hui, qu'est-ce qu'il y a ? Il y a quelque chose qui bloque ?» Je le sens physiquement. C'est le corps subtil entre nous et l'autre, pour ainsi dire, qui parle. Ce n'est pas le physique grossier, [mais] c'est quelque chose de physique.

CLAUDE METTRA : Alors on peut demander si ce corps subtil n'est pas, comme notre corps physique et comme notre corps psychique, pourrait-on dire, l'objet précisément de noeuds, de blocages. C'est-à-dire, par rapport au corps physique, le corps subtil est le reflet, un peu, des désastres du corps physique, non ?

MARIE-LOUISE VON FRANZ : Oui, absolument, c'est ça qui semble probable.

CLAUDE METTRA : C'est-à-dire qu'il y a des gens qui ont un corps subtil en mauvais état ?

MARIE-LOUISE VON FRANZ : Oui. Si on est sensibilisé à ces choses, on sent ça quand la personne entre dans la pièce, on sent qu'il y a quelque chose qui ne marche pas. Et du reste, en Chine et au Japon, ils parlent d'énergie qi, et qi veut dire énergie physique et énergie psychique. Ils ont un concept unitaire de l'énergie. Et, au fond, ce que je propose, et ce que Jung a proposé dans cette lettre à Raymond Smythies que je cite, c'est de retourner à l'hypothèse que l'énergie est psychophysique et que, dans la mort, il y aurait une séparation de l'énergie grossière du corps, qui se décompose, et elle se retire, pour ainsi dire, dans le psychisme. Et c'est pour ça qu'autour de la mort des personnes il y a souvent des phénomènes parapsychologiques : la montre s'arrête, une image tombe du mur, ou un objet préféré se casse.


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