Joyaux automobiles des maharadjahs / Passion du livre

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.. Joyaux automobiles des maharadjahs

Couverture du livre Joyaux automobiles des maharadjahs

Auteur : Gautam Sen

Date de saisie : 09/11/2010

Genre : Sciences et Technologies

Editeur : ETAI, Antony, France

Prix : 75.00 €

ISBN : 9782726889985

GENCOD : 9782726889985

Sorti le : 13/10/2010

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  • La présentation de l'éditeur

En 1898, une société européenne importe aux Indes britanniques trois "voitures sans cheval" qui trouvent acquéreurs dans quelques États princiers du pays. Cet événement marque le début de la grande histoire d'amour des Maharadjahs pour l'automobile. L'arrivée de ces voitures modifie totalement le mode de vie de la royauté indienne et déclenche une passion dévorante pendant des décennies.

Des automobiles choisies avec le plus grand soin, dotées des carrosseries les plus inhabituelles, font le voyage vers l'Inde pour satisfaire les exigences et les goûts les plus divers, parfois les plus extravagants des rajahs et maharadjahs. Voitures de cérémonies pourvues de trônes, voitures équipées de projecteurs Stephan Grebel et d'armoires à fusils pour la chasse, voitures de mariages ou de défilés officiels, voitures spéciales permettant aux femmes de voyager à l'abri du "purdah", chacune rivalisant de faste, de superbe et de splendeur. Toutes ne font pas preuve de très bon goût comme la Ford, ornée d'argent repoussé et de rideaux en dentelle, commandée par un riche propriétaire terrien ou la Daimler plaquée-or d'un commerçant. Mais aucune ne surpasse en étrangeté la Swan Car de Calcutta, une brooke de 1912, en forme de col de cygne à l'avant dont les naseaux crachent de la vapeur.

Reconnues aujourd'hui comme faisant partie intégrante de la fascinante histoire de l'automobile, seules quelques centaines ont survécu parmi les milliers de voitures magnifiques, parfois exotiques en diable, ayant un jour appartenu aux princes indiens richissimes de la première moitié du XXe siècle. Certaines sont à l'étranger chez des collectionneurs ou exposées dans des musées d'Europe ou d'Amérique. Les plus remarquables sont toujours la propriété de familles princières indiennes sur le déclin, vestiges d'un prestigieux passé.

Ce livre conte les vies des plus extraordinaires voitures parmi les plus belles et les plus rares qui peuvent encore se trouver.

L'auteur

Après l'obtention d'un MBA, Gautam Sen a entamé dès 1984 son parcours professionnel en travaillant pour le constructeur indien Maruti. En 1986, il fait la connaissance de RV Pandit, éditeur et patron du groupe de presse Business Press Private Ltd. De cette rencontre va naître le premier magazine automobile indien, Indian Auto, avec Gautam Sen au poste de rédacteur en chef. En 1992, Gautam Sen quittera Business Press pour rejoindre Business India Group, avec lequel il créé l'année suivante Auto India, qui devint rapidement le magazine automobile le plus vendu en Inde. En 1997, après son installation à Paris, il poursuivra sa collaboration avec Auto India jusqu'en 2000 pour en redevenir en 2007 le rédacteur en chef. Entretemps, il aura lancé en 2001 et 2005, l'édition indienne du magazine automobile allemand Auto motor und sport et celle du mensuel britannique du groupe de la BBC, Top Gear. Partageant sa vie entre Paris et Bombay, Gautam Sen contribue aussi régulièrement à des magazines européens.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface

On raconte que dans les années 1930 un maharadjah originaire de l'est de l'Inde et disciple de Gandhi était en visite à Londres. Il était vêtu très simplement, conformément aux recommandations du Mahatma. Peut-être pas aussi simplement que le "Fakir à demi-nu", comme l'appelait Winston Churchill avec mépris. Il portait sans doute une longue kurta blanche, la chemise indienne traditionnelle mise à la mode en Occident par la génération hippie, et un simple dhoti blanc, cette grande pièce de tissu ceinte autour de la taille - mais sans doute portée de manière plus "décente" que ne le faisait le Mahatma, qui aimait à le porter très court. Bien que dépourvu de tout signe ostentatoire de richesse, notre maharadjah n'en avait pas moins hérité des goûts de luxe de ses ancêtres. Aussi, comme beaucoup de princes indiens, il décida de faire un petit tour chez l'un des concessionnaires Rolls-Royce de la capitale britannique, une marque qu'il affectionnait particulièrement. Malheureusement pour lui, il ne fut pas pris très au sérieux par le vendeur, qui décida de le mettre à la porte sans autre forme de procès ! Furieux de cet affront, le maharadjah envoya l'un de ses ministres (sans doute mieux habillé) chez le même concessionnaire Rolls-Royce pour commander trois voitures, sans carrosserie, à expédier en Inde. À leur arrivée à Calcutta, ces dernières furent immédiatement converties en camions poubelles et offertes au Calcutta Corporation, les services municipaux chargés du ramassage des ordures.
Rolls-Royce n'eut d'autre choix que de racheter les trois voitures, de les recarrosser et de les revendre à prix d'ami à d'autres princes indiens. Et, bien entendu, notre maharadjah ne fut plus jamais client de la prestigieuse marque britannique... Quelle est la part de légende dans ce récit ? Quoi qu'il en soit, l'Inde regorge de ces histoires vraies ou apocryphes, toujours captivantes, mettant en scène les maharadjahs et leur passion pour les voitures. La toute première automobile importée en Inde, une Benz, fut commandée en 1897 par un Britannique du nom de J. B. Foster, de l'entreprise Greaves Cotton & Co. Elle fut livrée au port de Bombay, mais, très vite, les véhicules d'importation furent également débarqués à Calcutta, la capitale de l'Inde britannique. En 1898, une grosse entreprise européenne importa trois "voitures sans chevaux", commandées par quelque État princier : la longue histoire d'amour entre les maharadjahs et l'automobile ne faisait que commencer. Reconnues aujourd'hui comme partie intégrante de la fascinante histoire de l'automobile, des milliers de voitures toutes plus magnifiques et originales les unes que les autres atterrirent, au cours de la première moitié du XXe siècle, chez quelque cinq cents familles princières très fortunées. Seules quelques centaines ont survécu, chez des particuliers ou dans des musées d'Europe et des États-Unis, ou encore chez des collectionneurs indiens. Quelques autres parmi les plus remarquables sont encore aujourd'hui aux mains de familles royales sur le déclin.


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