Le désert, états d'âme / Passion du livre

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.. Le désert, états d'âme

Couverture du livre Le désert, états d'âme

Auteur : Jean-Luc Maxence

Illustrateur : photographies de Jean-Marc Durou

Date de saisie : 06/11/2010

Genre : Guides Tourisme, Voyages

Editeur : Ouest-France, Rennes, France

Collection : Beaux livres

Prix : 30.00 €

ISBN : 9782737346880

GENCOD : 9782737346880

Sorti le : 12/10/2010

en vente sur


  • La présentation de l'éditeur

Il y a la spiritualité et la poésie du texte et celles des photographies... De cette rencontre (hasard ?) est né Le désert, états d'âme, ouvrage de méditation et d'interrogation métaphysique.
Ici tout chante, en noir et blanc, le silence peuplé des dunes, les brûlures de l'Absolu, l'eau qui rêve d'or; la polyphonie des sables et des horizons, une harmonieuse palette de contrastes.
Voilà bien un don unique : Saint-Exupéry, Ernest Psichari, Charles de Foucauld, Alain-Fournier, Albert Camus, Louis Massignon, Alexandra David-Néel, Maître Eckart, Théodore Monod, Edmond Bernus, d'autres encore, rôdent d'une page à l'autre. Paysage et visages se regardent dans une éternelle ferveur mystique.





  • Les premières lignes

Saint-Exupéry, Vieuchange... ou le silence peuplé

Pourquoi le désert exerce-t-il une action bouleversante et purificatrice sur notre planète ? Pourquoi touche-t-il lame collective comme l'évidence d'un silence peuplé ? Pourquoi nous fait-il caravaniers et complices de ceux qui sont toujours en progression d'une oasis à l'autre, en quête d'un idéal ou de quelqu'un ? Qu'arrive-t-il dès que nous sentons le sable glisser sous nos pieds de citadins exilés ? Que nous arrive-t-il d'essentiel devant ces étendues infiniment surchauffées qui nous environnent ?
Souffle perdu de tant de scribes voyageurs inconnus ou célèbres, que nous sifflez-vous à l'oreille du coeur quand le soleil, mourant entre deux roches, descend sur la solitude ? Il suffit de commencer à gravir la première dune venue pour éprouver le sentiment trouble de prendre les pas de quêteurs aux traces si grandes. Les mots ne diront jamais juste ce que disent les ombres quand elles reviennent soudain comme des mots épars sur le sable.
Sur les sommets du Hoggar, le Père Charles de Foucauld (1858-1916) interroge l'infini, pour l'éternité, dans l'immensité figée d'un paysage presque lunaire. Par-delà la mort terrestre. Théodore Monod (1902-2000) nous regarde aussi. Quand il fut assistant au Muséum d'histoire naturelle en 1923 et qu'il fut envoyé en mission à Port-Etienne, il ne cessa en fait de découvrir et de célébrer le désert. Il rendit compte de sa première méharée, presque huit cents kilomètres à travers la Mauritanie occidentale, dans Maxence au désert. Il y célébra, en lyrique passionné, les sortilèges subtils des mirages, la magnificence des dunes, l'oscillation des dromadaires, les lents rituels du thé.
Et nous émerveillent encore Le Petit Prince d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) et l'Algérie d'Albert Camus (1913-1960), ou Michel Vieuchange (1904-1930), fou amoureux du Sahara mauritanien, feuilletant dans notre tête ses admirables cahiers de route devenus mythiques (préfacés par Paul Claudel) jusqu'à Smara.
Mais, précédant le «Maxence» de Théodore Monod, je salue de surcroît mon autre alter ego, celui du Voyage du centurion. Et montent alors en moi des voix de concert qui font écho à celles, presque oubliées, d'Ernest Psichari (1883-1914).
Le neveu de Renan, mort sur les champs de bataille de la Grande Guerre, rayonne aujourd'hui encore par son désir absolu de pureté et sa quête spirituelle («Salut ô terre de ma maturité, terre de l'été et de la plénitude intérieure»). J'aime relire les Carnets de route de Psichari, entre soleil et sommeil, sur la terre musulmane, en pleine épopée mystique, après que les mouchoirs des grands départs se sont agités.
Au bivouac, on s'abandonne si vite, harassé par les fatigues du jour. Mais Psichari nous avertit : «Il faut pourtant éviter le sommeil pendant les heures de sieste. Dormir abrutit. Il faut s'étendre nu sur le lit avec un livre qu'on ne lira pas. Et il faut savoir se maintenir entre la veille et le sommeil qui est du rêve.» Cela tient du miracle : les vigiles du désert veillent toujours en notre coeur Naturellement, une énumération me vient aux lèvres et peut continuer à dérouler ses noms de feu dans ma mémoire...


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