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L'obscénité des sentiments

Couverture du livre L'obscénité des sentiments

Auteur : Jacques Sojcher

Date de saisie : 01/04/2005

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Cercle d'art, Paris, France

Collection : Ah !

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-7022-0773-4

GENCOD : 9782702207734

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  • La présentation de l'éditeur

Jacques Sojcher donne «quelques petits savoirs» et une belle revue.

Durant des années, Jacques Sojcher a enseigné la philosophie et l'esthétique à des générations d'étudiants de l'ULB. Il leur a appris les deux vertus des philosophes : l'étonnement et le doute. Il s'est toujours voulu un passeur qui fait partager le plaisir des mots et des textes. Ses écrivains favoris ont nom Duras, Nietzsche, Levinas, Blanchot, Genet. «Le philosophe, dit-il, est à la fois le passeur et l'égareur, le savant et le rêveur, l'homme de la parole performative et du dédit». Sa mise à la retraite académique n'a en rien brimé son activité. Le voilà avec un livre et une nouvelle revue.

«Petits savoirs inutiles» paraît au «Grand miroir». Un miracle, car l'éditeur était en faillite et a été sauvé par Luc Pire. Dans ce livre, Jacques Sojcher parle de la philosophie, de l'écriture, des amours mais aussi de lui-même. Il se définit comme «métis de sa propre vie, penseur qui soupçonne tout objet de pensée, poète qui hait la poésie, athée qui ne cesse de lire des textes religieux». Séducteur impénitent, il fait son autobiographie au féminin. Il rêve d'une contagion du savoir. Ce livre y parvient et communique ce «Gai savoir» dont parlait Nietzsche.

C'est la même ambition que porte la revue «ah !» qu'il dirige avec Virginie Devillers. «Ah !» remplace la centenaire «Revue de l'université de Bruxelles». Le nom de «ah !», bref, plus vendeur en France, est une invitation à l'étonnement, condition de toute appétence intellectuelle. Distribué par le «Cercle d'art», en France aussi, c'est une revue d'éthique et d'esthétique dont les trois premiers numéros, tir groupé, sortiront le 17 mars. Un beau design et des textes courts largement accessibles sans être bradés.

L'obscénité des sentiments

Le premier numéro est un manifeste appelé «Oui, la philosophie». Un numéro qui, en filigrane, interpelle les pouvoirs publics afin qu'un vrai cours de philosophie fasse son entrée à l'école. La Belgique étant avec l'Irlande, le seul pays européen à ne pas en avoir. Une philosophie qui aime la contradiction, la complexité, le questionnement. On y trouve un inédit de Derrida, publié à partir d'une conférence de l'ULB et des textes d'Isabelle Stengers, Regis Debray (critique à l'égard de la philosophie), Alain Badiou, Jean-Marc Ferry et beaucoup d'autres. «A une époque d'amalgames, de confusions, des simplifications, de manichéismes, retrouver le sens des mots et de l'esprit critique, semble une menace urgente, annonce ce volume. Pris en tenaille entre les intégrismes et la pensée unique du grand marché planétaire, nous sommes aujourd'hui en déficit d'universel, en perte de sens».

Le second numéro est consacré à «L'obscénité des sentiments». Aujourd'hui, l'obscénité, c'est détailler sa vie privée dans les reality shows. Le sexe est devenu une machine non désirante. Des philosophes, écrivains, artistes, psychanalystes s'interrogent. Le troisième volume est tout différent : un texte commandé à Nathalie Gassel, «Construction d'un corps pornographique», étonnante auteur qui s'est construit un corps par le culturisme et la boxe thaïlandaise.

«Ah !» veut sortir deux numéros et un texte d'auteur par an. (Présentation de Guy Duplat sur lalibre.be)




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