Auteur : Marie-Louise von Franz
Traducteur : Francine Saint René Taillandier-Perrot
Date de saisie : 05/07/2006
Genre : Psychologie, Psychanalyse
Editeur : la Fontaine de Pierre, Paris, France
Collection : Psychologie, n° 10
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2-902707-41-6
GENCOD : 9782902707416
L'homme et la femme portent en eux des qualités du sexe opposé qui apparaissent personnifiées dans les rêves, les fantasmes et les oeuvres d'imagination. Carl Gustav Jung a nommé animus la composante masculine de la femme et anima la composante féminine de l'homme. Ces figures adoptent des formes variées ; ainsi, l'animus peut apparaître en vieillard rempli de sagesse, en prince charmant, en mendiant, mais aussi en personnage agressif ou en sorcier, et l'anima en déesse, en princesse, en femme fatale, en prostituée ou en sorcière. Ils peuvent même revêtir une forme animale.
Marie-Louise von Franz (1915-1998), qui fut la proche collaboratrice de Jung pendant une grande partie de sa vie, nous offre ici une interprétation psychologique de ces figures telles qu'elles apparaissent dans des contes populaires d'époques et d'origines très diverses.
Outre ses études consacrées à l'interprétation psychologique des contes de fées, oeuvre inégalée autant par son importance - le présent ouvrage est le dixième titre de la collection -que par l'acuité et l'aspect pratique de ses commentaires, Marie-Louise von Franz a traité différents aspects de la psychologie de Jung, tels que les rêves, le symbolisme alchimique et celui des nombres, ou les rapports entre la matière et la psyché. Citons en particulier son remarquable ouvrage : C.G. Jung, son mythe en notre temps.
Il me reste à vous souhaiter de prendre autant de plaisir à la lecture de ce livre que j'en ai eu à le méditer et à le traduire.
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Extrait de la préface :
L'animus est un renard rusé qui sait comment effacer ses traces avec sa queue. C. G. Jung.
Les contes de fées représentent des réalités très éloignées de la conscience humaine. J'ai entendu Jung dire un jour que si l'on interprétait un conte sérieusement on avait besoin, ensuite, de prendre au moins une semaine de vacances, tant ce travail était ardu.
La difficulté de l'interprétation vient de ce que le conte de fées se fonde sur des fonctions de la psyché sans qu'aucune association personnelle ne soit là pour établir un pont avec la réalité. C'est comme si nous étions en présence d'un squelette de la psyché dont la peau et la chair auraient été ôtées. Il ne reste que ce qui est d'un intérêt humain général. Les contes sont des schémas totalement abstraits.
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