Auteur : Marie-Louise von Franz
Traducteur : Francine Saint René Taillandier-Perrot
Date de saisie : 05/07/2006
Genre : Psychologie, Psychanalyse
Editeur : la Fontaine de Pierre, Paris, France
Collection : Psychologie, n° 1
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-902707-30-0
GENCOD : 9782902707300
Marie-Louise von Franz, qui fut pendant près de trente ans la collaboratrice de C.G. Jung dans les recherches décisives qui occupèrent la seconde partie de sa vie, est généralement reconnue comme sa continuatrice la plus fidèle et la plus originale. Psychothérapeute, écrivain, conférencière internationale, elle a assuré dans le monde entier la présence vivante du génie de Jung.
Le célèbre conte fantastique d'Apulée lui fournit l'occasion d'une illustration de la psychologie des profondeurs, fourmillante de vues incisives et d'applications pratiques.
La métamorphose en âne du héros Lucius conduisant à son initiation aux mystères d'Isis et Osiris met en lumière la façon dont les "cultes secrets" de l'antiquité revivent, renouvelés, dans l'individuation junguienne.
Ce livre peut être considéré comme l'équivalent, pour la psychologie masculine, d'un autre ouvrage de Marie-Louise von Franz, La Femme dans les contes de fées. Il est le premier d'une série de sept études consacrées aux contes, le tout formant un ensemble unique sur ce sujet, tant par son ampleur que par la merveilleuse perspicacité de l'auteur. Cette oeuvre répondra de plus au renouveau d'intérêt que la littérature orale et les contes de fées suscitent de nos jours.
Marie-Louise von Franz a été la plus proche collaboratrice de C.G. Jung et la plus représentative. Née le 4 janvier 1915 en Autriche, elle avait trois ans quand ses parents se fixèrent en Suisse. Elle y vécut jusqu'à sa mort et en prit la nationalité. Elle fit des études de philologie classique et passa sa thèse de doctorat en 1940.
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LA VIE D'APULEE ET SES VUES PHILOSOPHIQUES.
C.G. Jung tenait en haute estime l'Ane d'Or d'Apulée et me suggéra, à plusieurs reprises, d'en faire une étude. Je dois dire qu'au début je ne sus comment l'aborder. Je compris dès l'abord que tous les éléments de l'ouvrage étaient absolument essentiels et indissociables et que, grâce à la clef fournie par la psychologie junguienne, une interprétation cohérente devait en être possible. Cependant, je ne savais comment y parvenir. Afin de découvrir la composition de l'ouvrage, je commençai par noter ce que le héros, Lucius, expérimenta lui-même, c'est-à-dire sa transformation en âne et toutes les mésaventures qui s'ensuivirent jusqu'au moment où il fut sauvé ; j'écartai provisoirement les récits insérés, afin d'obtenir un développement suivi. D m'apparut alors que si l'on séparait, par une ligne horizontale, les épisodes concernant Lucius de toutes les anecdotes incidentes, et qu'on reliât ces deux séries d'événements, on obtenait le schéma ci-après.
Cela m'amena à poser une seconde hypothèse : je me demandai si le rapport entre les anecdotes insérées et l'histoire principale ne serait pas analogue à celui qui existe chez un individu entre sa vie concrète et ses rêves. Nous avons en effet une vie diurne durant laquelle nous arrivent toutes sortes de bonnes et de mauvaises fortunes, et, la nuit, des histoires nous sont contées : l'important est d'essayer de comprendre comment les deux s'articulent. Pourquoi, me dis-je, ne pas traiter ces récits annexes comme des rêves intercalés à l'intérieur de l'autre récit ? A quelques nuances près, j'eus--le sentiment qu'on-pouvait les envisager de ce point de vue.
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