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La salamandre

Couverture du livre La salamandre

Auteur : Jean-Christophe Rufin

Date de saisie : 18/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-07-077410-4

GENCOD : 9782070774104

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  • La présentation de l'éditeur

«"... cette mer si bleue qu'il n'y a que le sang qui soit plus rouge" : longtemps, cette métaphore énigmatique de Claudel est restée pour moi une simple image poétique. Au Brésil, elle a commencé de prendre un sens inattendu et presque prophétique.
À chaque séjour et sans nécessité, j'avais l'habitude de rendre visite au consul que la France entretient, Dieu sait pourquoi, à Recife. Cette année-là, je trouvai ce brave homme livide et bouleversé. Peu avant mon arrivée, il s'était occupé d'une Française dont il me raconta l'affaire en quelques mots. Nos diplomates sont préparés aux drames mais guère à ceux de l'amour. Le pauvre consul rougissait. Nous visitions le fort du Brum quand il me fit cette confidence. Les murs blanchis réverbéraient le soleil et la touffeur de l'air pouvait expliquer la suée du fonctionnaire. Je comprenais pourtant qu'une émotion plus profonde en était la véritable cause.
De ce jour, je décidai de tout savoir sur cette femme.»





  • La revue de presse Laurent Seksik - Le Point du 4 avril 2005

Il y a un mystère Jean-Christophe Rufin. L'écrivain-médecin aurait pu, auréolé de l'immense succès de «Rouge Brésil», prix Goncourt 2001, se retirer dans ses campagnes, savourer une rente, exploiter les ficelles, écrire des «Orange Salvador» ou des «Noir Cuba». Mais Rufin est avant tout un aventurier, pour qui action et réflexion, éthique et esthétique, réel et fiction semblent indissociables... Rufin se met dans la peau d'une femme, une peau qui n'a pas le cuir très dur, une femme qui n'est pas de celles qui guerroient... Même si le roman ne se veut pas une réflexion sur les rapports de l'Occident avec le tiers-monde, cette quête d'absolu, cette ivresse amoureuse où la figure compassionnelle transparaît sous le masque de la femme éprise renouent avec les fils de la pensée de l'auteur d'«Armara et les causes perdues».

Pourtant, au-delà de l'aspect métaphorique, c'est surtout ce portrait de maîtresse ardente jusqu'au sacrifice que l'on retient. «La salamandre» est un beau livre aux accents lyriques sur les heures de la vie d'une femme dont la raison et le destin se perdent dans la folie du bout du monde.


  • La revue de presse Philippe Perrier - Lire de mars 2005

Il existe, dans le ciel austral, une constellation peu connue et presque invisible : celle du Caméléon. En ouvrant le dernier Rufin, avant de penser à la salamandre, c'est bien lui, le caméléon, qui vient à l'esprit. Comment ? Passer avec une telle facilité de l'essai politique au roman historique, du roman historique à la science-fiction et, désormais, de la science-fiction au roman sentimental ! Il y a chez lui une fraîcheur à la Pagnol : il ne sait pas que c'est impossible, donc, il le fait. Et avec quel talent ! La salamandre, donc, est un roman sentimental, une harmonique que Rufin n'avait jamais touchée... Il n'empêche. Nom de Dieu, quel conteur ! (Pourquoi ce mot est-il en France si peu valorisé ?) Quel courage, aussi, d'assumer une sensibilité féminine jusqu'au bout de l'embrasement, et de le faire avec un tact dont, soyons honnête, on ne le pensait pas capable...



  • Le message de l'auteur

«"... cette mer si bleue qu'il n'y a que le sang qui soit plus rouge" : longtemps, cette métaphore énigmatique de Claudel est restée pour moi une simple image poétique. Au Brésil, elle a commencé de prendre un sens inattendu et presque prophétique.
À chaque séjour et sans nécessité, j'avais l'habitude de rendre visite au consul que la France entretient, Dieu sait pourquoi, à Recife. Cette année-là, je trouvai ce brave homme livide et bouleversé. Peu avant mon arrivée, il s'était occupé d'une Française dont il me raconta l'affaire en quelques mots. Nos diplomates sont préparés aux drames mais guère à ceux de l'amour. Le pauvre consul rougissait. Nous visitions le fort du Brum quand il me fit cette confidence. Les murs blanchis réverbéraient le soleil et la touffeur de l'air pouvait expliquer la suée du fonctionnaire. Je comprenais pourtant qu'une émotion plus profonde en était la véritable cause.
De ce jour, je décidai de tout savoir sur cette femme.» (Présentation de l'éditeur)


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