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Champion de sa rue

Couverture du livre Champion de sa rue

Auteur : Bernard Morlino

Date de saisie : 23/07/2004

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Castor astral, Bègles, France

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-85920-551-5

GENCOD : 9782859205515


  • La présentation de l'éditeur

LA PRESENTATION DE L'EDITEUR : Comme ses parents ont disparu, le narrateur lutte avec le langage pour leur redonner vie. Ils l'ont fait de chair et de sang, il les restitue d'encre et de papier. Mais le fantôme du père domine les souvenirs. Jusqu'à sa mort, l'homme anima une épicerie et un quartier, au point de devenir le champion de sa rue. Il était adulé tant par Joséphine Baker, Jean Cocteau, Gary Cooper ou Giovanni Agnelli que par une foule d'anonymes. Pour lui, fils d'immigrés italiens, la vie ressemblait à un terrain de football, avec des limites à respecter. Héros des humbles, il gagna sa liberté au prix d'un labeur incessant. L'écrivain ramène la terre sur la tombe de son père comme celui-ci le bordait dans son lit. Toute une famille renaît à travers ce vibrant hommage au père.

Bernard Morlino est né à Nice en 1952. Chroniqueur littéraire, il fait oeuvre de mémorialiste avec des livres comme Manchester Memories ; Louis Nucera, achevé d'imprimer ou Berl, Morand et moi (Le Castor Astral).





  • La revue de presse Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur

Par les temps qui courent, les pères sont devenus le premier sujet de littérature et se partagent la gloire des procès jamais clos, des questions sans réponse, des secrets que la vie n'éclairera plus sous le poids d'amertume ou de remords qu'elle dépose dans la mémoire désolée des fils. Combien de vocations romanesques sont nées de ces intimes désastres ? De ce point de vue, Bernard Morlino fait déjà figure d'écrivain rare: à la différence de la majorité de ses semblables, il ne hait point son géniteur, et n'estime pas davantage devoir le «tuer», ainsi qu'il est formellement conseillé. Son père est mort, et il ne s'en remet pas, au contraire... «La langue maternelle de mon père était le silence», écrit Bernard Morlino, qui a justement le génie de donner à ce silence les mots qui pouvaient le traduire le mieux...


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