Passion du livre - tout sur le livre : Celui qui a peur du loup

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Celui qui a peur du loup

Couverture du livre Celui qui a peur du loup

Auteur : Karin Fossum

Traducteur : Alex Fouillet

Date de saisie : 08/11/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Lattès, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-7096-2600-2

GENCOD : 9782709626002

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

La vieille Hadlis Horn est retrouvée morte sur les marches de sa petite ferme par un garçon de douze ans, pensionnaire à l'orphelinat local, Kannick. Ce dernier raconte, hors d'haleine, à la police qu'il a aperçu un individu dissimulé par les arbres dans la forêt qui ressemblait à Errki Johrma, malfaiteur local échappé d'un centre psychiatrique. La recherche d'Errki est tout de suite lancée.
Le lendemain de la découverte macabre, la banque locale subit un hold up. Le braqueur prend un jeune homme en otage. Le commissaire Konrad Sejer, soupçonne trop tard qu'un lien peut exister entre ces deux enquêtes.





  • Les premières lignes

Un rayon aveuglant s'abattit d'entre les arbres.
Le choc le fit s'arrêter net. Il ne s'y attendait pas. Il avait quitté son lit, avait lentement traversé la maison obscure, encore à moitié endormi, puis était sorti sur le perron. Où il rencontra le soleil.
Celui-ci pénétra dans son oeil comme une alêne. Il leva brusquement les mains à son visage, mais la lumière poursuivit sa course, se fraya un chemin à travers les cartilages et les os pour parvenir dans les ténèbres du crâne. Tout y prit une éclatante blancheur. Les idées partirent dans tous les azimuts, atomisées. Il voulut crier, mais il ne criait jamais, c'était indigne de sa part. Au lieu de cela, il serra les dents et resta aussi immobile sur les marches qu'il le put. Il se passait quelque chose. La peau de son crâne se contracta, lui faisant ressentir un picotement d'intensité croissante. Il porta les mains à sa tête et se mit à trembler. Il sentit que ses yeux étaient tirés sur les côtés, que ses narines se dilataient jusqu'à atteindre le diamètre d'un trou de serrure. Il geignit faiblement, tenta de se modérer, sans parvenir à s'opposer à la violence de ces forces. Ses traits s'effacèrent lentement. Il ne resta qu'un crâne nu recouvert de peau blanche transparente.
Il lutta fébrilement et gémit tout bas, essaya de palper son visage, de vérifier qu'il n'avait pas disparu. Son nez était devenu mou et répugnant. Il baissa la main. Il avait détruit le peu qui restait, sentait distinctement qu'il se délabrait et perdait sa forme à la manière d'une prune pourrie.


Copyright : Studio 108 2004-2009 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli