Auteur : Jean-Louis Thiériot
Date de saisie : 22/02/2005
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-87706-552-8
GENCOD : 9782877065528
28 juin 1914. À Sarajevo, l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie, l'archiduc François-Ferdinand, tombe sous les balles d'un nationaliste serbe. Un mois plus tard, l'Europe est en guerre. Avec sa disparition, la «Belle Époque» s'achève. Un monde disparaît.
En 1919, par les traités de Versailles et de Trianon, les Alliés victorieux démembrent l'Empire des Habsbourg. Alors qu'ils croyaient consolider la paix, ils créent les conditions d'une guerre à venir, encore plus terrible que la précédente.
François-Ferdinand avait consacré toute son existence à conjurer ce péril. En vain, puisqu'il n'a jamais pu régner.
Sa vie est pourtant captivante. Elle révèle un personnage hors du commun, amoureux passionné, visionnaire politique, tragiquement marqué par le destin, devenu l'héritier du trône à la suite d'une longue série de malheurs, dont la mort de son cousin Rodolphe, le suicidé de Mayerling, ne fut pas le moindre.
Cette biographie, la première publiée en France depuis 1932, remet en lumière cette personnalité méconnue et capitale de l'histoire de l'Europe.
Jean-Louis Thiériot, né en 1969, est avocat à la Cour et historien. Familier de l'Autriche, il entretient avec ce pays des relations familiales et professionnelles nombreuses. Il a notamment travaillé à l'ambassade de France à Vienne où est né le projet de ce livre.
Il est probable que dans les premiers mois de l'année 1914, l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche ait eu une conscience plus aiguë de la fragilité de son sort. L'impératrice Zita rapporte, qu'à cette époque, il avait confié à son cousin Charles, le futur dernier empereur d'Autriche, proclamé bienheureux par le pape Jean-Paul II : «Je sais que je serai bientôt assassiné.» Peu avant de partir pour le «cyclone des Balkans», il avait lancé : «Ça ne m'étonnerait pas que quelques balles serbes m'attendent là-bas.» Prémonitoire hélas !
Le prince héritier qui échappa à un premier attentat, allait tomber avec sa femme Sophie, sous les coups du second. Il avait été décidé de modifier le parcours qu'il devait emprunter le lendemain, 28 juin, et son entourage avait donné son accord. Malheureusement, on oublia de prévenir le chauffeur. La Première Guerre mondiale aurait-elle éclaté sans ce crime ?... Aucun auteur français n'avait accordé d'intérêt à l'archiduc François-Ferdinand, depuis 1932. «Il a mené une vie étonnante, vécu une histoire d'amour hors du commun, et connu un destin de roman policier», commente M. Thiériot, visiblement attaché à ce personnage dont on n'a retenu que les circonstances de sa mort...
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