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Fleurs de coton

Couverture du livre Fleurs de coton

Auteur : Tie Ning

Traducteur : Véronique Chevaleyre

Date de saisie : 19/02/2005

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bleu de Chine, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-910884-88-8

GENCOD : 9782910884888


  • La dédicace de l'auteur

Quand j'ai lu ce livre en chinois pour la première fois, j'ai été conquise par la beauté tragique de cette évocation d'une guérilla en milieu rural, par le contraste entre les champs immémoriaux et solitaires et la fièvre, la fureur, les sourdes passions qui grouillent alentour, par Xiao Chouzi le vilain petit canard, Qiao le beau cygne froid, Lao You l'enfant timide qui a honte de ses chaussures et Guo le petit débrouillard. C'est une narration étonnante où les résistants se font ouvrir le passage par les miliciens pro-japonais, où quelques fleurs de coton de mauvaise qualité sont une tache sur l'honneur d'une fille et où même les chants de propagande parlent de coton. C'est un livre que j'aime parce qu'on y apprend quelque chose, qu'il donne un éclairage autre sur une période fondatrice de la Chine moderne. Le mythe du héros «rouge», pur, toujours bienveillant envers ses camarades, toujours prêt à accepter les autres dans leur différence s'écroule devant la peinture sombre de jeunes combattants animés par la luxure, la jalousie, pourris par le mépris. Et pourtant, on sent une nostalgie pour cette époque de violence, comme si une fois le pire ou le meilleur sorti d'eux-mêmes par la guerre de résistance contre l'envahisseur japonais, les survivants y avaient épuisé l'essence et le sel de la vie.

Véronique Chevaleyre, traductrice de l'ouvrage



  • La présentation de l'éditeur

L'histoire se déroule dans la Chine des années 1930, à la campagne. La vie est rythmée par la culture du coton : les enfants jouent au marchand de coton ; le critère de respectabilité réside dans la qualité des fleurs produites par son champ. Et lorsque l'on fait du troc, c'est au moyen du précieux duvet... Deux garçons deux filles. Ils s'aiment, se détestent, se trahissent, se tuent. Entre les expédients parfois douteux des adultes et l'ambiguïté des engagements politiques, chacun essaie de suivre son chemin. La menace japonaise arrive, qui vient tout bouleverser. Garçons et filles entrent en résistance, les uns sérieusement, les autres comme un prolongement de leurs amusements d'enfants. Mais la guerre n'est pas un jeu. Quarante-cinq ans plus tard, à l'occasion d'un voyage en train, le dernier survivant est rattrapé par ses souvenirs. La nostalgie adoucit la cruauté de cette chronique d'années folles, qui est aussi une ode à l'éveil du désir et une peinture des pulsions les plus troubles.
C'est, par touche, un tableau qui s'esquisse avec les relations humaines au sein des communautés villageoises, le cours de l'Histoire alors marquée par la présence japonaise et la résistance des Chinois à celle-ci. Comment les enfants trouvent-ils leur place dans ce monde ? Comment deviennent-ils des adultes, par leur évolution propre, mais aussi par nécessité historique ? Tie Ning aborde ces sujets dans une oeuvre ciselée, pleine de finesse.




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