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Vivre dans le feu : confessions

Couverture du livre Vivre dans le feu : confessions

Auteur : Marina Tsvetaeva

Préface : Tzvetan Todorov

Traducteur : Nadine Dubourvieux

Date de saisie : 21/08/2006

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : R. Laffont, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-221-09953-7

GENCOD : 9782221099537


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 17 mars 2005

«L'âme grandit de tout, surtout des pertes.» Pour Marina Tsvetaeva, l'un des grands poètes russes du siècle passé, l'âme seule comptait : «Dans mes veines coule non pas du sang, mais de l'âme.» Qu'est-ce que l'âme ? C'est l'absolu ­ la «salamandre» : «Les salamandres dansent, Et Marina pense : ­ Comme c'est bien de vivre dans le feu !» Tzvetan Todorov propose aujourd'hui des morceaux choisis et commentés de sa correspondance et de ses carnets intimes. En attendant la publication intégrale des seconds par les éditions des Syrtes, ce livre permet de suivre le destin d'une femme, d'un poète, d'une âme donc, à qui rien ne fut épargné mais qui, sans cesse, chaque matin, à chaque ligne, renaquit... Le monde culturel français ne la reconnut jamais : on lira, par exemple, comment elle traduit Pouchkhine, et explique magnifiquement ses choix à un Paulhan que ça n'intéresse pas. Marina a perdu, souffert, encaissé ; tout est ici noté, et c'est comme si tout ne cessait de la purifier, de l'élever... On lit Tsvetaeva à faible dose : son esprit-corps, en combustion sur la page, ne peut se regarder trop longtemps fixement. Elle est en état d'intensité perpétuelle... Boris Pasternak la résume ainsi : «Tsvetaeva était une femme à l'âme virile, active, décidée, conquérante, indomptable. Dans sa vie comme dans son oeuvre, elle s'élançait impétueusement, avidement, presque avec rapacité vers le définitif et le déterminé ; elle alla loin dans cette voie et y dépassa tout le monde.»


  • La revue de presse Daniel Rondeau - L'Express du 14 février 2005

Marina Tsvetaeva (1892-1941) est l'une des plus grandes voix de la poésie russe. Avec ses formules syncopées, rythmées par une syntaxe moderniste, elle mettait le monde et ses propres élans en musique. Marina servit de référence à de nombreux poètes. Citons par exemple Joseph Brodsky, qui ne nous déçoit jamais. Tsvetaeva avait été son «étoile du berger» et elle lui avait appris à être exigeant avec sa conscience, vivant soumise en permanence à un Jugement dernier personnel, en l'absence du Très-Haut ou sans attendre sa venue... Femme salamandre, oiseau phénix, vestale de l'incandescence, dans un état de perpétuelle exaltation qui ressemblait à une fureur sacrée, Tsvetaeva avait peu de dispositions pour la vie terrestre. «J'aime le ciel et les anges, disait-elle : là-haut, avec eux, je saurais m'y prendre.»... L'absolu était son pain et son vin quotidiens. Elle ne les trouvait que dans la purification des mots. C'est aussi dans ses propres poèmes qu'elle cherchait le «nuage d'or» de la liberté et le point secret de toute vérité... Ses carnets et ses lettres dessinent les paysages d'un royaume intérieur (le «troisième royaume, disait-elle, en dehors du bien et du mal»), mais ils disent aussi le poids d'un malheur démesuré, jusqu'à son suicide...


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