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Vera ou les Nihilistes : Pièce en quatre actes et un prologue

Couverture du livre Vera ou les Nihilistes : Pièce en quatre actes et un prologue

Auteur : Oscar Wilde

Traducteur : Michel Borel

Date de saisie : 27/08/2006

Genre : Théâtre

Editeur : Ed. de l'Amandier, Paris, France

Collection : Théâtre

Prix : 10.37 € / 68.02 F

ISBN : 978-2-907649-97-1

GENCOD : 9782907649971


  • La dédicace de l'auteur

Véra ou les Nihilistes, c'est Oscar Wilde jeune, dans toute la générosité et le naïveté de son art débutant ; la traduire, c'était la promesse d'une véritable bouffée d'air et de jeunesse. Je n'y ai pas résisté.
De bonne facture - l'auteur maîtrise d'emblée l'écriture dramatique - la pièce, dans sa grande simplicité, est rafraîchissante. C'est vrai que tous ses personnages y sont simples : Véra et Alexis, les héros, purs et sans concessions dans leur esprit mais pourtant pris au piège de la dualité de leur devoir et de leur amour, le groupe des conjurés qui, comme des pantins, manifestent une intransigeance unitaire et stéréotypée, la cupidité naïve des ministres, et même le cynisme jubilatoire du prince Maraloffski dont le rêve est d'attacher son nom à une sauce ; et tous, par le tracé très épuré de leurs profils, contribuent à donner à la pièce sa limpidité.
Rendre cette fraîcheur, cette simplicité, quel plaisir pour un traducteur ! Alors pourquoi le bouder et priver les lecteurs et ceux qui voudront jouer Véra - je pense d ‘abord aux jeunes car c'est une oeuvre pour eux - d'y succomber eux-aussi ?

Michel Borel


  • La dédicace de l'auteur

Véra ou les Nihilistes, c'est Oscar Wilde jeune, dans toute la générosité et la naïveté de son art débutant ; la traduire, c'était la promesse d'une véritable bouffée d'air et de jeunesse. Je n'y ai pas résisté.
De bonne facture - l'auteur maîtrise d'emblée l'écriture dramatique - la pièce, dans sa grande simplicité, est rafraîchissante. C'est vrai que tous ses personnages y sont simples : Véra et Alexis, les héros, purs et sans concessions dans leur esprit mais pourtant pris au piège de la dualité de leur devoir et de leur amour, le groupe des conjurés qui, comme des pantins, manifestent une intransigeance unitaire et stéréotypée, la cupidité naïve des ministres, et même le cynisme jubilatoire du prince Maraloffski dont le rêve est d'attacher son nom à une sauce ; et tous, par le tracé très épuré de leurs profils, contribuent à donner à la pièce sa limpidité. Rendre cette fraîcheur, cette simplicité, quel plaisir pour un traducteur ! Alors pourquoi le bouder et priver les lecteurs et ceux qui voudront jouer Véra - je pense d ‘abord aux jeunes car c'est une oeuvre pour eux - d'y succomber eux-aussi ?

Michel Borel, traducteur de l'ouvrage



  • La présentation de l'éditeur

Véra ou les Nihilistes est la première pièce de théâtre d'Oscar Wilde, écrite au début des années 1880, à un peu plus de vingt ans et quelques dix ans avant ses oeuvres dramatiques les plus connues.
D'inspiration romantique, elle présente un certain intérêt historique par sa coïncidence avec plusieurs événements importants. Tout d'abord, elle fut écrite peu avant l'assassinat d'Alexandre II, tsar réformateur, dont on pourrait penser qu'Oscar Wilde souhaitait souligner les qualités et l'oeuvre réformatrice à travers le personnage d'Alexis.
Véritable hymne à la liberté des peuples (la mère d'Oscar Wilde, Spéranza, militait hardiment pour la cause de l'Irlande), elle arriva aussi à un moment critique de la crise irlandaise. Et bien qu'elle eût dû être jouée à Londres à cette époque - les répétitions étaient en commencées - elle fut interdite.
Ce n'est que lors de la longue tournée de conférence de l'auteur aux États-Unis (1882-1883), qu'elle sera enfin montée. Elle ne tiendra que quelques jours l'affiche à New-York, mais poursuivra tout de même sa carrière en tournée.
Véritable oeuvre de jeunesse, d'inspiration romantique, empreinte de pureté et de naïveté, elle est intéressante à plus d'un point.
D'abord elle montre combien, dès ce coup d'essai, l'auteur maîtrise l'écriture dramatique. Et même s'il s'y exprime des sentiments que l'on ne retrouvera plus sous cette forme dans la suite de son oeuvre de théâtre, on y trouve déjà des touches de ce qui fait l'originalité d'Oscar Wilde. Ainsi, dans Véra ou les Nihilistes, de nombreux traits montrent combien l'auteur a déjà pris, malgré les apparences, du recul par rapport à la tradition du théâtre romantique : le cynisme jubilatoire et provoquant du Prince Paul Maraloffski, assaisonné de conditions culinaires du meilleur aloi, donne un côté attrayant au personnage et témoigne de la sympathie qu'Oscar Wilde lui accorde ; la naïveté obtuse et primaire des conspirateurs est déjà une marque de l'indépendance d'esprit de l'auteur ; la résignation réaliste que traduit le "bon sens populaire" de Pierre, le père de Véra, au prologue (Dieu et le tsar y pourvoiront...) est loin de la bienséance romantique.
Véra ou les Nihilistes est indissociable de l'oeuvre d'oscar Wilde et mérite d'être connue de tous ceux qui aiment cette oeuvre et cherchent à mieux l'apprécier.


  • La présentation de l'éditeur

Véra ou les Nihilistes est la première pièce de théâtre d'Oscar Wilde, écrite au début des années 1880, à un peu plus de vingt ans et quelques dix ans avant ses oeuvres dramatiques les plus connues.
D'inspiration romantique, elle présente un certain intérêt historique par sa coïncidence avec plusieurs événements importants. Tout d'abord, elle fut écrite peu avant l'assassinat d'Alexandre II, tsar réformateur, dont on pourrait penser qu'Oscar Wilde souhaitait souligner les qualités et l'oeuvre réformatrice à travers le personnage d'Alexis.
Véritable hymne à la liberté des peuples (la mère d'Oscar Wilde, Spéranza, militait hardiment pour la cause de l'Irlande), elle arriva aussi à un moment critique de la crise irlandaise. Et bien qu'elle eût dû être jouée à Londres à cette époque - les répétitions étaient commencées - elle fut interdite.
Ce n'est que lors de la longue tournée de conférence de l'auteur aux États-Unis (1882-1883), qu'elle sera enfin montée. Elle ne tiendra que quelques jours l'affiche à New-York, mais poursuivra tout de même sa carrière en tournée.
Véritable oeuvre de jeunesse, d'inspiration romantique, empreinte de pureté et de naïveté, elle est intéressante à plus d'un point.
D'abord elle montre combien, dès ce coup d'essai, l'auteur maîtrise l'écriture dramatique. Et même s'il s'y exprime des sentiments que l'on ne retrouvera plus sous cette forme dans la suite de son oeuvre de théâtre, on y trouve déjà des touches de ce qui fait l'originalité d'Oscar Wilde. Ainsi, dans Véra ou les Nihilistes, de nombreux traits montrent combien l'auteur a déjà pris, malgré les apparences, du recul par rapport à la tradition du théâtre romantique : le cynisme jubilatoire et provoquant du Prince Paul Maraloffski, assaisonné de conditions culinaires du meilleur aloi, donne un côté attrayant au personnage et témoigne de la sympathie qu'Oscar Wilde lui accorde ; la naïveté obtuse et primaire des conspirateurs est déjà une marque de l'indépendance d'esprit de l'auteur ; la résignation réaliste que traduit le "bon sens populaire" de Pierre, le père de Véra, au prologue (Dieu et le tsar y pourvoiront...) est loin de la bienséance romantique.
Véra ou les Nihilistes est indissociable de l'oeuvre d'oscar Wilde et mérite d'être connue de tous ceux qui aiment cette oeuvre et cherchent à mieux l'apprécier.




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