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Chambre noire à Pékin

Couverture du livre Chambre noire à Pékin

Auteur : Pierre-Jean Remy

Date de saisie : 19/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-226-15083-7

GENCOD : 9782226150837


  • La revue de presse Olivier Delcroix - Le Figaro

C'est le livre d'un voyageur sur le retour. Un roman-miroir, irrigué de souvenirs séchés, traversé par un flot de fulgurances contemporaines... Son récit, serré comme un grand panier tressé, s'égrène à l'imparfait du narratif. 517 pages d'un roman-bilan à travers le portrait d'un homme en proie à l'angoisse du temps qui passe. Trente ans après y avoir vécu, Denis, romancier à la gloire flétrie, redécouvre Pékin en pleine métamorphose, entre bulldozers et restaurants branchés. Appareil photo au poing, il repart sur ses propres traces et comprend peu à peu que son amour pour la Chine est demeuré intact. Et que là, du moins, le temps n'y fait rien. Pékin comme une chambre noire, la Chine comme un royaume révélateur... Ce cinquante-deuxième roman dresse le portrait chinois d'un mandarin de l'Académie française, qui n'est plus aussi impénétrable qu'il le souhaiterait... Pierre-Jean Remy, de son vrai nom Jean-Pierre Angremy, aura usé comme on sait depuis son premier roman de toute une collection de pseudonymes, aussi variés qu'attrayants : Nicolas Meilcom, Raymond Marlot ou encore Pierre Lempety. Autant de masques derrière lesquels se révèle finalement cet impénitent romancier doublé d'un merveilleux poète, ce que l'on connaît moins...


  • La revue de presse Laurent Seksik - Le Point

On croit que la vie des Etats est différente de celle des hommes. Que les êtres dérivent plus vite que les continents. On imagine qu'il en faut des révolutions pour qu'un peuple tout entier change, alors que pour un être il suffit de laisser faire le temps. «Chambre noire à Pékin», le nouveau roman de Pierre-Jean Rémy, nous montre qu'il n'en est rien. La dernière histoire de l'académicien-diplomate se passe dans la Chine contemporaine, un pays que l'auteur connaît bien pour y avoir consacré des années de sa vie et plusieurs de ses livres. Elle raconte la soixantaine d'un homme, un moment de l'existence que l'écrivain apprend à éprouver. Notre héros, Denis, romancier en fin de carrière, amoureux en pleine déconfiture, peinant tout autant à conserver ses lecteurs qu'à garder ses conquêtes, revient dans le pays que, trois décennies plus tôt, il a aimé et où il fut aimé... Pierre-Jean Rémy brosse un tableau émouvant, une fresque, et fait de ce «Chambre noire à Pékin» le foisonnant récit de deux instantanés, deux moments d'existence pris sur le vif et sans clichés. Un diptyque, avec Pékin en toile de fond. Pékin et ses révolutions, les mortelles et les douces, cité qu'on dirait toujours interdite et dont l'auteur parvient à dévoiler le secret des métamorphoses avec la même force qu'il sait décrire le mystère des vies successives d'un homme.


  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur

Depuis son entrée en littérature, Pierre-Jean Rémy s'est attaché à jeter un pont entre l'Orient et l'Occident. Dans son nouveau roman, il confronte sa Chine du dedans avec celle du dehors. C'est pour exprimer cette dualité que le narrateur se dédouble. Il est d'abord l'écrivain prolixe et cultivé invité à donner des cours de littérature à l'université de Pékin. Et qui reprend, presque sans y croire, la route d'un monde dont la Révolution culturelle l'a chassé trente ans auparavant. Puis il y a l'autre, un jeune homme qui lui ressemble, Denis, arrivé à Pékin en 1964, en pleine gloire. Il vient en effet de recevoir un prix littéraire pour son premier roman. A l'époque, le voyage en Chine s'effectue encore par la mer. Et même par avion, il ressemble à une véritable odyssée... La Chine éternelle qu'il poursuit se dérobe sans cesse à lui. Un certain dépit se dégage de cette traque. Car autrefois, vivre à Pékin était le privilège de quelques happy few. A présent, des hordes de touristes piétinent son sol. Le narrateur se sent désormais exilé sur cette terre qui lui a si longtemps appartenu. Avec cette plongée dans un «temps de mémoire gelée», Pierre-Jean Rémy donne l'un de ses meilleurs textes...


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