Auteur : Allen Ginsberg
Traducteur : Robert Cordier | Jean-Jacques Lebel
Date de saisie : 21/08/2006
Genre : Poésie
Editeur : Bourgois, Paris, France
Prix : 13.00 € / 85.27 F
ISBN : 978-2-267-01745-8
GENCOD : 9782267017458
Un grand texte se doit d'avoir un titre génial. Il en va ainsi du poème, absolument «culte», d'Allen Ginsberg, Howl, qu'on traduirait par «hurler» ou «mugir». Un cri de rage, qui ne retombera pas de sitôt dans le silence. Clamée dans une prose révolutionnaire à la Six Gallery de San Francisco le 13 octobre 1955, cette virulente critique du rêve américain sidère son auditoire. Un choc. Comme le symbole de la révolte à venir d'une certaine jeunesse américaine antimilitariste, qui découvrait l'étrange Allen Ginsberg et ses drôles de copains, pionniers du mouvement beatnik.
Mais qui est donc Allen Ginsberg ? Né en 1926 de parents juifs, le garçon, grand amoureux des écrits de Walt Whitman, entre en 1942 à l'université de Columbia pour étudier la littérature, devenir avocat peut-être. Là-bas - mais pas forcément dans les amphithéâtres -, le jeune homme sérieux croise le chemin de quelques délinquants bien peu fréquentables nommés Jack Kerouac, Neal Cassady ou William S. Burroughs. En leur compagnie, il expérimente la drogue, benzédrine et marijuana, et le sexe sans tabou... Après quelques déboires judiciaires, Ginsberg décide de stopper les sottises. Il se calme. Même s'il n'arrête pas la poésie (sans être publié), une nouvelle vie commence : il rencontre Dieu, entame une psychanalyse, travaille dans une agence de communication et passe à l'hétérosexualité. Il s'ennuie, et part à San Francisco. C'est dans cette ville qu'éclate sa carrière, et que naît, pour le grand public, la Beat generation. La lecture par l'auteur de Howl en constitue l'accouchement, cris de circonstance inclus... cette nouvelle réédition, en version bilingue*, permet de relire ce grand moment littéraire rebelle. Agrémenté d'autres poèmes de cette époque (dont les sublimes Amérique et L'automobile verte), et au-delà des qualités strictement littéraires, ce volume prend aujourd'hui valeur de document historique...
*A noter la réédition, de Kaddish (Christian Bourgois), poème dédié à la mémoire de sa mère (1961), dans un volume agrémenté d'autres textes rares.
Un grand texte se doit d'avoir un titre génial. Il en va ainsi du poème, absolument «culte», d'Allen Ginsberg, Howl, qu'on traduirait par «hurler» ou «mugir». Un cri de rage, qui ne retombera pas de sitôt dans le silence. Clamée dans une prose révolutionnaire à la Six Gallery de San Francisco le 13 octobre 1955, cette virulente critique du rêve américain sidère son auditoire. Un choc. Comme le symbole de la révolte à venir d'une certaine jeunesse américaine antimilitariste, qui découvrait l'étrange Allen Ginsberg et ses drôles de copains, pionniers du mouvement beatnik... Ce manifeste d'une nouvelle esthétique, divisé en trois parties, s'ouvre sur ces mots : «J'ai vu les plus grands esprits de ma génération détruits par la folie, affamés hystériques nus,/ se traînant à l'aube dans les rues négresses à la recherche d'une furieuse piqûre,/initiés à tête d'ange brûlant pour la liaison céleste ancienne avec la dynamo étoilée dans la mécanique nocturne.» S'ensuit une série de propositions lyriques et provocatrices, introduites dans le premier tiers par des pronoms relatifs, chantant les paradis artificiels, la critique politique ou la liberté sexuelle, avec des mots fort incorrects pour l'époque... cette nouvelle réédition, en version bilingue, permet de relire ce grand moment littéraire rebelle. Agrémenté d'autres poèmes de cette époque (dont les sublimes Amérique et L'automobile verte), et au-delà des qualités strictement littéraires, ce volume prend aujourd'hui valeur de document historique...
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