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Les blondes : une drôle d'histoire, d'Aphrodite à Madonna

Couverture du livre Les blondes : une drôle d'histoire, d'Aphrodite à Madonna

Auteur : Joanna Pitman

Traducteur : Julie Sauvage

Date de saisie : 28/01/2005

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Autrement, Paris, France

Collection : Passions complices

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-7467-0607-1

GENCOD : 9782746706071


  • La revue de presse Alix de Saint André - L'Express du 31 janvier 2005

Certaines questions méritent qu'on leur consacre une vie. Tribu malfamée quoique légendaire, les blondes viennent de trouver leur anthropologue et leur philosophe en la personne de Joanna Pitman. Cette audacieuse journaliste britannique a même risqué le martyre en se faisant teindre, pour vivre son sujet «de l'intérieur»... Sa somme, Blondes. Une drôle d'histoire, d'Aphrodite à Madonna, vient de paraître aux éditions Autrement. Une façon de relire l'histoire de l'humanité. Pas moins. Première surprise, les blondes célèbres, qui font rêver les hommes, ne sont jamais blondes : toutes des fausses ! La blonde naturelle, rare (1 femme sur 20), ne fait guère fantasmer, alors que la fausse, beaucoup plus fréquente (1 femme sur 3), fascine le mâle... La faute à qui ? A Aphrodite, pour les Grecs, Vénus pour les Romains... La déesse de l'Amour était surtout blonde. Et épilée. Les Grecques et les Romaines, plutôt brunes, vont l'imiter... L'empire chrétien déboulonne toutes les statues de Vénus, mais confie sa succession visuelle à Eve, la nouvelle blonde fatale : «Un signe très clair permettait de reconnaître la tentatrice : sa blondeur.»

A l'opposé, évidemment, la Vierge Marie sera brune, au moins jusqu'au XIVe siècle, où les visions de sainte Brigitte vont transformer son iconographie dans toute l'Europe. «Elle eut des visions de la Vierge Marie avec de longs cheveux blonds aussi lumineux que le soleil,... Au XVIIIe, nouveau bouleversement : «En 1775, une belle courtisane parisienne, Rosalie Duthé, eut l'honneur et l'avantage de devenir la première blonde officiellement stupide de l'Histoire. Créature célèbre pour son ineptie, elle avait pris l'habitude d'imposer à ses interlocuteurs de longs silences, lourds de sens, bien sûr... Dieu merci, en 1973, Ilon Spetch, fille de féministe, et alors publicitaire pour L'Oréal, invente la formule «Parce que je le vaux bien !» Dès lors, il ne s'agit plus de se teindre pour plaire aux autres, mais à soi-même d'abord...


  • La revue de presse Karine Papillaud - Lire de février 2005

Pureté épandue sur les épaules de la Vierge Marie, luxure quand elle couvre le corps d'Eve : la chevelure blonde a traversé les siècles au gré de ses contradictions. Jusqu'aux récentes publicités de consoles de jeux qui associent outrageusement l'image de la blondeur et de la sottise. Comment cette couleur de cheveux peut-elle porter autant de fétichismes ? Joanna Pitman, critique de photo pour The Times, anglaise, brunette mais pas sectaire, démêle la question avec sérieux. Et reprend l'histoire des grands mythes féminins dans un livre étonnant d'érudition... Une fois le livre refermé sur ces péripéties capillaires, on ne regarde plus une blonde dans la rue... sans penser à la brune qui est en elle.


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