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La romancière et l'archéologue : mes aventures au Moyen-Orient

Couverture du livre La romancière et l'archéologue : mes aventures au Moyen-Orient

Auteur : Agatha Christie

Traducteur : Jean-Noël Liaut

Date de saisie : 19/08/2006

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Payot, Paris, France

Collection : Voyageurs

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-228-89943-7

GENCOD : 9782228899437


  • La revue de presse Christophe Mercier - Le Figaro du 12 mai 2005

... La Romancière et l'Archéologue suscite la même jubilation qu'Hatari !, le grand film de Howard Hawks sur un groupe de chasseurs blancs en Afrique : l'impression de pénétrer dans l'intimité d'un microcosme cimenté par le travail, l'amitié, et la chaleur humaine.

Alors qu'on est souvent agacé par ces voyageurs britanniques qui, écrivant leurs souvenirs, semblent vouloir faire oeuvre de comiques professionnels, et lassent leur lecteur par la lourdeur d'un «humour anglais» pratiqué comme un système... on s'émerveille du naturel avec lequel Agatha Christie est drôle, sans jamais forcer le ton.

Il se dégage de son livre un charme fou, le charme d'un Orient en paix (même si l'écrivain ne dissimule pas les tensions latentes), le charme de saisons de vacances loin des soucis de l'Europe en pleine montée des périls, le charme de l'insouciance. Laissons pour finir la parole à la chère Agatha : «Je pense, dis-je à Max, que nous avons été vraiment heureux...»


  • La revue de presse Françoise Monier - Lire de mai 2005

Quand une Anglaise raconte ses pérégrinations en Orient avec son mari archéologue, son récit se lit comme un roman. Surtout quand il s'agit d'Agatha Christie ! Lady Agatha partait en Orient-Express avec son époux, Max Mallowan, découvreur - entre autres - de l'ancienne ville d'Ur, une des principales cités de Mésopotamie. Son livre nous transporte aux bords de l'Euphrate, en un temps où de très vieux Bédouins ignoraient encore la chute de l'Empire ottoman, où les cheiks s'exprimaient en paraboles, et les paysans s'inquiétaient plus de leur sépulture que de leur mort. Max explore les tells, ces tertres qui cachent des ruines antiques,... Agatha nettoie les statuettes millénaires avec sa crème de jour, rêvant devant les grandes étendues désertiques qui «respirent la paix absolue». Ce n'est que sur le bateau du retour qu'elle pressentira l'annonce des troubles à venir...


  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 18 février 2005

Que l'on considère Agatha Christie (1891-1976) comme une arrière-grand-mère du polar, un monument qu'on ne visite plus guère, ou qu'on prenne un plaisir toujours renouvelé à retrouver Hercule Poirot, subtilement incarné dans une série télévisée par David Suchet, on sera étonné et amusé en lisant le seul livre qu'elle ait signé du nom de son second mari, Mallowan, cette chronique de leurs expéditions archéologiques au Moyen-Orient dans les années 1930 - qui lui ont inspiré trois de ses plus célèbres livres, Le Crime de l'Orient-Express, Mort sur le Nil et Meurtre en Mésopotamie... Agatha Christie est une chroniqueuse hors pair : un grand talent d'observation, un sens du détail, mais surtout un humour inaltérable et un goût parfait de l'autodérision... Avec Agatha, voyageuse espiègle, on sait tout des mérites comparés des femmes arabes, très réservées - trop - et des femmes kurdes, beaucoup plus libres, des heurts entre les communautés - chrétiens et musulmans notamment -, des problèmes de santé, des découvertes qui enchantent Max, et aussi des mauvaises surprises...


  • La revue de presse Catherine David - Le Nouvel Observateur du 27 janvier 2005

... Un récit de voyage parmi tant d'autres, entre 1934 et 1939, sur les champs de fouilles anglais en Irak et en Syrie, avec tous les détails pratiques du voyage, le choc culturel au quotidien, la gestion des domestiques indigènes, la paie des ouvriers du chantier, des portraits des compagnons de voyage, des anecdotes de voitures enlisées, de camemberts pourris, de pyjamas antimoustiques... Et puis, comme c'est elle qui parle, on l'écoute, on se surprend à déguster chaque historiette, on éclate de rire. Et l'on s'étonne de sa modestie. Agatha Christie est déjà une romancière connue d'une quarantaine d'années quand elle part pour l'Orient avec son second mari, l'archéologue Max Mallowan, qui n'en a que 26. Il ne s'intéresse qu'aux civilisations qui ont «au moins deux mille ans de plus». Elle admire sa compétence et ne perd pas une occasion de lui tresser des lauriers. Mais hélas pour nous, il ne lui vient pas à l'idée de parler de son propre travail. C'est d'autant plus frustrant que ces voyages ont donné naissance à trois romans, «Mort sur le Nil», «le Crime de l'Orient-Express» et «Meurtre en Mésopotamie».
Malgré tout, peu à peu, on se laisse charmer par ce récit sans apprêt, par l'allant de cette quadragénaire et, surtout, par son «humour inoxydable»...


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