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Sang et stupre au lycée

Couverture du livre Sang et stupre au lycée

Auteur : Kathy Acker

Traducteur : Claro

Date de saisie : 23/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Désordres-Laurence Viallet, Monaco, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2-268-05336-3

GENCOD : 9782268053363

en vente sur logo Alapage.com


  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 25 février 2005

Elle a été publiée en France quand on ne dénigrait pas la littérature expérimentale, scandaleuse, ambiguë, pour lui préférer des petites histoires qui se vendent vite et bien - et seront aussi vite oubliées. Ce que certains glorifient comme "les livres que les gens lisent" - ce vague "les gens" désignant généralement non des lecteurs, mais des personnes achetant environ... un livre par an. (Qui se souvient de ce que Mesdames et Messieurs "Les gens" lisaient quand Sylvia Beach et Adrienne Monnier ont eu le courage de publier l'Ulysse de Joyce ?)

Plus aucun titre de Kathy Acker n'était disponible en français avant qu'une jeune éditrice passionnée, Laurence Viallet, ne décide de publier Sang et stupre au lycée (Blood and Guts in Highschool, 1984), qui selon Dennis Cooper, autre auteur américain controversé, "représente la quintessence de l'audace et de la radicalité pour toute une génération". Un roman d'apprentissage picaresque et "destroy", comme on ne disait pas encore, onirique, éclaté, proposant des collages, des fac-similés, des hommages détournés à Properce, au Nathaniel Hawthorne de La Lettre écarlate, à Jean Genet... Bien sûr, certaines conventions - utilisation de diverses typographies, dessins... - apparaissent aujourd'hui comme "datées", symptômes d'époque, mais on aurait tort de s'arrêter à cela pour refuser d'entendre la voix singulière de cette femme... Janey, l'héroïne de Sang et stupre... se promène constamment entre rêve et réalité, entre réflexion et fantasme...


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire de février 2005

Née en 1947, Kathy Acker est une écrivaine de l'avant-garde new-yorkaise des années 1970. Représentant la seconde vague de la Beat generation, cette féministe acharnée rencontre le succès dans les années 1980 grâce à la parution de Sang et stupre au lycée et à ses relectures des Grandes espérances de Dickens ou du Don Quichotte de Cervantès. Atteinte d'un cancer du sein, elle décède à Tijuana en 1997... Paru en 1984 outre-Atlantique et censuré dans différents pays, Sang et stupre au lycée impose une forme novatrice, au-delà de tout repère moral. Avec un ton badin Kathy Acker décrit magnifiquement l'obscénité. Avec son sens inouï de l'intertextualité, elle fait virer son drôle de livre vers l'abstraction, la poésie pure à la Guyotat.


  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 20 janvier 2005

Née en 1948, Kathy Acker est morte d'un cancer du sein en 1997, la même année que William Burroughs et Allen Ginsberg. Elle était une grande figure de la post-beat generation... Sous le titre «Au lycée» et le sous-titre «Marre des parents», Sang et stupre... commence ainsi : «N'ayant jamais su ce qu'était une mère, la sienne étant morte lorsqu'elle avait un an, Janey dépendait de son père en toutes choses et le considérait comme un petit ami, un frère, une soeur, des revenus, une distraction et un père.» C'est en tant que petit ami qu'il faillit, alors qu'elle a dix ans, en se trouvant une autre partenaire, un petit peu plus âgée. «J'ai beau être plus jeune, je suis de la carne sèche, pourrie, putride. Ma fente toute rouge beurk», dit Janey. A la suite de quoi, un dessin pleine page et très expressif (mais en noir et blanc) avec, répétée en dessous, la phrase qu'il illustre : «Ma fente toute rouge beurk.» Il y a beaucoup d'humour dans l'écriture de Kathy Acker... Sang et stupre au lycée manifeste une diversité insensée. Six pages de petits dessins commentés sont consacrés à une «Carte des rêves», une double page étant intitulée «Mes rêves cessent./ Mes visions commencent...»... Il semble que son cancer du sein l'ait tué parce qu'elle n'avait pas assez d'argent pour se confier aux médecins traditionnels et qu'en outre elle n'y tenait pas... «Cancer» était déjà le titre d'un sous-chapitre de Sang et stupre au lycée. «Vous sentez votre tumeur, et vous la choyez, sachant qu'elle ne fera que croître... Elle comprit qu'il est inutile de se suicider quand on a le cancer.»


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