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Vers des civilisations mondialisées ? : de l'éthologie à la prospective

Couverture du livre Vers des civilisations mondialisées ? : de l'éthologie à la prospective

Auteur : Jean-Eric Aubert | Josée Landrieu

Date de saisie : 23/08/2006

Genre : Sociologie, Société

Editeur : Ed. de l'Aube, La Tour-d'Aigues, France

Collection : Société et territoire. Prospective du présent

Prix : 28.00 € / 183.67 F

ISBN : 978-2-7526-0040-0

GENCOD : 9782752600400

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  • La dédicace de l'auteur

Depuis quelques années, je codirige les colloques de "prospective du présent" initiés par le Centre culturel international de Cerisy. Expérience riche chaque fois, que tente de transmettre les actes de ces rencontres.
J'y trouve à chaque fois, par la confrontation de différents points de vue, une source d'élargissement des regards sur les changements qui oeuvrent dans le monde. Ces rencontres sont également des moments privilégiés pour se réinterroger sur les formes de pensée, les fondements des disciplines, les rapports entre les sciences et les émotions...Que nous soyons chercheurs, impliqués ou engagés dans la vie économique, politique ou associative, nous y construisons ensemble des moyens de lutter contre les pensées uniques et contre l'hégémonie qu'exercent les disciplines sur les savoirs et la connaissance.
Ce colloque, comme les précédents, fut riche. Lors de la rencontre de 2001 sur Les Nouvelles raisons du savoir, (Editions de l'Aube, 2002), Jean-Eric Aubert avait émis l'hypothèse qu'avec la mondialisation, une "éthologie des peuples" serait de nature à appréhender dans leur variété les civilisations. Nos perspectives de départ étaient donc fort différentes. Pour lui, et les éthologues réunis - parmi lesquels Dominique Lestel et Vinciane Despret - il s'agissait de renoncer à l'éthologie objectiviste, mécaniste, pour mettre en place une "éthologie prospective" et pour, empruntant à la fois à la discipline éthologie et à la démarche prospective, cheminer vers cette "éthologie des peuples". Pour moi, et ceux qui avaient vécu les précédents colloques, en particulier le colloque Des "Nous" et des "Je" qui inventent la Cité, (Editions de l'Aube, 2003), il s'agissait de poursuivre la réflexion sur les "je et les nous" en l'élargissant à la société monde: reconnaître les différences, les apprécier comme telles, les respecter pour cheminer ensemble et voir en soi ce qui est l'autre. Cette démarche, en lutte contre le réductionnisme de l'universalisme, laisse une grande place à l'expression des initiatives et des connaissances engagées; elle permet de voir ce que l'on ne se donne pas toujours les moyens de voir: la pluralité des formes et des processus de mondialisations et les dangers de la pensée occidentale lorsqu"elle prétende s'imposer de façon hégémonique dans le monde.
A première vue, donc, deux colloques ont cheminé côte à côte. Pourtant l'impossible s'est produit : de cette hétérogénéité de contributions, toutes très riches, est née une subtile interrogation sur le fait civilisationnel et sur le creuset commun à cette diversité: "le sentiment de ce qui fait notre mondialité".
Nul doute que les disciplines scientifiques aient besoin de reconsidérer leurs frontières et leurs liens avec les autres sources de connaissance. Ce que nous avons ressenti dans nos échanges, c'est qu'elles le pourraient d'autant mieux qu'elles se décentreraient de leurs postulats pour trouver dans ce "sentiment de mondialité" un lieu de ressourcement.

Josée Landrieu, une coordonnatrice de l'ouvrage



  • La présentation de l'éditeur

Comment évoluent les civilisations ? Comment leur cours est-il déterminé ? La mondialisation les uniformise-t-elle ? Une communauté mondiale est-t-elle en train de s'établir ? Telles sont les questions qui ont réuni éthologues, anthropologues, sociologues, économistes, philosophes, prospectivistes, à Cerisy en 2003. Un ensemble exceptionnel.

Remarquablement coordonné et organisé par Jean-Éric Aubert et Josée Landrieu, ce livre rassemble des textes de spécialistes de tous les continents et de toutes les grandes cultures. Ils sont organisés autour des données anthropologiques et historiques singulières qui déterminent les comportements individuels et collectifs ainsi que les trajectoires des sociétés et des civilisations ; la révélation de leurs potentialités que les auteurs étudient fonde leurs développements. Alors cet ensemble apporte deux idées fortes : il n'y a pas une mondialisation mais des mondialisations, vécues par les différentes civilisations selon leurs spécificités ; et émerge peut-être une «mondialité» autour de valeurs communes.
Pour étayer ces réflexions, le colloque s'est interrogé sur l'utilité de développer une éthologie des sociétés humaines, élargissant la discipline communément centrée sur les sociétés animales. Des «analyses éthologiques» ont été fournies pour expliquer les systèmes économiques, les religions, les modes de vie, les dispositifs de gouvernance et pour spéculer sur leur devenir. Les pistes méthodologiques ainsi ouvertes renouvellent l'approche des sociétés - comme de la prospective elle-même.




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