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Une sale histoire

Couverture du livre Une sale histoire

Auteur : Luis Sepulveda

Traducteur : François Gaudry

Date de saisie : 26/08/2006

Genre : Essais littéraires

Editeur : Métailié, Paris, France

Collection : Bibliothèque hispano-américaine

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-86424-523-0

GENCOD : 9782864245230

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

C'est un carnet à couverture noire que j'ai toujours sur moi et dans lequel j'écris chaque jour mes doutes, mes étonnements et mes colères. J'y ébauche aussi des articles, des chapitres de roman, des contes, des recettes de cuisine, des déclarations d'intention et des rappels d'engagements que généralement j'oublie. J'ai une relation passionnelle avec ce carnet de moleskine, et je me sens plein de reconnaissance quand un lecteur ou une lectrice complice - c'est pour cela que j'écris, pour nouer des complicités - m'en offre un, vierge et encore sous cellophane. Lorsque j'arrive à la fin des pages que j'ai noircies et que je les relis, telle une brève cérémonie des adieux, avant d'étrenner un nouveau carnet, je découvre que je n'ai pas perdu ma capacité d'étonnement. Relire ces pages, c'est comme rembobiner le film de la vie et la voir défiler fugacement, image par image. Quelle différence entre les articles dans leur version brute et ce qu'ils sont après avoir été élagués pour des raisons de place ! Et comme me paraissent naïves les annotations en marge d'un chapitre, du genre "impossible à mettre" ou "qui sait si ça servira" !
Les textes qui suivent sont extraits de trois carnets de moleskine que j'ai remplis entre janvier 2002 et mars 2004, et, depuis lors, comme l'écrivait Van Gogh à son frère Théo : "Les moulins ne sont plus là mais le vent est toujours le même."





  • La revue de presse Michèle Gazier - Télérama du 12 janvier 2005

Comme bon nombre d'écrivains voyageurs, Luis Sepúlveda parcourt le monde du réel et de l'imaginaire bardé d'un de ces carnets de moleskine... dans lequel il note ses réactions, ses coups de coeur, ses tristesses, des souvenirs. De ces récits épars, sorte de journal sans égotisme, il a fait un livre qu'on lit comme un recueil de nouvelles. Pour notre bonheur, Sepúlveda a la tête politique et la plume romanesque, d'où son art de nous faire suivre une actualité décalée... Et, au bout de ce voyage à travers les mots, les souvenirs et les révoltes, une image de sérénité : celle d'un grand-père (le sien, celui qu'il sera un jour) lisant le Quichotte à ses petits-enfants, puis quittant le monde, heureux. En paix !


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