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Happy end

Couverture du livre Happy end

Auteur : Julie Wolkenstein

Date de saisie : 24/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 16.00 € / 104.95 F

ISBN : 978-2-84682-050-9

GENCOD : 9782846820509


  • La revue de presse Jean-Louis Ezine - Le Nouvel Observateur du 17 février 2005

«Happy End» est un roman réversible, à l'image du sablier qu'on retourne : les personnages y sont vus tantôt dans leur vécu, leurs pensées, leurs amours, tantôt dans la postérité incertaine qu'ils abandonnent au souvenir des autres, de ceux qui restent. On pourrait même dire qu'ils nous apparaissent de façon simultanée ou indifférente dans les deux compartiments du sablier humain, la vie et la mort, l'anthume et le posthume, dans un va-et-vient que rien ne traduira jamais mieux que «la mer, la mer toujours recommencée» de Paul Valéry.
Julie Wolkenstein a un talent très particulier pour installer ses romans (celui-ci est le quatrième) dans l'atmosphère mélancolique des villégiatures balnéaires. Après le très réussi «Colloque sentimental», huis clos d'universitaires en congrès dans une petite ville de la côte atlantique, «Happy End» est un exercice de style aussi éblouissant que riche en émotions violentes sur l'inexorable fuite du temps, observée depuis les villas assiégées par les flots de la côte normande...


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 18 février 2005

Attention, danger d'effondrement. C'est ainsi que l'on pourrait résumer le quatrième livre de Julie Wolkenstein : un long processus de destruction, de vies fracassées, de terrains qui s'affaissent, de maisons qui s'écroulent... Le roman de la chute, en somme. Avec ce titre en forme d'antiphrase ou de clin d'oeil espiègle, Happy End.

Le lecteur n'est pas dupe. Il sait bien qu'à la fin, comme en période de soldes, "tout doit disparaître". Il le pressent dès le premier chapitre. Ce qu'il ignore, c'est la façon implacable dont Julie Wolkenstein va méthodiquement éliminer ses personnages les uns après les autres. Un peu comme si elle s'amusait à transposer les Dix petits nègres sur la côte normande.

Un polar ? Pas exactement... l'intrigue se situe dans quelques années, lorsque le réchauffement de la planète et la fonte des calottes polaires auront fait monter le niveau des océans de façon telle que la mer menace d'engloutir les villas perchées sur la falaise qui forment le décor de ce livre... Accidents, décapitation, suicide, maladies foudroyantes ou dégénératives, Julie Wolkenstein brode avec brio - et une forme assez visible de jubilation - sur le thème de la fin. Le sable qui remonte, les maisons promises à l'engloutissement, la planète qui s'abîme... Le plus étonnant, c'est que le lecteur, lui, ne tire de ces pages aucun sentiment d'oppression. Au contraire, il y a chez Julie Wolkenstein une manière d'effleurer sans peser, d'écrire par petites touches, comme en se jouant...


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 12 janvier 2005

Année après année, la mer a grignoté les rochers puis les escalier jusqu'aux terrasses des villas normandes... Aujourd'hui, Eliane revient seule dans ce lieu de villégiature où les morts ont la part belle. Tandis que les vagues s'apprêtent à lécher les pièces du rez-de-chaussée, elle se souvient... Julie Wolkenstein feuillette un album de photos où le noir écrase le blanc. Son roman pourtant n'est pas cafardeux : elle y saupoudre une douce nostalgie, une envie de prolonger la vie et la jeunesse trop vite effacée...


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