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Das Kapital

Auteur : Viken Berberian

Traducteur : Claro

Date de saisie : 30/11/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Americana

Prix : 21.00 € / 137.75 F

ISBN : 978-2-35178-022-0

GENCOD : 9782351780220

Sorti le : 08/01/2009

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Viken Berberian est né à Beyrouth et a grandi en Californie. Pendant plusieurs années, il a partagé son temps entre NewYork, Marseille et Paris où il s'est installé, suivant une tradition désormais perdue des écrivains américains. Après un accueil enthousiaste aux États-Unis, Das Kapital est son premier roman traduit en français.

DAS KAPITAL

Wayne est un trader de Wall Street obsédé par les profits qu'il doit dégager. Connecté en permanence sur les cours du monde, il tente de changer celui de l'Histoire pour augmenter ses gains : pariant sur les situations de crise et la misère humaine, il engage un mystérieux Corse afin de perpétrer des attentats. Exécutant sa mission, le Corse pose sans le savoir une bombe bien plus explosive sur le chemin de Wayne : Alix, une étudiante en architecture marseillaise qui fragilise à tout jamais les convictions du gérant de fonds.

Situé entre New York et la France, Das Kapital est une plongée dans l'archétype du capitalisme financier, décrit avec justesse et un humour iconoclaste. C'est aussi une fable moderne où tenter de manipuler l'Histoire se retourne contre vous et où l'amour est plus puissant que tout l'argent du monde.

Traduit de l'américain par Clam.

Berberian est un écrivain obsédé par son temps... Sa satire se dresse au niveau de Don DeLillo et Chuck Palahniuk.

SAN FRANCISCO CHRONICLE





  • Les premières lignes

IL RÊVA QUE LE MONDE TOUCHAIT À SA FIN. Mais il savait que c'était un rêve et non un cauchemar. Il n'y avait aucun présage de fin chaotique, le ciel n'allait pas tomber. Il n'y avait ni hurlements ni sirènes. Il était assis devant un écran d'ordi­nateur, très zen, et regardait dégringoler les chiffres. L'ampleur de leur chute lui apprenait qu'il s'était produit quelque chose de terrible. Il n'avait pas besoin d'écouter les infos pour ça. Les chiffres disaient tout. Il s'enfonça davantage dans le sommeil, résigné à un vertige intérieur. Il roula dans son lit, un sourire oraculaire aux lèvres, comme s'il avait toujours su que ça finirait par arriver.
Il éclata de rire en voyant les indices s'effondrer les uns à la suite des autres. Puis quelqu'un murmura à son oreille : "Chhhhhhh. Vends, Wayne, vends, ou tu seras anéanti. Chhhhhhh. Vends, Wayne, vends sans attendre."
Il enfonça quelques touches, tel un pianiste jouant un lugubre prélude, une élégie de fin du monde dédiée à l'humanité. Un graphique ambré apparut dans le coin supérieur gauche de son écran, représentant la déflagration du coeur humain. Puis, sans prévenir, les chiffres cessèrent de choir. Une douleur déchirante traversa son corps assoupi.
Quand il se réveilla, rien n'avait changé autour de lui depuis la veille.


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