Passion du livre - tout sur le livre : Affinités

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Affinités

Couverture du livre Affinités

Auteur : Sarah Waters

Traducteur : Erika Abrams

Date de saisie : 06/01/2005

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Denoël, Paris, France

Collection : Denoël et d'ailleurs

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-207-25604-6

GENCOD : 9782207256046


  • La présentation de l'éditeur

La prison de Millbank et ses voleuses, criminelles et faussaires, ses avorteuses et mères maquerelles. C'est dans l'inquiétant climat de l'une des geôles les plus lugubres de l'ère victorienne que Margaret Prior, dame patronnesse, rencontre la charismatique médium spirite Selina Dawes qui, bien qu'incarcérée, ne cesse de clamer son innocence. Au fil des visites, Selina dévoile son étrange histoire, et Margaret est irrésistiblement entraînée dans un monde crépusculaire de séances de spiritisme et d'apparitions, d'esprits insoumis et de passions incontrôlables...
Récit de fantômes et thriller historique, Affinités nous plonge dans l'univers fascinant qui a fait le succès des précédents romans de Sarah Waters. En héritière virtuose de Dickens et de Wilkie Collins, l'auteur nous offre un roman envoûtant où le suspense monte sans répit jusqu'au dénouement final étonnant.





  • La revue de presse Françoise-Marie Santucci - Libération du 13 janvier 2005

... l'Anglaise Sarah Waters continue l'exploration romanesque du monde victorien. Ce nouveau livre,... se situe pour l'essentiel dans une prison londonienne sinistre, Millbank. Nous sommes en 1874. Une jeune aristocrate, Margaret Prior, ayant troqué son désoeuvrement pour la noble occupation de «dame patronnesse», succombe, lors de ses visites à des détenues crasseuses et mutiques, au charme d'une d'entre elles, Selina Dawes, condamnée pour spiritisme... Affinités permet à Sarah Waters de corser encore son goût pour le gothique. Dans ce décor sordide et crépusculaire où palpitent quand même des passions incontrôlables, déambulent fantômes, esprits, forces surnaturelles... Malgré son final renversant ­ ce dont miss Waters est coutumière ­, Affinités, plus impressionniste que le haletant Caresser le velours, accuse cependant quelques baisses de régime...


  • La revue de presse Florence Noiville - Le Monde du 14 janvier 2005

Sarah Waters... la célèbre revue Granta l'a classée, en 2003, parmi les plumes les plus prometteuses du Royaume-Uni... Affinités s'ouvre en 1873. Dickens est mort depuis trois ans, mais le monde que décrit Waters n'étonnerait pas Oliver Twist ou Nicolas Nickleby. C'est celui d'une prison pour femmes, la prison de Millbank, qui exista jadis à l'endroit de la Tate Gallery. Un haut lieu de l'incarcération pour les voleuses, les criminelles... C'est dans ces geôles que Margaret Prior va rencontrer Selina Dawes. La première est une femme du monde qui visite les détenues pour remettre dans le droit chemin leurs âmes naufragées... Au fil des visites, Margaret - et le lecteur avec elle - est subtilement happée dans l'univers de Selina. Un tissu de manifestations occultes, d'apparitions et d'esprits frappeurs, doublé d'une improbable intrigue sentimentale entre les deux femmes... Dans ce roman,... sorte de thriller historico-gothique, Sarah Waters aura réussi un triple pari : tenir en haleine, sur plus de 500 pages, un public qui rit plutôt des histoires d'esprits, n'est pas forcément un habitué des rayons "gay and lesbian", et se méfie plutôt des romans historiques.


  • La revue de presse Elizabeth Gouslan - Le Figaro

A y regarder de près, Affinités de Sarah Waters réunit tous les ingrédients narratifs propres à décourager le novice de base. Vont en effet défiler sous nos yeux, cinq cents pages durant, une cohorte de revenants blafards, des médiums professionnels fédérés en association, quelques créatures saphiques et la quasi-totalité des habitantes d'une austère prison londonienne. Le tout, à la fin des années 1870, époque victorienne entre toutes, mais assez peu prisée des âmes d'aujourd'hui.

Au début de l'affaire, on tient donc Sarah Waters pour une originale et son héroïne, Margaret, pour une oie blanche évadée d'un manoir ayant appartenu à Henry James. Patient otage d'une romancière parodique qui connaît sa Jane Austen et son Daniel Defoe sur le bout des doigts, le lecteur se voit roulé dans la farine, ligoté, épaté par la verve et les descriptions mais pas vraiment séduit. Las ! Ces réticences volent en éclat en deux chapitres.

Car Sarah Waters ajoute à l'érudition (le XIXe siècle anglais est sa seconde maison) un sens de l'enquête, de la psychologie et du mystère qui la rapproche des plus grands limiers de la plume British. Wilkie Collins, maître du genre policier local, est en embuscade. Dickens et Richardson ne sont pas loin. Appelons cela comme on voudra - le charme, la grâce, «l'oreille» littéraire ou le métier -, l'auteur, mélange de dentellière et de forçat, obéit à la définition flaubertienne : «Qu'est-ce que le style ? La précision dans le choix des mots.»... Le seul authentique médium de cette histoire, est, on s'en doute, Sarah Waters. Elle a mitonné un polar gothique où le libertinage flirte avec l'occultisme. Cette jeune femme de trente ans, galloise stimulée par le sensationnalisme macabre vient de peindre une fresque à la Jérôme Bosch revue et corrigée par Francis Bacon. C'est qu'elle n'en est pas à son coup d'essai. Avec Du bout des doigts et Caresser le velours, cette experte des brouillards londoniens et des crimes qui s'y évaporent a été élue en 2002 «jeune auteur de l'année», par le Sunday Times.

Marginale, elle rédige une thèse sur la littérature gay, vend des livres dans une librairie, étudie l'histoire de la pornographie, enseigne à Londres. C'est une J.K. Rowling qui aurait décidé de pervertir Harry Potter, une subversive intelligente et agaçante tant elle est douée. Ouvrez son livre. La porte rouillée de la prison de Millbank va se refermer sur votre personne, dans un grincement de verrous !...


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli