Auteur : Brigitte Le Coat | Yvonnick Le Coat
Date de saisie : 01/01/2009
Genre : Récits de Voyages
Editeur : P. Galodé éditeurs, Saint-Malo
Collection : Les Maritimes
Prix : 30.00 € / 196.79 F
ISBN : 978-2-35593-031-7
GENCOD : 9782355930317
Sorti le : 23/10/2008
Ce n'est que deux siècles après la découverte d'un passage en mer libre entre l'Atlantique et le Pacifique, au sud des Amériques, que les navires marchands en font leur route. Le cap à passer est en effet redoutable, gardien d'un univers de tempêtes, de brouillards et de glaces. On passe ou on y reste, que l'on soit mousse ou capitaine. Dure école du courage et de la solidarité ! «Tous les marins de ces navires sont frères devant le cap Horn qui les attend», écrivait l'un d'eux à son épouse.
A l'issue d'un parcours initiatique, aussi dangereux que fascinant, les hommes sont grandis d'avoir vaincu leur peur dans un combat acharné contre les éléments d'une rare brutalité. Mais qui peut les entendre ? Pas grand monde. Pas même leur épouse, condamnée à de longues et constantes séparations. L'éloignement est gros d'incompréhensions ! Certaines femmes ont pu suivre leur mari dans ces mers inhospitalières. Oh ! des femmes de capitaine seulement. Quelques enfants sont même nés à bord, qui faisaient la joie des équipages
Brigitte et Yvonnick Le Coat livrent ici la suite du travail publié dans un précédent ouvrage, consacré à la seule Cie Bordes. Ils ont élargi leur propos à l'ensemble des marins qui, après les découvreurs, ont franchi le cap Horn, depuis les pêcheurs de baleines et les premiers marchands sur leurs petits trois-mâts en bois, jusqu'aux équipages des derniers grands voiliers de charge en acier, superbes bâtiments à quatre ou cinq mâts d'une centaine de mètres de longueur, disparus à l'issue de la guerre de 1914-1918.
POURQUOI LE CAP HORN ?
Que les marins l'aient appelé le cap Dur laisse à penser que les conditions de la navigation au cap Horn sont des plus difficiles. Qu'est-ce qui a pu pousser, et de façon si puissante, siècle après siècle, les hommes à affronter les éléments dans ce qu'ils ont là de plus brutal ? Ces hommes n'étaient pas des sportifs à la recherche de l'exploit, des assoiffés de l'extrême, mais des gens «ordinaires» qui faisaient simplement leur métier, des marins.
Vers les îles aux épices
Les étoffes, pierres et métaux précieux, les épices arrivaient du lointain Orient jusqu'à la Méditerranée par des caravanes qui suivaient des routes millénaires.
À la fin du XVe siècle, leur commerce, celui des épices surtout, était fort lucratif ; les plats relevés, la conservation des viandes, la pharmacie, les parfums en exigeaient déjà une grande quantité. Aller les chercher et s'imposer dans leur commercialisation, cette tâche fut confiée à des marins. La capacité d'emport de leurs navires était bien plus élevée que celle des caravanes. Encore fallait-il se rendre en Extrême-Orient, jusque-là inaccessible par mer.
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