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El Bronx

Couverture du livre El Bronx

Auteur : Jerome Charyn

Traducteur : Marc Chénetier

Date de saisie : 22/11/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Mercure de France, Paris, France

Collection : Bibliothèque étrangère

Prix : 23.50 € / 154.15 F

ISBN : 978-2-7152-2169-7

GENCOD : 9782715221697

Sorti le : 09/10/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Il remontait tranquillement Featherbed Lane à pied, sans son garde du corps, quand soudain il remarqua quelque chose : une peinture sur un mur... C'était une pierre tombale illustrée. Il y avait le visage d'un membre défunt d'une bande, accompagné d'un petit message, «Repose en Paix, Vieux Pote», et un dessin détaillé avec voitures et prostituées... L'artiste avait signé cette nécro d'un grand A dans un coin.

Revoici donc, après une longue absence, le commissaire Isaac Sidel, personnage emblématique de Jerome Charyn, et désormais maire de New York. Quand l'histoire commence, Isaac, suivant ses bonnes habitudes, disparaît dans le Bronx, «ce quartier bouillonnant où coulent le sang et les larmes». Il est à la recherche d'Aliocha, un gamin que personne n'a jamais vu, dont les peintures murales à la gloire de ses copains morts au cours de bagarres sont de véritables oeuvres d'art. Évidemment, quand Isaac et lui se rencontrent enfin, ils sont faits pour s'entendre.
Mais on ne raconte pas un roman de Jerome Charyn. On se laisse ici emporter, bousculer, entraîner dans une inoubliable farandole d'enfants des rues qui vont nous faire rire, pleurer et rêver.

Jérôme Charyn vit entre Paris, où il enseigne l'histoire du cinéma à l'Université américaine, et New York, la trame de presque toute son oeuvre.





  • Les premières lignes

La chasse était ouverte... L'Amérique se retrouvait en plein milieu d'une guerre du base-ball... et d'une grève sauvage. Les joueurs avaient leur tsar à eux, J. Michael Storm ; il était beaucoup plus puissant que le commissaire et le président des deux ligues. Il n'acceptait de parler qu'à un seul type. Isaac Sidel, le maire de New York, fut contraint de se faire intermédiaire dans une guerre qu'il ne voulait pas. J. Michael Storm venait en avion de Houston où se trouvait son cabinet d'avocats, mais refusait de rencontrer Isaac à Gracie Mansion. Il emmenait Sidel en voiture au Yankee Stadium, prenait place à ses côtés dans la loge des propriétaires d'équipes, regardait le terrain désert et se mettait à chanter.
«Des maisons vides, Isaac, voilà ce que je vois.
- Et nous allons tous y perdre... allez, J. Michael, tu ne veux pas que j'aille trouver les propriétaires avec une propo­sition, un maximum de dix millions de dollars, disons ?
- Pas de limite de salaire. C'est une forme d'esclavage.
- De l'esclavage à dix millions par an ? Ça fait soixante et un mille sept cent vingt-huit dollars et quarante putains de cents la rencontre.


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