Auteur : Claude Aveline
Date de saisie : 20/12/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Mercure de France, Paris, France
Collection : Bleue
Prix : 7.50 € / 49.20 F
ISBN : 978-2-7152-2883-2
GENCOD : 9782715228832
Sorti le : 14/11/2008
«Le temps mort n'est pas une biographie romancée, Clémence est née de moi, je l'ai conduite dans son radieux malheur comme un enfant que l'on mène par la main. J'ai été chacun de ses bourreaux, l'une et l'autre de ses compagnes, son invisible amour, sa force et sa faiblesse, sa fierté, sa douceur.»
Claude Aveline
En 1943, alors que la France entière est occupée, Claude Aveline (1901-1992) entre en clandestinité sous le nom de Louis-Marie Martin.
En 1944, il publie Le temps mort, sous le pseudonyme de Minervois, aux Editions de Minuit, fondées par son ami le dessinateur Jean Bruller qui deviendra Vercors, l'auteur du Silence de la mer. Prison, interrogatoires, brimades et humiliations : Aveline peint la vie suspendue d'une jeune Résistante française, Clémence, de l'instant où les Allemands l'arrêtent jusqu'à celui où elle arrive dans un camp de concentration.
Claude Aveline expliquait que les mots, la respiration, le caractère, les convictions de Clémence lui avaient été inspirés par cinq amies résistantes - c'est à ces cinq femmes, Marie-Made, Agnès, Christiane, Andrée et Marie-Claude, qu'est dédié cet opus sobre et poignant, ce monologue extrêmement féminin, remarquable de dignité, impressionnant de justesse.
Paru pendant l'Occupation, ce bref roman donne la parole, avant sa déportation, à une jeune résistante. C'est un texte clandestin qui n'a jamais cessé de l'être. «Le Temps mort» n'a pas connu, en effet, le sort glorieux du «Silence de la mer». Et, contrairement à Vercors, son auteur, qui l'eût pourtant mérité, n'est pas entré dans la légende littéraire de la Résistance. Il faut espérer que cette réédition réparera une injustice et remettra en circulation un petit livre universel qui défie tous les bourreaux...
Entre l'arrestation dans un train ordinaire et l'expédition dans un train de la mort, ce récit décrit, au plus près, une parenthèse de quatre mois et demi, la géométrie circulaire d'un temps suspendu, l'impossible décompte d'un sursis. Soixante petites pages pour donner la parole à Clémence, ce prénom dont les nazis vont s'appliquer, méthodiques, à écraser la vertueuse acception...
«Le Temps mort» est, jeté à la face du diable, le testament d'une âme simple.
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