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Roger Hanin : quelle vie !

Couverture du livre Roger Hanin : quelle vie !

Auteur : Corinne Krebs

Date de saisie : 20/11/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Chêne, Paris, France

Prix : 35.00 € / 229.58 F

ISBN : 978-2-84277-962-7

GENCOD : 9782842779627

Sorti le : 15/10/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Biographie illustrée de l'acteur d'une des séries les plus populaires de la télévision française. Des photos et témoignages inédits de 25 proches tels Alain Delon, Eddy Mitchell, Jack Lang ou Michel Drucker.

«Je n'ai jamais accepté d'écrire un livre qui retracerait, même fidèlement, ma carrière et mes souvenirs professionnels. Si je me suis laissé séduire, c'est parce qu'après avoir imaginé la conception de Corinne Krebs, j'ai compris que la connaissance d'un homme était ainsi cernée de manière totale, sans fioriture ni exagération.
Ce sont les autres (Gabin, Alain Delon, Bourvil, Danielle Darieux...) qui, par leur présence et leur témoignage, construisent et proposent. La demande m'a convaincu. Non seulement je ne regrette rien mais je suis reconnaissant.»

Roger Hanin

«Cet ouvrage s'est naturellement imposé à moi. Il est devenu inévitable dès ma rencontre avec Roger Hanin, tout aussi imprévue qu'imprévisible. J'ai voulu rendre hommage aux multiples vies de cet homme extraordinaire à travers l'enfance algéroise, l'adolescence sportive, la maturité au cinéma, le triomphe du commissaire Navarro, mais aussi à travers les innombrables rencontres qui, de sa famille à ses amis, en politique ou au cinéma, en public ou en privé, laisseront dans les mémoires le souvenir d'un homme sensible, fier et généreux qui a su, comme il le revendique, "servir avec intelligence les fatalités de sa nature"».

Corinne Krebs

Dans ce superbe ouvrage abondamment illustré de photographies, Roger Hanin raconte pour la première son parcours hors du commun. Son enfance et adolescence en Algérie, ses premiers pas à Paris, sa magnifique histoire d'amour avec la femme de sa vie Christine Gouze-Rénal, mais aussi sa carrière cinématographique, théâtrale, télévisuelle, ses engagements politiques. On le découvre également à travers le témoignage de très nombreuses personnalités, d'Alain Delon à Bernard- Henri Lévy, de Robert Hossein à Jack Lang, de Alexandre Arcady à Jean-Paul Enthoven... Au fil des pages se dessine le portrait d'un homme extrêmement attachant, aux talents multiples. Quelle vie !





  • Les premières lignes

L'enfance

«On partageait un petit appartement au 25, rue Marengo dans la basse Casbah avec une autre famille...»

Issu d'une famille pauvre, heureuse... Roger Hanin, fils de Victorine Hanin et de Joseph Lévy, quatrième par ordre d'apparition, vient agrandir encore cette famille de cinq enfants. Annie, la petite dernière, sa protégée encore aujourd'hui, viendra clore cette indéracinable fratrie. «On partageait un petit appartement au 25, rue Marengo dans la basse Casbah avec une autre famille, les Abou, et leurs trois enfants. Au total, nous étions douze dans ce réduit, mais tellement heureux,» En arabe, Hanin signifie le doux, le généreux. Plus tard, quand il débutera sa vie artistique en France, il choisira de s'appeler Hanin. «C'était plus français que Lévy, pas facile à porter à la fin de la guerre».
Eclat de rire rocailleux, vite attendrissant.

Il était si beau que Madame Abou lui vouait une véritable passion, sorte de transfert maternel alimenté par cet appartement saturé d'amour et de proximité.
Un jour, elle décida, à l'insu des parents Lévy, de l'emmener chez un photographe professionnel pour faire son portrait. «C'est la belle histoire de cette photo de moi enfant. Monsieur Abou était peintre en bâtiment, c'était donc une dépense exorbitante, un énorme cadeau pour ma famille. Le revenu des Abou variait au fil du marché de la construction à Alger, mais nous parvenions à équilibrer les dépenses entre les familles. Mon père, comme ma mère, étaient employés des postes. Ils avaient au moins l'avantage de recevoir un salaire fixe et régulier.»

Le soir, Monsieur Abou père, ayant abusé de vins algériens forts en alcool, revenait souvent bien énervé de ses chantiers et ne voulait ou ne pouvait s'apaiser ni s'endormir sans prendre Roger dans ses bras. Le bruit qu'il faisait réveillait alors toute la maisonnée. Sa femme se glissait dans la chambre des parents Lévy, car Roger dormait toujours serré entre son père et sa mère. Madame Abou demandait, implorait, suppliait qu'on lui laisse emporter le bébé. Une fois calmé, apaisé par la compagnie de Roger, Monsieur Abou s'endormait béatement dans un fauteuil du salon. Le scénario était immuable.


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