Auteur : Max Karkégi | Robert Solé
Date de saisie : 20/11/2008
Genre : Guides Tourisme, Voyages
Editeur : Chêne, Paris, France
Prix : 35.00 € / 229.58 F
ISBN : 978-2-84277-912-2
GENCOD : 9782842779122
Sorti le : 22/10/2008
Cette exceptionnelle collection d'images en couleurs, imprimées au tout début du XXe siècle, est publiée pour la première fois. Le Caire, les pyramides, le Nil, Alexandrie, Suez, les premiers touristes... c'est une Egypte disparue, émouvante et féerique qui renaît au fil de ce très bel album.
Les auteurs :
Max Karkégi né au Caire en 1931, a réuni au fils des années une somme exceptionnelle de documents et de photographies sur l'Egypte. Grâce à son site Internet «L'Egypte d'antan» (htpp ://www.egyptedantan.com) il entretient une vaste correspondance avec des chercheurs de nombreux pays.
Né au Caire en 1946, Robert Solé, dirige Le Monde des Livres. Il a publié plusieurs romans, dont Le Tarbouche et Mazag (Editions du Seuil), ainsi que divers essais, comme L'Egypte, passion française (Editions du Seuil) et le Dictionnaire amoureux de l'Egypte (Editions Plon). Il est également l'auteur de Voyages en Egypte, aux Editions du Chêne.
À force de la voir en noir et blanc sur de vieilles photos aux reflets sépia, on finit par oublier que l'Egypte d'hier était aussi colorée que celle d'aujourd'hui ! Cet étroit jardin, serpentant au milieu des sables, alliait toutes les nuances du vert pour affronter l'ocre et le jaune du désert. Le Nil, lui, variait, selon les heures et les saisons, passant du bleu turquoise au plus sombre chocolat.
Et les voiles des felouques, éclaboussées de soleil, ressemblaient à de grands oiseaux blancs posés sur ses flots... «Jamais je n'ai mieux observé la loi des couleurs complémentaires», constate avec émerveillement, en 1869, le peintre Eugène Fromentin. Remontant le fleuve jusqu'à Assouan, il ne sait où donner des yeux. Son carnet de route est un véritable kaléidoscope, une suite d'exclamations : «Pas un nuage. Le ciel bleu tendre. Les eaux comme un champ labouré de glèbe fauve et roussâtre... Dromadaires gris clair dans des masses de roseaux argentés... Tout objet clair éclate en lumière, tout objet sombre et de premier plan prend un relief de couleur extraordinaire... La lumière qui envahit l'espace est inexprimable. C'est admirable et accablant.» Les villes ne sont pas en reste. Indépendamment des souks, qui regorgent de couleurs, et des monuments eux-mêmes - comme ces mosquées aux teintes crème, zébrées de rouge - l'Egypte khédiviale favorise le bariolage et la bigarrure. Dans des villes comme Le Caire, Alexandrie ou Port-Saïd, turbans blancs, tarbouches grenat, chapeaux melons ou canotiers se mêlent aux voiles et voilettes de tous les tons. C'est en effet un pays cosmopolite, où la population locale, musulmane ou copte, parfois juive, cohabite avec des «colonies» européennes ou d'origine étrangère : des épiciers ou de petits banquiers grecs, des architectes ou des ouvriers italiens, des bijoutiers ou des photographes arméniens des commerçants ou des intellectuels syriens... Sans compter, bien sûr, les Anglais, qui occupent le pays depuis 1882, et les Français, leurs principaux concurrents, très présents dans la vie économique et culturelle. Jusqu'à la Première Guerre mondiale, l'Egypte appartient à l'empire ottoman : son khédive est le vassal du sultan de Constantinople. Les Britanniques contrôlent cependant le pays, sans en changer le statut, et s'emploient à le «civiliser».
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