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Comment gagner contre la défense sicilienne

Couverture du livre Comment gagner contre la défense sicilienne

Auteur : Evgueny Svechnikov

Traducteur : Sylvie Templeur

Date de saisie : 11/11/2008

Genre : Jeux, Loisirs

Editeur : Payot, Paris, France

Collection : Echecs

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-228-90358-5

GENCOD : 9782228903585

Sorti le : 22/10/2008

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Echecs Payot
Sous la direction de Christophe Bouton

La Défense Sicilienne est la plus répandue dans les tournois, la plus jouée par les amateurs comme au plus haut niveau mondial. D'une complexité extrême, il faut mémoriser de nombreuses variantes.
Après le succès de Gagner contre la Défense Française, le grand maître russe Evgueni Svechnikov contourne les grandes lignes à apprendre par coeur : il met à la portée de tous un système avec de nombreuses parties illustratives.

Inutile de mémoriser des lignes complexes sur les nombreux schémas. L'avance d'un pion dès le deuxième coup est le fondement de la théorie développée par Svechnikov : occupation et contestation immédiate du centre avec développement rapide des pièces en vue d'une attaque. Rien n'est primaire dans ce concept. Tout est, au contraire, pensé pour varier les différents types de position en milieu de jeu.

Dans cet ouvrage, Svechnikov combine une fois de plus à merveille sa pédagogie du jeu de pièces et de l'attaque de mat au plus haut niveau. Mieux : il convainc les plus réticents à venir jouer sur son terrain et à adopter une fois pour toutes cette arme fatale anti-Sicilienne, en plein regain de popularité.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface :

J'AI ÉTÉ SÉLECTIONNÉ au championnat d'U.R.S.S. des scolaires au début de l'année 1967 à l'âge de seize ans. Je fus opposé à Micha Chéréchevski, originaire de Minsk, futur grand maître et entraîneur de talent. J'avais les blancs et je ne savais pas quoi jouer. Mon adversaire avait l'habitude de choisir la variante Najdorf de la Sicilienne, mais comment pouvais-je obtenir l'avantage avec les blancs ? Je devais bien réfléchir. J'ai placé les pièces sur l'échiquier et joué 1.e4. C'était le coup que je jouais automatiquement, sans hésiter, convaincu que c'était le plus fort. 1...c5 : quelle était donc l'intention des noirs ? Ils m'empêchaient déjouer d2-d4. Et qu'allait-il se passer si les blancs menaçaient à leur tour 2.c3 ! ? Ce n'était pas une Najdorf, ni une Paulsen, ni la variante du Dragon ! Ce coup était génial tant il était pratique (c'est ce que je pense maintenant).
Depuis lors, j'ai joué environ six cents parties avec la Sicilienne 2.c3. D'après ma base de données, j'en ai gagné plus de 70 % et des dizaines contre des grands maîtres célèbres. Je n'ai pas honte de dire que le coup 2.c3 me nourrit et nourrit ma famille depuis près de quarante ans !
Je me souviens d'une conversation du milieu des années soixante-dix avec Anatoli Avraamovitch Bykhovski, l'entraîneur de l'équipe d'U.R.S.S. des jeunes qui m'avait demandé : «Jénia, pourquoi joues-tu la Sicilienne avec c3 ? Tu veux perdre ?» Ce n'est pas que j'en fus fâché, mais ses paroles m'ont fait réfléchir. Aujourd'hui, des années après, je peux affirmer que je suis en désaccord avec lui sur le jugement qu'il portait sur le coup 2.c3. Objectivement le plan lié à 2.(cavalier)f3 et 3.d4 est meilleur, mais la Sicilienne avec 2.c3 (appelée variante Alapine) est tout aussi importante quand on apprend à jouer. Elle est plus intéressante comme matériel d'étude, car elle offre une plus grande diversité de plans.


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