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Un été de glycine

Couverture du livre Un été de glycine

Auteur : Michèle Desbordes

Date de saisie : 26/08/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Verdier, Lagrasse, France

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 978-2-86432-428-7

GENCOD : 9782864324287

en vente sur logo Alapage.com


  • La présentation de l'éditeur

Ceci n'est pas un essai. Ce n'est pas non plus un roman.
Sauf à dire que la vie est roman.
Alors, que ce qui se trouve ici en soit un, puisqu'il y est question de ce qu'il fut, lui, William Cuthbert Faulkner et du comté d'Yoknapatawpha où il vécut, et à ce propos, à propos de lui et de ce comté où je me souviens avoir grandi moi aussi, de deux ou trois choses que je peux me rappeler, que je vois bouger doucement dans le lointain, dans ces années que je grandissais.

M.D.

Par-delà le temps, des bords de Loire à ceux du Mississippi, une dyade pourpre se dit dans l'éclatement temporel de cet été de glycine. La beauté, sous nos yeux, alors doublement s'écoule.





  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang - Libération du 17 février 2005

... Certes, on a là un portrait de Faulkner, le portrait qu'on peut en faire avec le peu qu'il y a à savoir d'un homme qui est né là où il mourra (dans le comté d'Oxford, Mississippi, 1897-1962), n'a fait qu'écrire, boire et voir Paris et Hollywood, et être malheureux avec une désespérante application. Un portrait romanesque puisque Michèle Desbordes situe son récit non pas à Oxford comté d'Oxford mais à Jefferson comté d'Yoknapatawpha, comme dans Sartoris, le Bruit et la fureur, Absalon ! Absalon ! et tant d'autres. Ce n'est pas le portrait d'un homme, même s'il sonne vrai, même s'il se trouve confirmé par l'écho qui résonne au coeur des lecteurs de Faulkner. C'est le portrait du malheur incarné en Faulkner sous la plume de Desbordes. Et, de guerre lasse, un autoportrait qu'elle ne parvient pas à enfouir plus longtemps sous le masque vrai de l'autre, et qui surgit page 76, 77 et 78 : soudain nous ne sommes plus à Yoknapatawpha, mais quelque part au sud de la Loire, dans une autre lumière d'août, sur une route d'exode, où une autre petite fille meurt, où une autre femme en gésine peine sur le chemin et une autre enfant souffre, elle dit «je», qui s'appelle déjà Michèle, deviendra Desbordes, et cherche en vain dans l'écriture la force d'oublier...


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