Auteur : Nathan Gill
Traducteur : Philippe de Henning
Date de saisie : 05/10/2008
Genre : Religion, Spiritualité
Editeur : Accarias-L'Originel, Paris, France
Prix : 17.50 € / 114.79 F
ISBN : 978-2-86316-160-9
GENCOD : 9782863161609
Sorti le : 23/09/2008
La recherche de l'éveil se focalise en général sur l'évacuation du sens de l'individualité, comme s'il s'agissait de quelque chose de faux ou d'irréel. Mais s'il y a «sentiment d'individualité» et une histoire tournant autour d'une recherche pour s'en débarrasser, c'est alors précisément cela la réalité.
Être n'exige absolument rien. Il n'est aucune nécessité de changer ou d'atteindre quoi que ce soit pour être, affirme Nathan Gill.
Après Francis Lucille, Ramesh Balsekar, Wayne Liquorman, Tony Parsons et Léo Hartong, le parfum d'unicité dans lequel baigne toute recherche authentique de «vérité» en ce début de siècle nous embrasse ici à travers une série de dialogues fracassants entre Nathan Gill et ses visiteurs occasionnels.
Dans un langage simple, clair et concis, ce jardinier inspiré nous conduit aux limites de l'entendement vers une résorption définitive de l'histoire personnelle : aller simple pour la quiétude, certes, mais au prix du dépouillement suprême.
En plusieurs endroits de ces dialogues où la perspective non duelle se révèle sans aucun garde-fou, des chercheurs de longue date dressent un bilan sans concession de leurs années d'errances spirituelles, laissant transparaître la nature du mirage ultime et l'indice de sa proche dissolution. Nathan a la délicatesse et l'intelligence de nous livrer ces émouvants partages dans leur intégralité et bien des lecteurs y trouveront un reflet de leur expérience intime éclairée par une compréhension élargie.
En fin de compte il n'est qu'être, la seule constante capable de réconcilier notre entendement avec la vision paradoxale qui nous habite et de nous libérer du joug ultime des religions et spiritualités convenues.
Nathan Gill est né en Grande-Bretagne en 1960 et s'est orienté vers l'horticulture. Lui qui n'avait jamais éprouvé d'intérêt pour la spiritualité plonge dans le mysticisme. Plus tard, la rencontre de Tony Parsons signe la fin de sa quête. La conscience de ce qu'il était déjà et n'avait jamais cessé d'être s'impose à lui en toute clarté. La perspective qu'il nous propose s'élargit à l'infini jusqu'à l'absolu de l'unicité qui se révèle en l'Être.
Introduction :
En fin de compte, il n'est qu'Être. Être éveillé ou être assoupi est réellement hors de propos.
Il est généralement considéré que de tels dialogues ont pour dessein spécifique d'engendrer l'illumination, l'éveil, la libération - quel que soit le terme pour ce qui est tenu comme une tentative d'échapper à (ou de transcender) l'identification, l'histoire personnelle en tant qu'individu soumis à la souffrance. Mais «notre» nature véritable est toujours Être et ne requiert aucune illumination, aucun éveil. Elle est déjà, tout simplement, qu'il y ait croyance ou non en une histoire personnelle.
Dans le jeu de la vie, partout où il y a identification de la conscience avec son contenu, l'histoire tend à s'orienter vers une amélioration de ce qui est d'une façon ou d'une autre. Et lorsque cela prend la forme de la recherche pour l'éveil, cela se focalise en général sur «se débarrasser du sens de l'individualité», comme s'il s'agissait de quelque chose de faux ou d'irréel.
Mais s'il y a un sentiment d'individualité et une histoire tournant autour d'une recherche pour s'en débarrasser, c'est alors précisément cela la réalité.
Être n'exige absolument rien. Il n'est aucune nécessité de changer ou d'atteindre quoi que ce soit pour être.
Ce qui apparaît en cet instant même est déjà la parfaite expression de l'Être et ne peut être évité.
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