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37, quai d'Orsay : mémoires pour aujourd'hui et pour demain

Couverture du livre 37, quai d'Orsay : mémoires pour aujourd'hui et pour demain

Auteur : Jean François-Poncet

Date de saisie : 10/10/2008

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : O. Jacob, Paris, France

Prix : 23.00 € / 150.87 F

ISBN : 978-2-7381-2187-5

GENCOD : 9782738121875

Sorti le : 04/09/2008

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  • La présentation de l'éditeur

«Je souhaite transmettre ici ce que j'ai compris de cette traversée du siècle, des emballements de l'histoire, des actes forts posés par des hommes qui ont à jamais changé la face de notre monde.
Dans ce livre, le lecteur trouvera l'évocation d'événements qui marquent aujourd'hui encore de leur empreinte la réalité que nous vivons : de l'élection de Valéry Giscard d'Estaing à la victoire de Nicolas Sarkozy, du traité de Rome au traité de Lisbonne, l'invasion de l'Afghanistan par l'URSS, l'installation d'une république islamique à Téhéran. Il y trouvera aussi retracée la genèse des politiques dont j'ai été un modeste artisan et qui forment désormais le socle permanent de la politique étrangère de notre pays : l'entente franco-allemande, la construction de l'Europe, les relations avec le monde arabe.
Mais ne nous trompons pas de combat. Les mutations que la marche pressée du monde impose à la France ne se situent pas seulement sur le terrain international. Les changements que la révolution continue de la planète exige se situent au plan intérieur français.
Seules des réformes profondes, menées à contre-culture, ici en France, dans un pays immobilisé par ses peurs, nous redonneront confiance dans l'avenir.»

J. F.-P.

Jean François-Poncet a été secrétaire général de la présidence de la République et ministre des Affaires étrangères de Valéry Giscard d'Estaing. Ancien président du conseil général du Lot-et-Garonne, il est aujourd'hui sénateur.





  • La revue de presse Daniel Vernet - Le Monde du 10 octobre 2008

De Berlin au Lot-et-Garonne, les Mémoires de Jean François-Poncet entraînent le lecteur à travers sept décennies d'histoire européenne. A 5 ans, le petit Jean sautait sur les genoux de Goering. Son père, André François-Poncet, était ambassadeur de France dans l'Allemagne nazie. Il retournera outre-Rhin après la guerre comme haut-commissaire puis ambassadeur en République fédérale d'Allemagne. Cette familiarité avec nos voisins de l'Est habite aussi le fils. Européen convaincu, Jean François-Poncet a consacré l'essentiel de sa carrière politique à promouvoir une cause que les dirigeants français n'ont pas toujours épousée avec une passion égale.



  • Les premières lignes

Extrait de l'avant-propos :

Voilà quelques années déjà qu'Odile Jacob me demande de rédiger mes mémoires, qu'elle m'invite à décoder dans un livre les événements et les leçons de politiques intérieure et internationale vécus auprès de Valéry Giscard d'Estaing. L'Elysée, l'Europe de Giscard et de Schmidt, Téhéran, les SS20 soviétiques, Brejnev, l'ayatollah Khomeini, le duel fratricide Chirac-Giscard : tout intéressait cette femme passionnée de découvertes, de récits, de connaissances. Mais j'avais encore de la route à faire. J'aspirais à des lendemains à la mesure de mon besoin d'action. À 53 ans, l'exercice de mémoire me paraissait prématuré. Le temps de la réflexion sur le passé viendrait plus tard.
Contrairement à la plupart des anciens ministres largués du jour au lendemain sur le pavé parisien, j'avais alors de quoi m'occuper. Élu président du conseil général de Lot-et-Garonne en mai 1978, j'avais trouvé là un territoire d'action. C'est dans ce Sud-Ouest que j'allais pouvoir à épancher mon envie d'agir. C'est ici que j'allais poursuivre ma carrière politique, non pour repartir à l'assaut de Paris, mais pour modeler, façonner le destin d'une terre qui demandait à vivre mieux. Les hasards du calendrier et de l'histoire institutionnelle de notre pays me firent l'immense cadeau de me rendre à la vie politique locale à l'heure de la décentralisation. Les lois de Gaston Defferre donnèrent à ma modeste fonction un intérêt tout nouveau. Car c'était au président du conseil général, et non plus au préfet, qu'incombait désormais la responsabilité de préparer et d'exécuter le budget, de lancer des projets, de moderniser et de développer, en un mot de penser le département. Si dans les cérémonies officielles, le préfet continuait à occuper la place d'honneur, j'étais devenu le vrai «patron» du Lot-et-Garonne.


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