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Comme Dieu le veut

Couverture du livre Comme Dieu le veut

Auteur : Niccolo Ammaniti

Traducteur : Myriem Bouzaher

Date de saisie : 02/10/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 21.90 € / 143.65 F

ISBN : 978-2-246-72351-6

GENCOD : 9782246723516

Sorti le : 03/09/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Rino Zena et son fils Cristiano vivent dans une plaine trempée de pluie, dans une ville qui pourrait être n'importe où. Si Cristiano est un collégien ordinaire, avec les mêmes passions et faiblesses que tout adolescent, Rino n'est pas un père comme les autres : chômeur alcoolique et profondément fasciste, il vit sous la surveillance des Services Sociaux qui menacent de lui retirer la garde de son fils. Malgré l'amour viscéral qu'il a pour Cristiano, il l'éduque dans la violence et la force brutale. Tous deux luttent pour survivre et pour rester ensemble, avec une sorte de dignité dénaturée, en compagnie de deux étranges amis : Quattro Formaggi, qui a presque perdu la tête après avoir été foudroyé, et Danilo Aprea, quitté par sa femme et très marqué par la mort accidentelle de sa fille. Rino, Danilo et Quattro Formaggi forment un trio de petits malfrats, un clan passionné de camarades qui prend le jeune garçon sous son aile.
Un jour, ils décident qu'il est temps d'améliorer leur existence misérable en fracturant un distributeur automatique de billets. Et c'est par une nuit de tempête, que les personnages de cette fable apocalyptique partent pour le casse salvateur. La pluie, les crues du fleuve et la boue qui ravagent cette plaine détrempée vont engluer aussi les personnages. De l'ombre sort alors l'adolescente dont Cristiano est secrètement amoureux, qui va changer à jamais leur destin...
Au delà de l'étude de la relation père-fils, Ammaniti dépeint ici une Italie dévastée par la vulgarité et l'abrutissement consumériste, une Italie aux paysages de centres commerciaux et d'entrepôts. Autour, la misère des laissés-pour-compte, la férocité des pauvres explose de manière dévastatrice. La tendresse de l'auteur envers ses personnages imprègne d'une profonde humanité ce roman où cohabitent horreur et humour désenchanté.

Né à Rome en 1966, Niccolo Ammaniti abandonne ses études de biologie pour se tourner vers l'écriture.
Après Branchies (1994), Et je t'emmène (1999), il est reconnu sur la scène littéraire internationale avec le best-seller Je n'ai pas peur (2001), lauréat du prix Viareggio. Comme dieu le veut a obtenu le prestigieux prix Strega en 2007 et connu un immense succès. Il sera adapté au cinéma par Gabriele Salvatores, qui avait déjà réalisé Je n'ai pas peur en 2003.





  • La revue de presse Bruno Corty - Le Figaro du 1er octobre 2008

L'histoire tragi-comique d'une poignée de victimes de la crise économique par un écrivain italien au sommet de sa forme...
Ammaniti, un Zola italien moderne ? Il y a de cela. Mais un Zola à l'heure de la mondialisation, des téléréalités, des séries américaines, des fast-foods, du porno à gogo. De la misère économique et sexuelle. Des familles à la dérive. D'un Dieu aux abonnés absents. Entre fable et réalité, l'écrivain joue sa carte...
De toute évidence, Ammaniti n'aime pas l'Italie dans laquelle il vit. Pour le dire, il a choisi une arme de poids : la farce, truffée de mauvais sentiments, d'images glauques, de beaufs terrifiants et grotesques. Pourtant, à chacun, au coeur de cet enfer terrestre, il réserve une part de tendresse. Arrivé au terme de ce monstre de papier, maîtrisé de bout en bout, on croit deviner une lueur d'espoir.


  • La revue de presse Fabio Gambaro - Le Monde du 19 septembre 2008

Tempêtes, inondations, viols, meurtres, équivoques, fuites, mensonges : le roman devient une fable apocalyptique aux allures de conte initiatique où Cristiano, pour survivre au cauchemar, se sépare définitivement de son enfance. Le lecteur est happé par la force du roman, par la matérialité débridée de son écriture, par la complexité et la justesse des personnages, par sa construction très cinématographique parfaitement maîtrisée, par son jeu croisé des points de vue et par son rythme en crescendo qui le transforme en une formidable machine romanesque. Avec Comme Dieu le veut, Ammaniti atteint sa pleine maturité stylistique, au service d'une littérature coup de poing qui aborde avec panache la part maudite d'une réalité qui échappe à toute vision manichéenne.


  • La revue de presse Christine Ferniot - Télérama du 17 septembre 2008

Niccolò Ammaniti (né en 1966), écrivain provocateur, a choisi l'excès pour peindre la réalité. C'est pourtant la tendresse que l'on retiendra finalement de ce roman contemporain qui pue la misère...
Devant ces portraits de bras cassés, on ne cesse de rire en grinçant des dents, car l'humour noir habite ce texte brillant et vindicatif. Niccolò Ammaniti a obtenu le prix Strega 2007 pour cette tragédie bouffonne, écrite avec l'énergie du désespoir.


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