Auteur : Stéphane Guibourgé
Date de saisie : 04/09/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Flammarion, Paris, France
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-08-068958-0
GENCOD : 9782080689580
Sorti le : 27/08/2008
«Je vous ai cherchée longtemps, mademoiselle Daudé, dans ces rues où je vous imaginais faire le trottoir. Où souvent je suis monté à la suite d'une étrangère fardée, à la rencontre de cette grande tristesse qui est ma pire, ma meilleure amie.
Cette nuit, j'ai l'impression d'avoir passé ma vie à scruter le visage des femmes. Gamin déjà, je devinais qu'un seul regard pourrait justifier mon existence. Et maintenant encore, si j'existe dans leurs yeux, j'ai la certitude fugace d'être vivant. Et je le suis, n'est-ce pas ?»
Comment survivre à l'abandon ? Aimer, simplement ? Anne et Vincent, l'une nomade, l'autre brisé, vont tenter de transformer leur dérive en histoire d'amour. Vincent entraîne Anne vers Darjeeling, à la découverte des jardins de thé, d'une culture qu'il aime avec passion. À travers leur renaissance s'ébauche celle du narrateur, son retour vers une mère inconnue et sa propre histoire d'enfant adopté. Fiction et réalité tissent une trame sensuelle et bouleversante, jusqu'à l'accomplissement : la réconciliation.
Stéphane Guibourgé a 42 ans. Il a publié deux recueils de nouvelles et six romans dont, chez Flammarion, Le Train-fantôme (2001) et Une vie ailleurs (2003).
PRESSE, à propos du dernier roman de Stéphane Guibourgé, Une vie ailleurs :
«Un roman très personnel, très écrit, pour dire le désarroi d'une vie qui se cherche en croyant chercher autre chose.» D. Peras, L'Express
«Une simplicité, un sens merveilleux de l'image.» M. Crépu, La Croix
«Un très beau road-movie, entre l'errance et la ballade.» CDM, Marianne
Vincent parlait souvent des jardins au pied de l'Himalaya. Dans la pénombre, il évoquait ces brumes retenues par les arbres pendant la récolte de printemps, racontait le travail des cueilleuses sur les plantations de Darjeeling.
Il décrivait les tabliers de toile épaisse, les hottes d'osier dont la sangle venait ceindre le front des femmes. Il expliquait avec précision, alliant le geste à la parole, cette façon de saisir entre leurs doigts le bourgeon et deux feuilles de thé, jamais davantage.
Puis il se taisait, poursuivait seul son voyage.
De mois en mois, le visage de Vincent s'était émacié. Sa bouche paraissait trop large pour l'ensemble de sa figure, il avait les yeux enfoncés et ses cheveux bruns dessinaient une marque sombre autour de lui. Le corps s'effaçait sous les vêtements.
À quarante ans, Vincent ne souffrait d'aucune maladie, il était rongé.
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