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Cité de la poussière rouge

Couverture du livre Cité de la poussière rouge

Auteur : Xiaolong Qiu

Traducteur : Fanchita Gonzales Batlle

Date de saisie : 11/09/2008

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : L. Levi, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 17.00 € / 111.51 F

ISBN : 978-2-86746-493-5

GENCOD : 9782867464935

Sorti le : 25/08/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Shanghai, cité de la Poussière Rouge. Dans cet ensemble composé de maisons traditionnelles, les habitants aiment se réunir dans l'une des allées pour leur «conversation du soir». Pendant plus de cinquante ans, de la prise de pouvoir du Parti communiste en 1949 jusqu'à la période actuelle du «socialisme à la chinoise», en passant par la Révolution culturelle, chacun tire sa chaise à extérieur, chacun tisse son récit. Travail, précarité, ambition et amour se déclinent selon la grammaire socialiste, car rien n'échappe à l'idéologie. La cité est un microcosme à l'image du pays, dans lequel la poussière rouge recouvre jusqu'aux pensées de ses habitants. Avec ces nouvelles, Qiu Xiaolong nous offre encore une fois un regard pénétrant et lucide sur la Chine moderne.

Quo Xialong est né à Shanghai. Lors de la Révolution culturelle, son père est la cible des révolutionnaires et lui-même est interdit d'école. Il réussit néanmoins à soutenir une thèse sur T. S. Eliot et poursuit ses recherches aux États-Unis. Les événements de Tian'anmen le décideront à y rester. Il choisit alors d'écrire en anglais et publie Mort d'une héroïne rouge et cinq autres romans policiers, traduits dans une vingtaine de pays. Le recueil publié ici est le fruit d'un travail d'écriture qu'il mène depuis des années avec une double approche, historique et littéraire. Certaines de ces nouvelles ont été publiées par Le Monde durant l'été 2008.





  • La revue de presse Gérard Meudal - Le Monde du 12 septembre 2008

Que s'est-il passé en Chine entre octobre 1949 quand le président Mao a proclamé la fondation de la République populaire et les Jeux olympiques de Pékin en 2008 ? Quantité d'ouvrages ont déjà tenté de répondre à cette vaste question. Le livre de Qiu Xiaolong donne une vision panoramique plutôt convaincante de l'histoire de la société chinoise au cours de la deuxième moitié du XXe siècle. Les vingt-quatre récits qui constituent la Cité de la Poussière rouge - dont une grande partie a été publiée cet été en feuilleton dans Le Monde -, évoquent ainsi le destin de quelques habitants d'un quartier populaire de Shanghaï entre ces deux dates. Chacun est précédé d'un communiqué résumant en quelques lignes la situation politique et économique de la Chine pour l'année concernée...
En confrontant le discours politique officiel à sa traduction concrète dans la vie des gens ordinaires, Qiu Xiaolong se livre à un décryptage cruel de la langue de bois employée par les dirigeants chinois, aussi efficace que bien des pamphlets.



  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Bienvenue à la cité de la Poussière Rouge
(1949)

En cette fin d'année 1949, je vis dans cette cité depuis vingt ans, et je me propose d'être votre futur propriétaire, ou plutôt le locataire principal, ni fang-dong, dont vous serez le colocataire. Vous avez beau être étudiant depuis deux ou trois ans dans cette ville, vous ne la connaissez pas encore bien et vous cherchez un endroit commode, correct, pas cher et avec du caractère. Eh bien, la Poussière Rouge est ce qui vous convient le mieux - pour ce qui est de la vraie vie authentique de Shanghai, j'entends.
Cité de la Poussière Rouge. Quel nom superbe ! À en croire un maître de feng shui, le choix d'un nom demande une grande sagesse. Choisir des mots insignifiants ne rime à rien, mais des mots pompeux non plus. Les esprits malveillants pourraient en devenir jaloux. Nous sommes tous faits de poussière de terre, ce qui est ordinaire et pourtant essentiel ; quant à l'adjectif «rouge», il a une énorme importance. Pensez à tout ce que cette couleur symbolise : la passion humaine, la révolution, le sacrifice, la vanité... Je sais que vous êtes un jeune homme honnête et travailleur, et je souhaite que vous deveniez un de mes colocataires. Alors faisons un tour dans la cité afin que vous puissiez juger par vous-même.


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