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La tour des vents

Couverture du livre La tour des vents

Auteur : Michèle Bayar

Date de saisie : 30/08/2008

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans

Editeur : Gulf Stream, Nantes, France

Collection : L'Histoire comme un roman

Prix : 8.00 € / 52.48 F

ISBN : 978-2-35488-017-0

GENCOD : 9782354880170

Sorti le : 21/08/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Risquer sa vie pour un morceau de papier ? Pietro, un jeune paysan de douze ans, a bien d'autres soucis au hameau de La Bourbe : difficile de manger à sa faim lorsque l'on est si pauvre ! Pourtant, quand un certain dimanche d'automne il croise la route d'un mystérieux étudiant franc, sa vie bascule. À sa suite, il va être entraîné dans une aventure pleine de rebondissements. Des couvents de Rome au Vatican, le jeune homme devra faire preuve d'intelligence et de ruse pour faire face à de puissants ennemis. Mais le jeu en vaut la chandelle car ce petit morceau de papier renferme un trésor : la clé d'une découverte scientifique importante et d'un nouveau destin pour Pietro...





  • Les premières lignes

En l'an 1582, moi, Pietro de La Bourbe, du nom du hameau où je suis né, j'avais douze ans. Je travaillais dur, du lever du jour au coucher du soleil. La vie était rude pour nous autres, les serfs, et la nourriture était maigre tout au long de l'année. J'avais rarement la panse pleine. Mes parents étaient de braves gens. Après ma journée de travail, ils me laissaient courir les collines pour ramasser des plantes et des herbes aromatiques. J'allais les vendre au marché le dimanche à Rome. Je partais matin, bien avant les feux du jour, et j'arrivais en ville quelques heures plus tard, les jambes endolories. Mais j'étais payé de mon effort. Autour de moi, c'était un tourbillon d'étoffes chatoyantes et de rires. J'emplissais mes oreilles des discours des beaux messieurs et des belles dames, et mon escarcelle de quelques pièces de nickel. Je les échangeais avant de rentrer contre un peu de lard pour la soupe et du suif pour ma chandelle. À la nuit tombée, je m'échappais du côté des remises à outils et, à la lueur de cette lumière secrète, je tentais de graver sur une pierre quelques-unes des belles paroles que j'avais entendues. Mon père me prit une fois à ce jeu et me rossa sévèrement.


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