Auteur : Paul Couturiau
Date de saisie : 04/09/2008
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Presses de la Cité, Paris, France
Collection : Grands romans
Prix : 21.00 € / 137.75 F
ISBN : 978-2-258-07456-9
GENCOD : 9782258074569
Sorti le : 04/09/2008
A travers le destin d'êtres tourmentés, Cent Ans avant de nous séparer révèle comment la France s'est peu à peu engagée dans l'aventure indochinoise à la fin du XVIIIe siècle.
1789. Deux frères que tout oppose, hormis le goût de l'aventure, s'enrôlent dans la révolution de Cochinchine. L'un, le père Olivier de Clairmont, est plus empressé à séduire les belles qu'à convertir les païens. A Saigon, une voyante lui prédit pourtant qu'une femme lui apportera la rédemption. L'autre, Gabriel, capitaine de corvette, participe activement avec quelques Français à la reconquête du pays pour le compte du roi Nguyên Anh.
Mais la fin de la guerre ne marque pas pour autant le retour de la paix intérieure. Au sein même du palais, des dissensions annoncent les troubles à venir. Dans le coeur des deux frères, une envoûtante musicienne aveugle a déjà semé le trouble...
Cent Ans avant de nous séparer est un sublime hommage à la terre, à la culture, aux coutumes séculaires et aux hommes d'un pays appelé aujourd'hui le Vietnam.
Paul Couturiau vit actuellement à Hanoi, dans le nord du Vietnam. Passionné par ce pays dont il a adopté les coutumes, il l'a évoqué à travers plusieurs époques : le XIXe siècle avec Les Amants du fleuve Rouge ; les années 1950 avec L'Inconnue de Saigon ; la période actuelle avec Paradis perdu. Avec ce nouveau roman, Paul Couturiau retrace les débuts de l'épopée française en Indochine.
Extrait du prologue :
Bien Hoa, juin 1789
- Mère, c'est quoi, la paix ?
La jeune femme à qui s'adressait la question demeura comme pétrifiée. Sa main, qui tenait la fine aiguille recouverte de chaux éteinte, s'arrêta quelques centimètres au-dessus de l'épaule de son fils. Ses yeux surveillaient avec inquiétude la réaction de l'homme au port altier qui venait de pénétrer dans la chambre dépouillée où elle soignait l'enfant.
L'émotion de Pham Tarn Giang était si vive qu'elle en avait presque oublié de se prosterner devant le roi Nguyên Anh. Lorsqu'elle releva la tête, son souverain lui adressa un sourire qui se voulait apaisant, mais qui ne la rassura pas le moins du monde. Il s'approcha de la natte sur laquelle reposait son protégé, se baissa et entreprit d'examiner avec une attention quasi paternelle le torse du jeune Quang.
- J'ai appris qu'un essaim de guêpes t'avait attaqué, dit-il. Je suis venu aussitôt.
Se tournant vers la jeune femme, il ajouta :
- Continue de lui dispenser tes soins, Giang. Il faut soulager au plus tôt les souffrances de ce courageux garçon.
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