Main basse sur l'école publique / Passion du livre

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.. Main basse sur l'école publique

Couverture du livre Main basse sur l'école publique

Auteur : Muriel Fitoussi | Eddy Khaldi

Date de saisie : 25/08/2008

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Demopolis, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-35457-011-8

GENCOD : 9782354570118

Sorti le : 25/08/2008

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  • La présentation de l'éditeur

Abandon de la carte scolaire, nouveaux programmes, conces­sions sur la mixité, suppression de postes d'enseignants, multiplication des établissements privés... Xavier Darcos agit vite et sur tous les fronts. Quel sens donner à ces mesures engagées tous azimuts ? Sous prétexte de liberté de l'enseignement, le gouvernement cherche-t-il à mettre en place une privatisation de l'école pu­blique ?
Cette enquête révèle que les récentes réformes, en apparence éparses et dissociées, s'inspirent d'une stratégie éla­borée par certaines associa­tions catholiques ou libérales comme SOS Éducation. La rentrée 2008 sonnera-t-elle le glas de l'école publique et laïque ?

EDDY KHALDI, enseignant, a publié de nombreux articles sur la laïcité et l'enseignement, sujets sur lesquels il travaille depuis vingt-cinq ans.

MURIEL FITOUSSI. journaliste, a mené des enquêtes pour Les Dossiers du Canard enchaîné, Libération, Paris Obs... Elle a publié en 2007 Femmes au pouvoir, femmes de pouvoir.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction :

Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur.
Nicolas Sarkozy

Le président de la République est dépositaire de la laïcité, fondement de notre Constitution, et gardien de l'une des plus précieuses de nos institutions : l'école de tous les Français, gratuite, laïque et obligatoire, garante des valeurs universelles et humanistes dont l'État républicain se réclame. L'un de ces généreux principes, et non des moindres, est l'égal accès de tous à l'éducation et à l'instruction, par-delà les inégalités sociales et les convictions particulières des uns et des autres.
Or aujourd'hui, la critique légitime adressée à une école qui, en prise directe avec les maux et la violence de la société, peine à atteindre ses nobles idéaux, tourne au lynchage. L'école publique serait donc une «fabrique de crétins», accusée d'entretenir le chaos pédagogique, l'insécurité et le chômage. Aussi, Nicolas Sarkozy, depuis son arrivée à l'Elysée, a-t-il beau jeu d'en faire une cible de premier choix, au sein du vaste programme qui est celui de son gouvernement : le démantèlement du secteur public.
Le président s'implique ainsi de façon étonnamment directe dans la politique scolaire menée par son gouvernement. Jamais un chef de l'État ne s'était immiscé avec autant d'insistance dans les salles de classe, dans l'esprit des élèves, et dans les programmes et la feuille de route des enseignants. La pléthore de décisions claironnées de l'Elysée depuis son élection lui a donné l'occasion d'imposer dans l'agenda médiatique une authentique révolution libérale dans l'Éducation nationale.


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