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Architecture = durable : 30 architectes, 30 projets en Ile-de-France : exposition, juin 2008, pavillon de l'Arsenal

Couverture du livre Architecture = durable : 30 architectes, 30 projets en Ile-de-France : exposition, juin 2008, pavillon de l'Arsenal

Auteur : Jacques Ferrier

Préface : Anne Hidalgo

Date de saisie : 22/07/2008

Genre : Architecture

Editeur : Picard, Paris, France

Prix : 38.00 € / 249.26 F

ISBN : 978-2-7084-0829-6

GENCOD : 9782708408296

Sorti le : 24/06/2008


  • La présentation de l'éditeur

L'architecture pour une "société durable" est une formidable opportunité de renouvellement de l'architecture et de sa place dans la société, l'occasion de mettre à contribution des technologies et des matériaux nouveaux, de s'inscrire dans des enjeux économiques et planétaires, et d'explorer, en ce début de siècle, une esthétique inédite.

"Architecture = durable" présente 30 projets emblématiques franciliens illustrant cette ambition : de la tour Phare de Thom Mayne à l'école
«énergie zéro» de TVK, de la Philharmonie de Paris de Jean Nouvel à la réhabilitation de la halle Pajol par Françoise-Hélène Jourda. Chaque architecte présente, décrypte et analyse son bâtiment. Autant d'attitudes face à l'architecture durable, qui offrent à chacun une vision du futur de la métropole parisienne.

Au regard de ces témoignages, l'ouvrage rassemble un panorama européen de 80 bâtiments illustrant une démarche environnementale et les contributions d'Alexander Tzonis (professeur de théorie de l'architecture et directeur du Design Knowledge System à l'Université de Delft), d'Alain Maugard (président du CSTB) et des architectes et ingénieurs Pascal Gontier, Raphaël Ménard et Franck Boutté, spécialistes des questions HQE.





  • Les premières lignes

Architecture pour une société durable

Jacques Ferrier, architecte

Aujourd'hui, l'environnement est un sujet de préoccupation omniprésent. De l'inquiétude légitime par rapport à l'épuisement des ressources de la planète à l'argumentaire vertueux et politiquement correct qui accompagne les messages marketing destinés à vendre une nouvelle voiture ou un nouveau shampoing, tous les discours se doivent désormais d'être «green compatible». L'architecture, visage culturel de l'industrie de la construction qui, prise dans son ensemble, entre pour environ un tiers dans les divers marqueurs de la dégradation de l'environnement - pollution, matériaux, énergie, gaz à effet de serre - n'échappe pas à une remise en question.
Quel est l'impact réel sur la production urbaine et archi­tecturale de ce qui ressemble de plus en plus à un engouement planétaire pour une remise en cause tous azimuts de la technicité ?
A la vogue de l'environnemental correct répond une normalisation galopante des façons de construire. Certains s'effraient ajuste titre du poids de réglementations nouvelles, chaque jour plus nombreuses et qui, pour être bien intentionnées, ne risquent pas moins de devenir rapidement paralysantes, alors que d'autres font subir un opportun lifting environnemental à leurs projets, caution cosmétique permettant au capitalisme immobilier et à ses marchés gigantesques de prospérer : «business as usual» mais «green business». Dans tous les cas, c'est une période de changement profond qui commence quant à la façon de penser l'urbanisme et l'architecture dans un monde où plus de la moitié de la population vit dons des villes, nombre d'entre elles comptant plus de dix millions d'habitants. Au sein de ce cycle de changement, la question du positionnement de l'architecture me paraît centrale et aller bien au-delà des modes ou de tout opportunisme. Il ne s'agit ni de se conformer à une quelconque pression moralisatrice, ni d'abandonner la liberté de l'architecture d'auteur aux nouveaux gourous de la technicité vertueuse. Je ne parlerai pas d'ailleurs ici d'architecture durable : tout adjectif ajouté au mot architecture le diminue. Il n'y a pas de sous-famille, pas de genre «environnemental» en architecture : l'architecture est ou n'est pas. Au nom des meilleures intentions du monde, il serait faux et dangereux de vouloir délimiter une spécialisation architecturale. Ce qui est intéressant aujourd'hui, ce sont le renouveau des questionnements urbains et architecturaux, l'évolution vers plus de transversalité dans la manière de concevoir les projets et les opportunités offertes aux architectes de pouvoir contribuer à la qualité de vie de la société urbaine.


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