Passion du livre - tout sur le livre : L'incendie du Chiado

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

L'incendie du Chiado

Couverture du livre L'incendie du Chiado

Auteur : François Vallejo

Date de saisie : 02/10/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : V. Hamy, Paris, France

Prix : 18.50 € / 121.35 F

ISBN : 978-2-87858-283-3

GENCOD : 9782878582833

Sorti le : 20/08/2008


  • La présentation de l'éditeur

Le 25 août 1988, s'embrasait le Chiado, le quartier historique de Lisbonne la magnifique. De la fenêtre de son hôtel, François Vallejo fut l'un des premiers à entendre le grondement des flammes, à voir le ciel se métamorphoser, à sentir les couleurs de l'incendie, le rouge, le jaune... grimper à toute allure les étages des magasins.
Cette image s'est fortement imprimée dans son regard, dans son esprit.
Vingt ans plus tard, il restitue des sensations, des émotions par le biais de cinq personnes - quatre hommes et une femme - qui refusent d'évacuer les lieux, pour s'enfoncer dans les décombres et les cendres de ce lieu magique, historique, tant par ses magasins tout en boiseries, que par ses cafés où se réunissait la fine fleur de l'intelligensia lisboète (notamment le café A Brasileira, qu'aimait tant le poète Fernando Pessoa).
Pendant cinq jours, quatre protagonistes dont on ne sait rien, vont se rencontrer, s'observer, s'opposer, se cacher, abandonner un peu de leur «humanité». Jusqu'à ce qu'apparaisse un cinquième personnage, Juvenal Ferreira, figure mystérieuse et inquiétante, qui prend un tel ascendant sur ses «amis» qu'il parvient à leur faire avouer les raisons profondes, inconscientes même, pour lesquelles ils ont eu besoin de passer une frontière, de passer clandestinement les barrières de sécurité, de se mettre, en quelque sorte, en «marge» de la société.
Ce groupe ne sortira pas indemne de l'aventure, pour ceux qui en sortiront.
François Vallejo décrit avec délice la façon dont une certaine sauvagerie s'emparent de ses héros, comment la faim, la soif, la peur les modifient, les révèlent. Le crescendo est rythmé par la lumière du jour, où ils peuvent se voir, et l'obscurité de la nuit, - totale, puisqu'il n'y a pas d'électricité - où chacun se laisse aller... et manipuler.

François Vallejo est né au Mans en 1960.
Il enseigne les lettres classiques et habite le Havre, ville qui a servi de cadre à son premier roman, Vacarme dans la salle de bal, paru en septembre 1998.
Ont suivi : Pirouettes dans les ténèbres
Madame Angeloso (Prix France Télévision 2001) qui vient de paraître en collection bIs
Groom (Prix des Libraires 2004, Prix Culture et Bibliothèques pour tous 2004)
Le Voyage des grands hommes (Prix Pierre Mac Orlan 2005, Prix Roman du Var 2005, Prix de l'Académie du Maine 2005)
Ouest (Prix Giono et Prix du Livre Inter 2007), qui vient de paraître en Points Seuil et qui est en trente-cinquième position des meilleures ventes GFK deux semaines après sa sortie.





  • La revue de presse Agnès Séverin - Le Figaro du 1er octobre 2008

Spectateur involontaire de l'incendie qui embrasa le quartier du Chiado à Lisbonne en 1988, le romancier a tiré de ses souvenirs un huis clos d'une noirceur sans faille...
Règlements de comptes et renversement d'alliances, obsessions troubles et jeux de séduction, les rapports humains se dérèglent à la vitesse d'un feu qui se propage. La situation souvent leur échappe, donnant lieu à quelques scènes cocasses...
Une poésie du désastre intacte, qui joue habilement des clairs-obscurs et des changements de perspective.


  • La revue de presse Jean-Claude Raspiengeas - La Croix du 17 septembre 2008

Comme dans Ouest, son précédent roman (prix du Livre Inter et prix Giono), ce nouveau livre de François Vallejo plonge, peu à peu, le lecteur dans un univers étouffant, un climat inquiétant, au coeur d'une mécanique mentale implacable dont les raisonnements dérivent lentement. Avec des phrases alignées comme des soliloques parallèles où chaque personnage s'enferre dans ses déductions et ses stratégies d'évitement, tout en cherchant la sortie pour fuir l'asphyxie mentale.François Vallejo excelle à ce jeu d'échecs psychique où chacun cherche à vaincre les résistances de l'autre, à le percer à jour, à le débusquer, à lui faire cracher ses vérités intimes.


  • La revue de presse Claire Julliard - Le Nouvel Observateur du 11 septembre 2008

Dans une production littéraire souvent autocentrée, les flamboyants romans de François Vallejo tranchent. Ses livres sont construits, structurés, charpentés, son style est affûté, racé. Cet écrivain possède surtout l'art de créer des personnages détonants. Le plus fascinant est Juvenal Ferreira. A travers ce deus ex machina de l'histoire, François Vallejo s'attache, comme dans «Ouest», à débusquer la sauvagerie de l'être humain placé dans des conditions extrêmes. L'inquiétude va crescendo au fil de ce récit intense qui invite à reconsidérer la vérité des individus dès lors que leur vernis de civilisé se fissure et cède.


  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 5 septembre 2008

François Vallejo n'aime pas se répéter. Dans ses romans, il voyage dans les lieux et les époques. Ainsi, Le Voyage des grands hommes (2005) (1) est une invitation à suivre, dans l'Italie du XVIIIe siècle, Diderot, Grimm, Rousseau et un valet. Ouest (2006), qui lui a valu le prix du livre Inter, se passe au milieu du XIXe siècle. L'Incendie du Chiado, son septième roman, revient au XX e siècle, très précisément en août 1988, quand tout un quartier de Lisbonne, le Chiado, a brûlé. Mais il y a une constante chez Vallejo : l'intérêt pour des personnages décalés, déplacés, qui ont des comptes à régler avec eux-mêmes, avec leur biographie, avec leur statut social. Dans les décombres du Chiado, on assiste à un étonnant huis clos de cinq jours, à cinq personnages, à une entreprise terrible de dévoilement et de vérité, où personne n'est vraiment ce qu'il prétend être.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli