Passion du livre - tout sur le livre : Les jeux de l'eau, de l'homme et de la nature : miroirs franco-québécois

Recherche

Recherche simple
Recherche multi-critères

Les jeux de l'eau, de l'homme et de la nature : miroirs franco-québécois

Couverture du livre Les jeux de l'eau, de l'homme et de la nature : miroirs franco-québécois

Auteur : Hana Aubry

Date de saisie : 01/07/2008

Genre : Sciences humaines et sociales

Editeur : La Dispute, Paris, France

Collection : Tout autour de l'eau, n° 2

Prix : 10.00 € / 65.60 F

ISBN : 978-2-84303-158-8

GENCOD : 9782843031588

Sorti le : 26/06/2008


  • La présentation de l'éditeur

Le jeu, c'est en même temps l'agencement et le mouvement des choses et des êtres, et l'écart toujours qui demeure entre eux. Ce deuxième volume de la collection «tout autour de l'eau», à l'occasion dune com­paraison entre fleuves, Saint-Laurent et Seine, voudrait donner à com­prendre les rapports aujourd'hui dessinés par l'eau entre l'homme et la nature.
Formation et formes historiques des rivières et de leurs bassins versants, boire et manger de l'homme, construction, destruction et reconstruction des cours d'eau, représentations des paysages et de la place de l'humain dans la nature, rationalité des risques et limites de l'hominisation de la nature, apprentissage d'une nouvelle citoyenneté de l'eau, nouveau jeu gagnant entre civilisation et nature autour de l'eau, autant de questions qui sont traitées par d'éminents spécialistes, québécois et français, pour un large public.
Ainsi, au fil des pages, apparaît l'importance de la responsabilité de l'espèce humaine, de son action et de sa pensée, et de la pensée de son action, dans les figures actuelles de ce jeu dangereux certes, mais aussi passionnant, où vivre ensemble nous sera peut-être permis par une nouvelle relation à l'eau.

Thérèse Baribeau, Mario Bédard,
Augustin Berque, Gilles Billen,
Dolorès Contré Migwans, Henri Dorion,
Denis Duclos, Sylvie Paquerot, Jacques Perreux

Ouvrage coordonné par Hana Aubry

Préface Olivier Meïer





  • Les premières lignes

Quand l'eau réconcilie l'homme et la nature
Olivier Meïer

Le jeu, c'est à la fois le mouvement et les formes que peuvent prendre les rapports entre les fleuves et les êtres. C'est aussi l'incertitude de ces rapports, leur perpétuelle inadéquation dont le mot dit aussi qu'on ne peut s'en contenter.
Ce livre est né de conférences sur l'eau organisées dans le cadre de l'Université populaire de l'eau et du développement durable. Cette initiative, que le Département du Val-de-Marne a imaginée pour favoriser l'appropriation des enjeux de l'eau par le grand public était placée en 2007 sous le signe de la coopération franco-québécoise. Il s'agissait de confronter, sur les principales questions qui font son actualité, des regards français et québécois sur l'eau, instruits par l'action de terrain ou par la recherche scientifique. C'était une façon de faire écho au festival de l'Oh ! qui l'été suivant allait accueillir le fleuve Saint-Laurent comme invité d'honneur.
Les aspects qui y sont abordés balayent ainsi un spectre aussi large que possible du champ de l'eau et du développement durable : il y est question de l'histoire humaine de deux fleuves à haute teneur civilisationnelle, la Seine et le Saint-Laurent, des bouleversements climatiques, de la sensibilité aux risques, des paysages et du cadre de vie, de l'éducation à l'environnement et des engagements citoyens... sans autre parti pris que celui de la mise en regard d'expériences et d'observations acquises sur des terrains que sépare l'océan atlantique mais qui ne sont au fond pas si éloignés que ça.
Pourtant, au fil de ces conférences - et ces pages en témoignent - une problématique s'est imposée comme un fil rouge : celle du rapport de l'homme à la nature. Avec l'eau, qui toujours est au noeud de cette relation, qui en est plus que la source : le témoin.
Bien sûr, mille et un sujets distinguent le Québec de la France : la démographie n'est pas la même, le rapport à l'espace, les poids respectifs du rural et de l'urbain, les structures mêmes des univers urbains, la présence de cultures autochtones antérieures - d'une certaine façon toujours vivantes - et ce qu'elles portent de vision sacrée de l'eau... Au Québec, le service de l'eau est public et gratuit, quand il est en France payant et dans une large mesure privatisé. Les prélèvements à la source y sont libres quand ils sont en France étroitement réglementés, nous y connaissons des cultures de la modernité assez semblables, mais le rapport à la nature ne s'y est pas estompé de la même façon, et nos «enjeux de reconquêtes» ne peuvent s'exprimer à l'identique.
Ces regards croisés apportent finalement un relief à nos spécificités respectives dans nos rapports à l'eau, mais surtout nous permettent d'approfondir les ressorts complexes des constructions par lesquelles l'homme gère sa relation à la nature.


Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli