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La chimère des Fouquet

Couverture du livre La chimère des Fouquet

Auteur : Jean Broutin

Date de saisie : 28/06/2008

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Sud-Ouest, Bordeaux, France

Collection : Terres d'histoires

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-87901-898-0

GENCOD : 9782879018980

Sorti le : 28/05/2008


  • La présentation de l'éditeur

De Nicolas Fouquet dans la France de Louis XIV au Minervois du XIVe siècle, une plongée dans les arcanes mystérieux de l'abbaye de Caunes et du trésor perdu des Cathares.

Quelle a été la véritable faute de Nicolas Fouquet, surintendant du royaume, propriétaire de Vaux-le-Vicomte, richissime, jalousé, et finalement renié par Louis XIV ?

Bernardin François Fouquet, son descendant, est en possession d'un secret où se mêlent l'astrologie et les sciences occultes, les véritables origines familiales du roi Soleil et la vie cachée de Léonard de Vinci initié à la Science philosophale, l'énigmatique famille occitane d'A Niort, farouche défenseur des hérétiques albigeois et un étrange manuscrit racontant l'histoire de Béranger de Prato.

Et le secret semble avoir sa source dans l'abbaye de Caunes vers le début du XIVe siècle...

Jean Broutin est l'auteur de plusieurs romans, notamment autour des cathares, Les Cathares ou le Baiser de lumière (1986) ou Les Cathares ou la flèche de vie (1988).



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  • Les premières lignes

BERNARDIN-FRANÇOIS

«Parce qu'on a vu souvent d'assez médiocres familles s'élever tout d'un coup à une opulence que le négoce ne pouvait pas produire si subitement.»

Montfaucon de Villars
Le Comte de Gabalis

C'était, véritablement, un grand jour pour Bernardin-François Fouquet de la Bouchefollière.
A la réflexion (et la réflexion ne lui était venue que récemment) toute cette histoire, naturellement irrationnelle, lui paraissait à présent parfaitement magique.

D'abord, il y avait eu le séisme.
Le 5 septembre 1661, de triste mémoire, l'astre de la famille s'était éteint. Son attraction et son lustre étaient tels alors que beaucoup en France et même fort loin des frontières refusèrent d'y accorder crédit. Pourtant cet astre que personne n'aurait songé voir un jour simplement obscurci, était disparu soudain, en une heure peut-être, comme sous le boisseau d'un titan.
C'en était fini aucun n'en doutait, de la puissante lignée des Fouquet, de vague extraction certes, mais dont les branches directes et collatérales avaient insensiblement investi sous l'égide du flamboyant Nicolas tous les rouages de l'Etat.
Beaucoup naturellement s'étaient empressés de gloser sur l'ar­rogante devise qu'avait cru bon d'affubler ses armoiries le fringant ancêtre, François IV, quand le vent pour le clan commençait de souffler en poupe : «Quo non ascendet ?» avait-on soudain lu sous l'écureuil éponyme... Jusqu'où ne montera-t-il pas ?
Beaucoup aussi comme c'est naturel, avaient participé à la curée, et là où celui que l'on nommerait bientôt Roi-Soleil et qui se targuait désormais de régner sans partage, avait parfois retenu son bras, d'autres bien moins puissants mais hélas sans vergogne aucune et sans frein s'étaient déchaînés.
Ce furent les années noires, qu'heureusement Bernardin-François lui-même n'avait pas connues.


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