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La petite fille en haut de l'escalier

Couverture du livre La petite fille en haut de l'escalier

Auteur : Judith Kelman

Traducteur : Valérie Bourgeois

Date de saisie : 28/06/2008

Genre : Policiers

Editeur : Payot, Paris, France

Collection : Payot suspense

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-228-90322-6

GENCOD : 9782228903226

Sorti le : 04/06/2008


  • La présentation de l'éditeur

Quand la vie d'une jeune mère vire au cauchemar... Un roman noir psychologique, tendre et bouleversant.

Emma Colten, jeune artiste new-yorkaise, est une femme comblée. Son mari Sam, un brillant chirurgien, l'adore, tout comme son merveilleux petit garçon Tyler. Et elle attend son deuxième enfant.
Quand l'éminent Dr Malik et sa famille emménagent au-dessus de chez eux, Emma va commencer sa descente aux enfers...
Quels sont ces cris de fillette étranges, venus d'en haut, qui résonnent au coeur de la nuit ? Est-ce cela qui perturbe Tyler au point de rendre son comportement si inquiétant ? Et pourquoi Sam devient-il soudain si froid et distant ? Est-ce lié à la présence de Suzanne, la belle assistante du Dr Malik ? Alors que l'existence sereine d'Emma se lézarde peu à peu, un drame brutal va tout faire voter en éclats...

Avec plusieurs millions de livres publiés dans le monde, Judith Kelman s'est imposée parmi les meilleurs auteurs de suspense psychologique. Elle vit à New York.

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Valérie Bourgeois.



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  • Les premières lignes

À travers un interstice entre les stores, j'observai nos nouveaux voisins emménager chez eux avec une bombe à retardement de vingt-cinq kilos et d'un mètre vingt. L'explosif avait habilement pris la forme d'une petite fille de sept ou huit ans, toute menue, avec de beaux cheveux et une mine revêche.
Sous le soleil brûlant, sa peau pâle paraissait presque transparente et ses yeux n'étaient plus que deux fentes douloureuses. Une robe bleu marine très sage battait contre ses mollets, au-dessus de chaussettes hautes en dentelle et de ballerines en cuir verni noir. La fillette suivait le bord des grandes dalles du trottoir en regardant bien où elle posait les pieds, comme si ses chaussures étaient trop rigides pour lui laisser une entière liberté de mouvement.
Je lui trouvai l'air inquiet, à l'image de ces enfants effrayés par un déménagement. Lorsque j'avais dix ans, le travail de mon père nous avait obligés à quitter Oceanside, sur l'île de Long Island, pour la planète lointaine que représentait à mes yeux Los Angeles. Je me souvenais encore très bien de la peur qui m'avait noué le ventre au moment où nous avions remonté l'allée gravillonnée et creusée d'ornières de notre nouvelle maison. Est-ce que j'arriverais à la cheville des autres enfants à l'école ? M'en voudraient-ils de ne pas être une star de ciné riche et blonde ? Et même s'ils m'acceptaient, pourrais-je jamais espérer me sentir chez moi dans un tel endroit ? Aux informations, j'avais vu des images atroces de brouillard étouffant, de glissements de terrain, d'incendies et de tremblements de terre. Je m'imaginais que le soleil tombait chaque soir dans les eaux rugissantes du Pacifique, faisant bouillir la mer avec le sifflement menaçant d'une cigarette que l'on écrase.


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