Auteur : Franck Médioni | Martial Solal
Date de saisie : 20/06/2008
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Collection : Musique
Prix : 18.80 € / 123.32 F
ISBN : 978-2-7427-7618-4
GENCOD : 9782742776184
Sorti le : 11/06/2008
«La personnalité de Martial Solal s'est révélée de bonne heure. Au fil des pages de ce livre, on verra se dessiner le portrait d'un jeune musicien exigeant et lucide. Exigeant envers lui-même : s'il accepte les influences - mieux : s'il les revendique -, il se garde de copier qui que ce soit. Lucide : il voit bien qu'autour de lui, hormis Django Reinhardt, on joue " à la manière de ", et, pour ne pas donner dans ce travers, il s'interdit d'écouter les disques. Quant à la musique commerciale, qu'on appelle parfois populaire, mais qu'il qualifie plus judicieusement de " musiquette ", il la déteste, comme il déteste les faiseurs et les frimeurs. En revanche, il ne cache pas sa fierté d'avoir partagé le podium avec un Lester Young, un Lee Konitz ou un Dizzy Gillespie. Avec le regret d'une absence, celle de Charlie Parker, son dieu...»
André Hodeir, extrait de la préface.
Martial Solal, né en 1927, est pianiste. Selon Alain Gerber, il est «l'un des plus grands musiciens du monde, tous styles, tous genres et toutes cultures confondus». Solal a «stupéfié» Sviatoslav Richter, ébloui Duke Ellington par «sa sensibilité, sa fraîcheur, sa créativité et une technique extraordinaire», et Bill Evans le plaçait «au premier rang des pianistes de jazz». Egalement compositeur, notamment pour le grand orchestre et pour le cinéma, il a collaboré avec Jean-Luc Godard pour A bout de souffle ou avec Orson Welles pour Le Procès.
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Martial Solal ne bavarde pas. Il raconte sa vie de musicien, de pianiste de jazz et de compositeur de pièces ambitieuses avec une concision qui n'étonnera pas les familiers de son oeuvre. Sur son métier, la composition, l'improvisation, son enfance, son rapport au judaïsme, il se confie, avec pudeur et franchise. A 80 ans, il ne paraît pas près d'arrêter de creuser le sillon qu'il s'est choisi, jalonné de rencontres avec le gratin du jazz...
Son autobiographie lui ressemble. Chronologique pour moitié, plus thématique dans sa seconde partie, Ma vie sur un tabouret commence par l'enfance algéroise de Solal...
Travailleur acharné - lire la description des exercices pianistiques auxquels il s'astreint quotidiennement -, Martial Solal n'en termine pas moins, il fallait s'y attendre avec lui, avec un pied de nez : "Malgré tout, je me considère comme éternellement en vacances." Que de légèreté, pour un musicien aussi dense.
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