Auteur : Paul Lombard
Date de saisie : 03/07/2008
Editeur : Plon, Paris, France
Collection : Dictionnaire amoureux
Prix : 23.90 € / 156.77 F
ISBN : 978-2-259-20362-3
GENCOD : 9782259203623
Sorti le : 12/06/2008
L'auteur a pris le prétexte d'une grande ville pour évoquer son histoire, ses histoires, son humour. Marseille, la plus ancienne des cités françaises, fut longtemps la plus peuplée, la plus riche. Mythique, légendaire, ensorcelante, bruyante, forte du pouvoir de la mer, cette ville, porte de l'Orient, vivante, multiple, défie le temps. Elle accueille tous les passagers du monde, absorbe toutes les influences. C'est dans le métissage culturel et ses mutations que Paul Lombard nous raconte les légendes et les histoires de cette ville à nulle autre pareille. Son ouvrage est aussi un recueil de mémoires éclatés, kaléidoscope d'anecdotes, d'ambiance et d'accents. Le ciel, le Vieux-Port, la Canebière, la Bonne Mère, l'Estaque, l'Alcazar, la bouillabaisse, la Pastorale, mais aussi les grands noms de la littérature nés à Marseille ou fascinés par elle. Franchissant souvent la frontière entre le dictionnaire et l'autobiographie, Paul Lombard met en scène les personnages qui éclairent le livre de leurs cultures et de leurs humeurs. Vous y rencontrerez César, Daumier, Stendhal, Balzac, Pagnol, Gaston Defferre et beaucoup d'autres. C'est une déclaration d'amour d'un Marseillais, émigré à Paris, à la ville de son enfance.
Paul Lombard, l'avocat des grandes causes aussi bien civiles que pénales, a publié de nombreux ouvrages qui font de lui un des témoins privilégiés de notre temps. Il a publié chez Plon Un petit monde, Ma vérité sur le mensonge et Le Procès de la justice. En 1986, il a reçu le prix Femina de l'Essai.
Dessins d'Alain Bouldouyre
L'avocat, qui a gommé son accent de ses plaidoiries, le retrouve ici pour chanter odeurs et saveurs, bruits et couleurs de cette cité singulière accrochée comme une breloque baroque au ventre de la France...
La lettre Z nous épargne Zidane au profit du jeune Zola des «Mystères de Marseille». César n'est pas patron de bar ici, mais sculpteur natif de la Belle-de-Mai, et Marius, le consul romain qui écrasa les Teutons. Au besoin, l'avocat se mue en procureur, chassant la houppette sanglante d'Adolphe Thiers de son dictionnaire pour mieux célébrer celui qu'il fit assassiner : le chef de la Commune marseillaise et «avocat des pauvres», Gaston Crémieux.
Que serait Marseille si elle n'était peuplée de Marseillais ? Il lui manquerait les rires. Elle n'aurait pas cette force et ce charme. Les Marseillais sont tous des enfants de la mer. Elle ondoie dans leur regard. Quand on entre dedans, on y voit des barques, des voiliers, des cargos. Ils viennent de tous les horizons. C'est pourquoi ce «Dictionnaire amoureux de Marseille» répand, dès qu'on l'ouvre, une puissante odeur de sel et d'embruns. Sans oublier l'ail, cela va de soi, car, ici, on en met partout, jusque dans l'accent. Me Paul Lombard, Marseillais cent pour cent, «travailleur immigré» à Paris, nous emmène en voyage, dans les âges, dans les criques et dans les livres...
Car Marseille est bien plus qu'une ville ou même une capitale. C'est un continent avec son parler, ses coutumes et son Histoire. A plus de deux mille ans, la cité phocéenne peut se permettre de regarder de haut le reste de la France, qui la toise si souvent, avec des airs de roulade qui s'en croit.
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