Auteur : Luc Fivet
Date de saisie : 10/06/2008
Genre : Policiers
Editeur : Fayard, Paris, France
Collection : Littérature française
Prix : 23.00 € / 150.87 F
ISBN : 978-2-213-63379-4
GENCOD : 9782213633794
Sorti le : 04/06/2008
Alors qu'on annonce son retour triomphal, le virtuose Rémy Bonsecours, spécialiste de Mozart, meurt foudroyé sur la scène de la Salle Pleyel.
Denis Augain, journaliste au Monde de la musique, est chargé, en tant que témoin privilégié du drame, de réaliser un grand reportage sur la vie de ce pianiste excentrique et génial.
En dénichant un rébus musical laissé par Bonsecours dans une touche de son piano, il va réveiller une des plus grandes énigmes de l'histoire : la mort, en pleine force de l'âge, de Wolfgang Amadeus Mozart, dont la dernière oeuvre, le Requiem, est restée inachevée.
Secondé par la tempétueuse flûtiste Laura Klugh, Denis Augain se demande bientôt si quelqu'un, à l'époque, n'aurait pas eu intérêt à ce que le Requiem ne trouve pas de fin.
Pour en avoir le coeur net, les deux jeunes gens partent, à travers l'Europe, sur les traces de l'enfant prodige. Mais un tueur est tapi dans l'ombre et une course poursuite s'engage, de Paris à Venise, en passant par Londres et par Vienne.
Musicien féru d'histoire, Luc Fivet revisite, au fil d'une intrigue captivante, le grand répertoire de la musique classique et les lieux qui l'ont vue naître. Aux côtés de Vivaldi, Bach, Haydn et Beethoven, il pose une question restée en suspens : qui a tué Mozart ?
L'orchestre s'est levé d'un bond et le petit homme a fait son apparition dans le faisceau de lumière. Une seconde plus tard, l'univers explosait. Une cascade d'applaudissements, d'exhortations, de larmes et de cris déferlait du balcon jusqu'au parterre, pour s'unir dans un océan de Bruit. Le public appelait son maître, l'implorait, lui faisait allégeance.
Accoutré de son habit trop large pour ses épaules voûtées, le soliste a traversé la scène, sans un regard pour l'assistance, et s'est assis devant le Bösendorfer Impérial. Ses cheveux avaient blanchi, il avait pris un peu de ventre aussi, mais son visage n'avait rien perdu de sa légendaire gravité. Les gens n'en finissaient plus de l'acclamer, grisés de leur propre ivresse.
A ma droite, une bourgeoise en vison hurlait des chapelets de «Bravoooo» en battant des mains. Indifférent au vacarme, le pianiste a disposé derrière lui les basques de sa queue-de-pie, prélevé la serviette blanche posée sur le tabouret et s'est essuyé lentement le visage. Ce geste rituel a été salué par une gigantesque ovation. Oui, c'était bien lui. Le miracle se réalisait après quinze années d'absence : Rémy Bonsecours était de retour parmi nous.
Copyright : Studio 108 2004-2008 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli